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 Let me sink. [Mikael]

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MessageSujet: Let me sink. [Mikael]   Mar 31 Oct - 13:21

Let me sink.
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Mikael and Acacio

Une nouvelle soirée, une nouvelle journée qui se termine. Comme toujours, j’ai trop bu, beaucoup trop bu. Dehors, il drache, pourtant, j’ai décidé de ne pas prendre ma voiture pour rentrer. Je ne suis pas complètement cinglé, du moins, pas encore. Ma vie m’importe peu, mais celles des innocents, non. Je mérite de crever et ce, pour plusieurs raisons, mais eux, disons qu’ils ne méritent pas que je sois leur bourreau. Alors oui, je marche, le visage dégoulinant, les vêtements trempés. Une bouteille à la main, ma tendre et douce meilleure amie. Cette photo, elle me hante. Je suis papa…Putain, je suis papa d’un gosse d’un peu plus d’un an, enfin, je crois, je sais pas…Alexandre, son prénom, c’est tout ce que je sais de lui. Comment a-t-elle osé m’infliger ça ? Comment a-t-elle osé m’envoyer une photo avec juste quelques mots griffonnés, elle qui est partie, elle qui m’a abandonné, qui m’a brisé le cœur. Depuis son départ, je ne suis plus que l’ombre de moi-même. Ma seule consolation, c’est la mort de ce connard qui a ôté la vie de mon petit frère. Heureusement pour moi, Alessio était là pour me protéger, pour me dégager de cette ruelle avant qu’on me tombe dessus. Pastille rouge, mutant incontrôlable, classifié comme une vache parmi tant d’autre. Voilà ce que nous sommes, du bétail, ni plus ni moins. J’ai essayé de faire en sorte d’enfuir mon pouvoir, de l’enterrer, d’être quelqu’un de normal…malheureusement, plus j’essayais et plus je perdais le contrôle. A présent, je dois faire avec, je dois sans cesse faire attention à mes émotions, mes pulsions. Mais, depuis notre rupture, je ne suis plus capable de rien. La colère, la rage, la rancœur, la peine…tout ça, ça me ronge, ça me dévore et ça me fait perdre pied. Peut-être l’ai-je mérité.

Mes pas résonnent alors que mes pieds s’écrasent dans des flaques d’eau, alors que l’orage gronde au-dessus de ma tête. Ma villa n’est pas très loin, bientôt, je serais au chaud et je pourrais m’écrouler, complètement ivre, en pestant le lendemain que j’ai une gueule de bois. Reprenant une gorgée de mon whisky, je suis stoppé dans ma course alors qu’un sifflement résonne, qu’un ricanement s’élève et que des bruits de pas viennent droit vers moi. Curieux, je relève la tête, me stoppant net. Ce mec, je l’ai déjà vu traîner dans les parages et il n’est pas difficile de constater que les mutants ne sont pas ses meilleurs amis. « Tiens, voilà le monstre milliardaire. Tu devrais être chez toi, ou non, enfermé dans un laboratoire, ou encore, six pieds sous terre. » Il s’est stoppé près de moi, bien trop près. Je ne suis pas d’humeur, que du contraire. Alors, je veux juste le contourner. « Pas si vite ! » Sa main vient s’appuyer sur mon épaule, me repoussant en arrière alors que je vacille à cause de l’alcool. J’ai appris à me battre, certes, mais ayant enfilé deux bouteilles de Whisky tout seul, disons que je ne suis pas en état de bien viser… « A ta place, je ne ferais pas ça. » Oui, à sa place, je ne tenterais pas le diable car ouai, à l’heure actuelle, le diable, c’est moi. Il ricane, il me pousse encore, il me parle. Moi, je suis déconnecté de la réalité, la colère grimpant sournoisement en moi, faisant vibrer ma peau, mes muscles, éveillant ce que je tente vainement de contenir. Et là, il fait le geste de trop. Son poing vient percuter ma mâchoire et je souris froidement, tête baissée vers le sol. « Je t’avais prévenu… »

Relevant le visage, mes yeux ont changés devenant d’un noir ébène. Le mec, il change brusquement de comportement. « Mes…je vois plus…j…j’entends plus…putain, tu me fais quoi ! Arrête ! » Et encore, je n’en ai pas fini, je n’ai enlevé que deux de ses sens. Ma tête se penche sur le côté et ma respiration devient plus sifflante, plus violente. Ma bouteille, je la serre dans ma main, au point qu’elle éclate entre mes doigts. Il s’écroule le mec, son sens du toucher ayant été également arracher. Du sang se met à glisser de mon nez, mais également de mes oreilles. Mon corps sonne l’alarme, mais je ne l’écoute pas, je n’écoutes plus rien.

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MessageSujet: Re: Let me sink. [Mikael]   Ven 3 Nov - 15:35



► BOSTON Roslindale
Let me sink
Acacio & Mikael


Je n'étais pas en ville depuis très longtemps, je m'étais trouvé une petite maison qui n'avait pas été rénovée depuis quelques temps, à croire que les maisons encore toutes dégueu c'est ma passion. Déjà mon ancien chalet était vraiment pourri de l'extérieur, mais j'avais réussi à pas mal aménager l'intérieur. Là c'est l'inverse, l'extérieur est impeccable, rien à redire, il ne fait pas du tout tâche, mais l'intérieur est un vrai nid de saloperie. Mais bon je ne vais pas virer les chats, de toutes façon ils reviendront toujours, je les attire je n'y peux rien. Je repensais à mon ancienne vie là bas à Woodway, tout en me baladant en ville, il allait falloir que je m'adapte à ces grands espaces... Ces buildings, ces boulevards... Il n'y avait pas ça chez moi avant. Mais le passé c'est le passé, je suis bien placé pour le savoir. Je ne savais même pas où j'étais, tout ce que je m’efforçais de savoir, c'était le chemin que j'avais pris pour arriver ici. Ouep je me faisais un jeu de piste tout seul, mais c'est le meilleur moyen de vite connaitre la ville.

Mais bon, il se faisait tard, très tard, je devrais me servir de ma mémoire et rebrousser chemin. La nuit étant pas mal avancée, si je voulais faire quelque chose de ma journée de demain, il me fallait dormir. Bon, au carrefour, c'est à droite. Je m'avançais jusqu'au fameux carrefour, quand à l'opposé de ma destination, j'entendis du grabuge. Un homme, avec ses potes qui le regardait de loin en ricanant, était en train de faire chier un autre gamin. soit. Ce ne sont pas mes affaires. Le plus jeune à l'air clairement ivre mort, les autres sont peut-être juste en train de lui rappeler la législation. Ouais c'est sûrement ça. Ce ne sont pas mes affaires. Non bien sûr, pas mes affaires. Bon aller j'y vais ça va être drôle ! J'ai pas pu participer à une baston depuis plus d'un an ! Bon j'ai encore des cicatrises et je ne tiens debout que depuis quelques semaines, mais ça me manque trop !! Alors je me dirigeais vers les deux hommes, sans trop attirer l'attention sur moi, assez pour pouvoir cerner que le gars ivre voulait qu'on lui fiche la paix et que l'autre était en train de faire le kéké à le faire chier, sans doute pour faire le malin devant ses potes accoudés au mur juste à côté. « A ta place, je ne ferais pas ça. » lui dit le gamin, mais il n'eut pour réponse qu'un uppercut dans la mâchoire ! Joli ! « Je t’avais prévenu… » Ah la bagarre allait commencer ! J'étais impatient de voir ça ! Je prendrai le vainqueur ! Mais je n'étais pas au bout de mes surprises, le gosse ne rétorqua pas à coup de poing, mais d'un coup, l'autre s'écroula au sol en hurlant qu'il ne voyait plus, ni n'entendait plus rien. Ok un mutant. Il était visiblement capable de priver sa cible de certain sens, ou peut-être tous? Temporairement? Pour toujours? Quoi qu'il en soit, il était ivre, il ne savait sans doute pas ce qu'il faisait, et il allait aussi s'attirer pas mal de soucis. il fallait que j'intervienne avant qu'il ne tue ce pauvre gars et que sa tête soit placardée au commissariat. Heureusement, il y avait pas mal de saloperies par terre, ce devait être le jour des poubelles. J'attrapais une planche à moitié pétée et mis immédiatement un grand coup à l'arrière du crâne du jeune mutant, avant d'attraper celui-ci pour lui éviter une mauvaise chute. Ce serait bête que se soit ma tête à moi qui soit placardée au commissariat, je viens juste de faire mes nouveaux papiers.

Les trois potes du gars qui étaient un peu plus loin arrivèrent en courant, pour porter assistance à leur pote. Celui ci saignait du nez, des oreilles, et avait perdu connaissance. Impossible alors de savoir s'il avait retrouvé ses sens au moment où j'ai assommé l'autre, où s'il n'a plus qu'à se tirer une balle. En tout cas ma soirée n'était pas terminée, et tout porte à croire qu'elle n'était pas non plus perdue... L'un d'entre eux s'approcha de moi tandis que les deux autres essayaient de lever leur ami. "T'es qui toi? File moi le mutant! Je vais le buter !!" Il me faisait rire, lui et ses 120kg, il allait faire quoi? M'écraser? le temps qu'il vienne vers moi, j'aurais pu 100 fois lui mettre une balle dans la bouche. "Allons allons, personne n'emportera personne, si ce n'est vous et votre abruti de petit copain." Je pu sentir d'ici la rage monter en lui, le gamin était par terre, mais il allait bien finir par se réveiller, et il n'y avait personne d'autre que nous. Je peux donc considérer que j'ai... Carte blanche? "écoute papy si tu me laisse pas le prendre, je te tabasse et on en parle plus !" Oh qu'il est mignon, il me fait plaisir là Mr Mc Donnald ! "Mais viens mon gros, je t'attend depuis tout à l'heure, t'es pas très rapide dis moi?" Il avança son gros poing en direction de ma tête, mais il ne s'est jamais battu lui ou quoi? je fis une légère esquive sur le côté et mis ma jambe en barrage, il s'écroula de toute sa masse par terre, entraîné par son propre poids. En se relevant, c'est mon poing dans sa gorge qu'il mangea de plein fouet. Il retomba par terre, suffoquant. C'était pas drôle, pourquoi c'est lui qui est venu se battre? "Bon... Vous me faites perdre mon temps, dégagez vous et votre  pote, et que je ne vous revoie pas ici." Après avoir ramper sur plusieurs mètre, Balou réussit enfin à se mettre debout et à rejoindre ses potes qui avaient commencer à partir sans lui.

Je me retournais vers le jeune mutant, et le pris sur mon épaule. ça me faisais encore une bonne rééducation ça, j'avais quand même eu le coude démis et une fracture du radius. J'entrais dans la première ruelle que je trouvais, pour être à l’abri des regards, et le déposais là. Je vérifiais rapidement qu'il n'avait pas de saignements à la tête, avant de lui tapoter les joues pour le faire revenir à lui. Il y avait bien une bouteille pas loin, j'aurais pu l'asperger, mais comme c'est le jour des poubelles, je préfère pas savoir pourquoi cette bouteille est là.  Mais il finit par revenir à lui.
"Eh ben mon gars tu t'étais mis dans de beaux draps. Tu ferrais mieux de rentrer chez toi et de dormir 6 ou 8 heures le temps que l'alcool redescende. Et aussi de plus trop faire ça en public ok? Mais je te remercie, je ne m'étais pas défoulé depuis longtemps."
Je ne m'attendais même pas à ce qu'il soit en état de me répondre ou de faire quoi que se soit d'autre, mais je ne pouvais pas le raccompagner, si non il allait me suivre comme un gars qui ne sait pas où il va et moi non plus je ne sais pas où il habite. Donc il retrouvera beaucoup plus facilement sa maison tout seul malgré tout. Ces choses là se font à l'instinct.
Mais bizarrement, il attira mon attention encore une fois alors que je m'apprêtais à partir.


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MessageSujet: Re: Let me sink. [Mikael]   Sam 4 Nov - 20:00

Let me sink.
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Je perds le contrôle…Plongé dans un néant total, je ressens la douleur que mon corps m’inflige, mais mon esprit, lui, il est ailleurs. Eclipsé, effacé, je veux juste le tuer, le massacrer pour avoir osé me toucher, me juger. Je ne lui avais rien fait putain…Je ne lui avais rien fait, même pas touché mais ce con, il ne m’a pas écouté, il m’a cherché. Mes émotions l’ont jugé coupable, alors oui, je ne cherche même pas à reprendre le dessus. Fatigué, épuisé de me battre constamment. Il me prend pour un monstre, grand bien le fasse, je vais lui montrer ce qu’un vrai monstre est capable de faire. Moi, je lui ai pas demandé de venir m’en coller une, je ne lui ai pas demandé de me juger. Non, j’avais juste envie de rentrer chez moi, de m’étaler dans mon canapé et de cuver, comme toujours. Mais lui, ce crétin, il a décidé que les gens comme moi n’ont pas leur place dans ce bas monde. Qu’importe, je ne pense même plus à ça à l’heure actuelle, perdu dans la brume de ma colère, de ma rage, de mon amertume. Mon regard assombri, je l’entends crier qu’il ne voit plus rien, qu’il n’entend plus rien. J’augmente la dose, douleur qui me vrille l’estomac, qui me perce le crâne. Je vacille, mais non, je ne vais pas m’effondrer. Ça sera sûrement mon dernier acte avant de tomber, avant de crever, parce que je n’ai pas assez de force pour utiliser cette dose. Tant pis, au final crever est une bonne idée, ça m’obligera à ne plus blesser, à ne plus faire de mal autour de moi. J’ai envie de lui demander la raison de sa propre haine…sûrement de la peur…mais une fois encore, je m’en fou. Le mec s’écroule complètement, perdu dans un gouffre de néant et là…c’est  à mon tour de m’effondrer et ce, sans rien comprendre.

Le noir. C’est tout ce que je vois et ce, jusqu’à ce que je le voie lui. Debout devant moi, un regard étrangement familier. Il sourit, enfantin, taquin, cet homme aux traits que je reconnais sans pour autant savoir de qui il s’agit. Il fait sombre, complètement sombre et pourtant, étrangement, je peux le discerner comme si il était en pleine lumière. « Qui es-tu ? » Voix qui tremble, il approche. Je veux reculer, mais je n’y parviens pas, comme si mes pieds étaient collés au sol. Sa main vient doucement, tendrement se coller contre ma joue. Il est froid, tellement froid. « Il est temps d’arrêter Acacio…Tu ne me ramèneras pas comme ça. » Je fronce les sourcils, interrogateur. C’est alors que cette tâche de naissance dans son cou me frappe de plein fouet. Ma gorge se serre. « Impossible… tu…t’es mort…t’avais deux ans…tu… » Il me sourit toujours tendrement, toujours enfantin. Un regard rieur, un regard innocent, il n’a pas eu le temps d’être corrompu par la malveillance de notre monde. « Je ne suis que le fruit de ton imagination, c’est comme ça que tu me vois à cet âge…c’est toi qui m’a fait venir, il est temps que tu arrêtes Acacio. » Sa voix, elle résonne dans mon crâne et je sanglote comme un con. Mon cœur, il se brise, il se fend. « Je suis tellement désolé Noah…pitié, pardonnes-moi, j’aurais dû…j’aurais dû t’empêcher de mourir, j’aurais dû être à ta place. » Mon esprit me tourmente, mon esprit me brutalise. Il est là, devant moi, adolescent au cœur à jamais éteint.  Et pourtant, il ne cesse pas de sourire, éternel rieur comme autrefois, éternellement lui. « Il est temps d’arrêter…arrête avant de complètement sombrer. » Il s’éloigne, mon esprit semble revenir à lui. Ma main se tend, ma main cherche la sienne…trop tard, je me réveille.

Une douleur assez violente vient percer l’arrière de mon crâne alors qu’une main frappe sur ma joue. Grognant, j’ouvre les yeux, la gorge nouée. Son image est encore vivace dans ma mémoire, par contre, je ne comprends pas comment je suis arrivé là. "Eh ben mon gars tu t'étais mis dans de beaux draps. Tu ferrais mieux de rentrer chez toi et de dormir 6 ou 8 heures le temps que l'alcool redescende. Et aussi de plus trop faire ça en public ok? Mais je te remercie, je ne m'étais pas défoulé depuis longtemps." Quoi ? Comment ? Je fronce les sourcils, je tente de me remémorer la scène, le comment du pourquoi. Ce mec, je ne le connais pas, je ne l’ai jamais vu. Les images de la bagarre me reviennent en mémoire, je me souviens de cet humain, je me souviens du choc. Ce con m’avait assommé ? Possible… « J’ai encore perdu le contrôle c’est ça ? T’aurais dû me laisser crever avec lui. » Ma voix se brise, se casse. Oui, il aurait dû me laisser le tuer, me laisser crever par la même occasion. Je passe ma main contre mes oreilles où du sang continuait à s’écouler, ainsi qu’au niveau de mon nez. Effets secondaires, j’y suis habitué. Ma voix n’est pas agressive, non, étrangement elle est résignée, elle est lasse, épuisée, brisée. Pourquoi m’avait-il assommé, putain, je ne lui avais rien demandé ! Les paroles de mon  « frère » me reviennent en mémoire. Il est temps que tu arrêtes…Je tremble, je serre les dents, je sens mon cœur se serrer avec une brutalité que j’ai rarement ressenti depuis sa mort.

« Putain, pourquoi tu t’es juste pas contenter de passer ton chemin ! » Cette fois-ci je crie, presque désespéré, non pas presque, je suis désespéré. J’attrape une cannette que je balance vers lui, l’alcool étant bien sûr encore présent dans mes veines, puis, le coup sur la tête n’a sûrement rien arranger. Mais cette phrase, elle a un double sens…elle visait aussi bien cet inconnu que l’image de mon frère…Pourquoi revenir me tourmenter ? Mais comme il l’avait si bien dit, ce n’est que mon imagination, je me torture intentionnellement et ce, sans vraiment le réaliser. « Je suis fatigué…je pourrais jamais rien contrôler… » Pardonnes-moi Noah, pardonnes-moi d’abandonner une fois encore.


HJ: Sorry, j'avais pas vu ta réponse  

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MessageSujet: Re: Let me sink. [Mikael]   Dim 5 Nov - 11:56



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Let me sink
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Cet après-midi, j'étais juste sortis pour me balader, reconnaître les rues, me familiariser avec cette ville que je ne connais pas. J'avoue, j'avais traîner jusqu'à très tard, et j'étais allé très loin. Depuis la foret de West Roxbury jusqu'au quartier de Roslindale. En fait je ne savais pas vraiment si j'avais envie de rentrer chez moi, c'est vrai, je venais d'acquérir une nouvelle maison, qui était en bon état, qui n'avait rien à voir avec mon chalet tout crade à Woodway, mais je l'aimais bien mon taudis. C'était mon antre, et j'ai vécu beaucoup plus de choses là bas qu'ici, ce doit être pour ça que je ne me sens pas encore trop à l'aise dans cette nouvelle maison, il n'y a rien que j'ai refais de mes mains, elle tient debout, il n'y a pas de fuite, ou de trou dans le mur... Elle est en bon état. Mais j'allais m'habituer, j'allais démolir des murs, en monter d'autres, créer une planque pour mon matos... Mais pour l'instant je n'avais pas tellement envie de rentrer. Cette ville c'est comme une page blanche pour moi, sauf que j'écris rarement mon histoire au stylo plume, mais plus au marqueur rouge. Et ce soir, c'est un peu ce qu'il se passait.

Je venais littéralement de sauver la vie de ce gosse, les potes de l'autre abrutis l'auraient tuer. a moins qu'il ne les aurait tous tuer lui même avant qu'ils ne puissent faire quoi que se soit. Bref, je l'avais déposé dans une ruelle juste à côté, entre deux ben à ordures, et je l'avais réveiller. J'avoue j'allais le laisser se démerder, j'avais tourné les talons, pour moi ce n'étais qu'un gamin bourré qui ne savait pas ce qu'il avait fait. Mais je compris que c'était plus profond que ça.
« J’ai encore perdu le contrôle c’est ça ? T’aurais dû me laisser crever avec lui. Putain, pourquoi tu t’es juste pas contenter de passer ton chemin ! » Plusieurs choses étaient importantes dans ce qu'ils venait de dire. Ok il avait carrément retenu toute mon attention. Primo, j'ai "encore" perdu le contrôle. Il a clairement un soucis avec son don, et ça lui pourrit la vie. Pourquoi ça lui pourrit la vie? Parce que deuzio "T’aurais dû me laisser crever avec lui" Ce gars doit avoir quoi, 25 ans? J'en ai 40 et j'ai passé mon dernier noël et toute l'année qui à suivi à me faire torturer et briser les os un par un par mon paternel, dans le seul but de lâcher des infos. Et sûrement aussi pour bien le défouler. Bref, quand on a de la volonté, on ne pense pas à vouloir mourir, à la limite on peut se sacrifier, ou accepter la mort inévitable, mais je refuse qu'un jeune mutant perdu réclame la mort sans connaître le bien fait que cela procure d'être en phase avec ce don extraordinaire. Comme je le disais, j'ai vécu des choses que je ne souhaiterai à personne, mais je n'ai jamais demander la mort. Alors pour que ce gamin en arrive là, c'est qu'il doit endurer des souffrances que son esprit ne peut gérer. Il aurait été humain, je l'aurais sans doute envoyer paitre. Les humains ont des psy pour ça. Mais les mutants, on les range dans des dossiers de couleurs différentes et on les classe comme des animaux. Si les humains ont les psy, les mutants ont Mikael Hartman. « Je suis fatigué…je pourrais jamais rien contrôler… » Mes élèves, beaucoup avaient tourné les talons après leurs problèmes résolus, ma façon de faire ne plaisant pas à tout le monde, mais ils ne pouvaient nier les résultats. Je me souviens... Clarke et sa télékinésie, je n'ai plus jamais eu de nouvelle. Zel et son électrokinésie totalement hors de contrôle, elle faisait tout disjoncter par sa présence, aujourd'hui je crois qu'elle a trouvé un travail qui lui convient. Je n'avais pas été là pendant un an, pendant un an je les ai laissé tombé, prisonnier au fond de mon trou, certains sont morts par ma faute. Je ne referai pas la même erreur.

J'attrapais ce gamin par le col, et le soulevai pour l'aider à se redresser, l'appuyant sur le mur derrière lui pour venir en aide à ses pauvres jambes flageolantes. "Si je n'avais pas été là, tu serais mort. Mais tu t'en fiche n'est-ce pas? Alors dis-moi, qu'est-ce qu'il s'est passé? Et je ne parle pas de ce soir." En effet, j'avais en tête quelque chose de plus puissant que juste cette soirée. "Ton père? Ta mère? les deux? Ta petite amie? Ton petit ami? ta fratrie? L'intégralité de ta famille et de tes amis? Dis moi, qu'est-ce que la vie t'as pris à toi? On va faire un concours si tu le veux bien." C'est vrai que de ce côté là, je mettais la barre haute. Mon père battait ma mère, il a été en prison, ma femme enceinte c'est faite tuer par un stupide cambrioleur, ma père s'est pendue dans ma chambre, et le soir de noël en plus. Mon père a fait une réapparition, pour me torturer une année durant. Enfin sortit de mon calvaire j’apprends que plusieurs de mes élèves sont morts. Des gosses dont j'avais la responsabilité. Ouais je suis pas mal lotis. Alors je suis vraiment curieux de savoir, quel est le mal qui sévit au fond de son crâne.
Je le lâchais, en espérant qu'il tienne debout et qu'il ne me tombe pas dessus. Il n'avait aucune raison d'utiliser son don sur moi, enfin il n'en avait aucune avant que je me mette à aborder le sujet qui fâche. J'étais curieux de le pousser un peu dans ses retranchements. Je ne pense pas qu'il perde le contrôle encore une fois en ci peu de temps, surtout vu ce qu'il à l'air d'avoir vécu à cet instant. Et s'il l'utilise quand même... Nous verrons bien.



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MessageSujet: Re: Let me sink. [Mikael]   Lun 6 Nov - 20:01

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Il aurait dû me laisser partir, me laisser en finir. Je n’ai pas les couilles d’aller me faire vacciner…Ouai, c’est con, mais être mutant c’est moi, c’est une partie de moi. Me faire vacciner serait comme m’arracher un membre ou encore, une partie de mon âme. Je ne peux pas m’y résoudre. Mourir, me suicider, c’est également impossible. D’une certaine façon, ça serait trop facile, ça serait trop « radicale », une facilité étonnante que je ne peux choisir. Ce n’est pas dans mon tempérament. Alors, je me détruis. Comme un océan qui s’assèche, comme une âme qui se meurt, je crève sur place un peu plus chaque jour. Je joue avec la vie et la mort, je joue avec ce pouvoir que je ne contrôle pas, que je ne parviens pas à dompter. Inconsciemment ou consciemment, je n’en sais rien, je m’auto-détruit de bien des façons. Je ne me respecte plus assez pour réussir à coexister avec moi-même. C’est franchement grave non ? Le matin, je me lève et le miroir me reflet une image que je reconnais à peine. Beaucoup verront en moi un mec charmeur, un mec au physique avantageux et pourtant, ils ne voient que la surface. À l’intérieur je suis pourri jusqu’à la moelle. Alors ouai, ce mec m’a sauvé la vie et ce, très probablement, mais je me refuse de le remercier pour un tel acte. C’est sûrement malpoli, c’est clairement arrogant, mais je n’ai pas la force de lui dire merci, ça serait mentir. J’aimerais de nouveau sombrer dans cet inconnu glacial où il m’a trouvé, où j’ai cru le retrouver. Il me manque, il me manque tellement et cette cruelle culpabilité ne me lâche pas d’un poil, m’accablant encore et encore. Je ne conduisais pas, je n’avais pourtant pas de quoi le sauver…et alors ?

Je sens ses mains s’emparer de mon col et me redresser. Je grogne, poussant sur mes jambes. Je suis faible, carrément. L’utilisation de mon pouvoir, le fait qu’il m’as assommé également, puis mon esprit qui perds de sa vivacité, ajoutons-y l’alcool et c’est bon, je ne suis plus qu’une loque. Je n’ai même pas la force de m’énerver, je n’ai même pas la force de continuer à me débattre, à le repousser. "Si je n'avais pas été là, tu serais mort. Mais tu t'en fiche n'est-ce pas? Alors dis-moi, qu'est-ce qu'il s'est passé? Et je ne parle pas de ce soir." Je l’observe, le regard vaporeux, les pupilles dilatées par bien des choses. Peine, rancœur, colère, tristesse, épuisement. Il veut savoir ce qui s’est passé ce soir ? La réponse est simple, la réponse est pathétique. Je ne réponds pas, je n’en ressens pas l’envie. Je n’ai jamais été un homme facile à faire parler, surtout de son passé, encore plus à un inconnu. Il ne sait pas, il ne sait rien. Il ne peut pas ressentir ce qui m’englobe, ce qui m’enveloppe. Enfin, je ne le pense pas. "Ton père? Ta mère? les deux? Ta petite amie? Ton petit ami? ta fratrie? L'intégralité de ta famille et de tes amis? Dis moi, qu'est-ce que la vie t'as pris à toi? On va faire un concours si tu le veux bien." Je ricane froidement, méchamment, tristement. Il veut faire un concours ? Me prend-il pour un con ? Je ne suis pas stupide au point de croire que je suis le moins bien loti sur cette planète. Je n’ai perdu que mon frère, mon père est un enfoiré au cœur de pierre, mon frère s’éloigne de jour en jour, ma mère et bien, c’est compliqué et le reste…je n’y pense pas.

« Tu essayes de me faire comprendre quoi ? Que je ne suis pas le moins bien loti du monde ? Je le sais déjà ! » Que je lui crache à la figure, plantant mon regard marron dans le sien. « Une perte reste une perte, la mort n’est pas un concours, si t’aimes jouer à ce petit jeu, pas moi. » Dis-je en tremblant de plus en plus. Mes pupilles se dilatent de nouveau sous la colère, elles deviennent sombres, s’agrandissent, se rapetissassent, je lutte pour ne pas retomber, pour ne pas prendre pour cible ce mec qui me soutient contre le mur. Mais j’ai du mal, véritablement, et ça se voit, ça se ressent dans mes tremblements. « Sa perte n’en reste pas moins douloureuse, je ne suis pas le nombril du monde ! Maintenant lâches moi putain, avant que ça tourne mal ! » Dis-je en me défendant comme je le pouvais, enfin, je gigotte surtout. Je n’ai même pas la force de l’éloigner, d’éloigner les larmes traitresses qui coulent le long de mes joues. Je déteste pleurer, c’est un signe de faiblesse et d’ailleurs, je ne pleure qu’en pensant à lui. La douleur est bien trop intense pour que j’arrive à contrôler mes larmes, tout en luttant contre ce pouvoir qui cherche à refaire surface. Finalement, je cesse de bouger, immobile, affalé contre le mur, la tête tournée vers la droite observant un point fixe. « Il avait deux ans…putain, il avait deux ans, il était pas…il était pas censé… » Je viens frapper l’arrière de mon crâne contre le mur, laissant une vive douleur s’emparer de moi. La douleur, elle me tient en vie, elle me tient debout. Tant que je souffre je peux respirer, tant que j’ai mal, je peux marcher, mais jamais avancer.

« Mon petit frère…J’ai perdu mon petit frère et le comble de l’ironie c’est qu’il y avait deux mutants dans la voiture…On aurait pu empêcher ça…A quoi ça sert d’être dotés de capacités si c’est pour regarder les gens qu’on aime crever ? » Je ne le regarde pas, je parle plus à moi-même qu’à lui directement. Ouai, à quoi bon être capable de faire bouger des objets, d’enlever des sens, de jouer avec l’eau si c’est pour regarder un enfant mourir sous ses yeux ? La question, elle était toujours restée sans réponse, comme une éternelle mélodie aux accords qui sonnent faux.

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MessageSujet: Re: Let me sink. [Mikael]   Lun 6 Nov - 23:41



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Ok il me plaît. Je dois avouer que ce petit me plaît. Il est peut-être au fond du trou, mais il est animé par la rage. Et c'est cette rage qui déclenche ses pertes de contrôle. Si mon observation est exacte. Tout à l'heure, le gars à commencer à le chauffer, puis il l'a frappé, c'est là que c'est partit en couille. Là, je peux le chopper au col, mais c'est quand je parle de sujet sensible qu'il déraille, j'aime beaucoup. Oui je sais je ne suis pas normal, mais c'est tellement simple avec les humains, tu leur parle mal de leur maman et ils essayent vainement de te faire la peau. Là je suis en face d'un p'tit gars qui s'il veut le faire la peau, il le ferra depuis l'intérieur même de la mienne. Et pourtant il était si jeune, ce gars ne devait pas du tout être entouré, le genre de gars qui habite tout seul et qui n'a personne à qui parler a part peut être une plante ou un poisson. Le genre de gars qui n'a pas extériorisé depuis un sacré bail.
« Tu essayes de me faire comprendre quoi ? Que je ne suis pas le moins bien loti du monde ? Je le sais déjà ! Une perte reste une perte, la mort n’est pas un concours, si t’aimes jouer à ce petit jeu, pas moi. » Mais bien sûr que j'aime ce jeu. La vie c'est très simple, ou tu la protège ou tu la perds. C'est le jeu le plus simple du monde. J'ai réussi jusque là à protéger la mienne, mais j'ai perdu celle de ma mère, et celle de ma femme, et un autre petite vie innocente qui n'avait rien demandé. "Bien répondu." J'essuyais son cracha sur ma joue d'un revers de gant. J'avais l'habitude de ce genre de comportement à mon égard. Mais ce gosse avait vraiment du cran, quand je dis qu'il me plaît, ça veut aussi dire que j'ai pas l'intention de le lâcher tout de suite. « Sa perte n’en reste pas moins douloureuse, je ne suis pas le nombril du monde ! Maintenant lâches moi putain, avant que ça tourne mal ! » Là dessus je ne pouvais que le comprendre. J'ai perdu ma famille, et beaucoup d'amis, certains sont juste morts, d'autres morts par ma faute. Chaque perte est un obstacle à la vision. Chaque perte de brouille l'esprit pour t'empêcher d'avancer. Mais si tu les surmonte, tu te dressera toujours plus haut que tu ne l'as jamais été. Il avait retrouvé ses yeux noirs ébène. Je dois avouer que je n'étais pas à mon aise au vu de ce qu'il avait fait à l'autre gars avec ces yeux là. Mais pour l'instant je ne m'en inquiétais pas. Je me sentais intouchable bizarrement. "Tu n'es peut-être pas le nombril du monde, mais pour l'instant tu es le centre de toute mon attention." Dis-je avec une voix posée et calme, qui se voulait rassurante. "Si cette perte n'avait pas été douloureuse, cela aurait voulu dire que tu n'avais aucun coeur. Mais t'en a un, alors sers-t-en pour maîtriser un peu cette noirceur. Je suis d'accord que ce discours faisait très Disney, mais il n'y avait rien de plus vrai. Son esprit est totalement dans le noir, il ne réfléchis plus, il se laisse submerger, mais le coeur est quelque chose d'incorruptible, parce qu'il est le centre de la volonté. Quand je parle du coeur, je ne parle pas forcément de l'organe, je parle du coeur symbolique. Celui qui dirige ce que nous sommes. Le sien est enfouis profond, son esprit cherche à l'enterrer, mais après tout, s'il n'est pas encore mort, c'est bien qu'il est là. « Il avait deux ans…putain, il avait deux ans, il était pas…il était pas censé… » Nous y voilà. Un petit frère donc. Il a découvert que la mort est très cruelle et très vicieuse. Quand Dame Mort choisis quelqu'un, elle ne le lâche plus. Le plus dur, c'est que le monde ne s'arrêtera pas de tourner, et le temps ne remontera pas. Et on doit accepter le fait que rien n'y changera. C'est ce qu'on appelle le deuil. Une chose invisible, immatérielle, et qui est pourtant très cruelle. « Mon petit frère…J’ai perdu mon petit frère et le comble de l’ironie c’est qu’il y avait deux mutants dans la voiture…On aurait pu empêcher ça…A quoi ça sert d’être dotés de capacités si c’est pour regarder les gens qu’on aime crever ? » Je restais bouche bai quelques secondes, cette phrase raisonna en moi. Elle alla chercher mes souvenirs enfouis. Ouais, je sais très bien de quoi il veut parler. Je détendis mes bras pour l'assoir au sol, et je m'assis devant lui. "Je sais. Je sais ce que ça fait. J'étais là, j'avais le même âge que toi, peut-être un peu plus. Elle était dans le salon et je suis sortis chercher de quoi raviver le feu. Je suis un mutant, et pourtant, elle est morte. Enfin devrais-je dire, ils sont morts tous les deux. Elle et mon enfant qu'elle portait." Je baissais la tête l'espace d'un instant. Je ne savais pas pourquoi je lui racontais tout ça, mais c'est vrai que sans le connaître, je savais parfaitement qui il était. La seule chose qui nous différenciait, c'était notre mutation. "Bienvenue au club des mutants qui ne savent pas quoi faire de leur gène X..." Tu peux m'appeler Roy si tu veux.



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MessageSujet: Re: Let me sink. [Mikael]   Mar 7 Nov - 20:09

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Cette sensation, elle me brûle les entrailles, elle me bouffe de l’intérieur. J’ai l’impression que ça grouille d’insectes carnivores là-dedans, qu’ils me mangent petit à petit, ne laissant plus rien sur leur passage. J’ai envie de me plier en deux, de me recroqueviller sur moi-même et d’hurler, encore et encore. Oui, j’ai envie d’hurler pour que la douleur s’estompe, pour qu’elle cesse. C’est beau de rêver. Illusion évasive, je sais que ça ne me quittera pas, je sais que je vais devoir vivre avec. J’avance pour mieux reculer, quand je fais un pas en avant, automatiquement, j’en fais deux en arrière. C’est devenu une habitude. Ceux qui tentent de m’aider baissent rapidement les bras devant ma carapace, ne sachant comment s’y prendre avec une âme en peine comme la mienne. Mon regard, il est vide, il est brillant de cette lueur qui ne cessera de s’accroitre et pas dans le bon sens. Je ne suis qu’une âme en peine parmi tant d’autres, nullement privilégié, nullement placé en avant ou encore en haut de la pile. Je ne suis qu’un corps amassé avec d’autres dans ce coin dédié à la souffrance d’une vie merdique. Certains ont la force de se relever, moi, cette force, je ne l’ai pas encore trouvé. Je me lève le matin avec ce vide, je vais me recoucher le soir avec…Elle ne me lâche pas, elle s’accroche, sangsue qu’elle est. "Bien répondu." Mes mâchoires se serrent. « J’en ai rien à foutre de ton avis ! » Ouai, j’en ai plus rien à foutre de rien. Que ce soit de lui ou encore de mes proches. Je n’en ai rien à foutre de leurs avis, de leurs conseils, de leurs aides. Je veux juste qu’on me lâche, qu’on me laisse coucher sans bouées de sauvetage. J’aimerais juste le vide.

Je lutte contre moi-même pour ne pas perdre le contrôle, essayant vainement de me reprendre en main. Je suis épuisé, fatigué de cette lutte constante, permanente. M’apitoyer sur mon sors, je le fais, mais je n’entraîne personne dans ma chute. Certains le font en allant se plaindre aux autres, pleurant sur les épaules de leurs proches. Oh, pas moi, que du contraire. Je souris, je drague, je bois, je couche ici et là…Mais jamais je ne pleure, jamais je ne demande à ce qu’on me plaigne. A quoi bon ? Leur pitié, sa pitié, je n’en veux pas ! "Tu n'es peut-être pas le nombril du monde, mais pour l'instant tu es le centre de toute mon attention." Je détourne les yeux, poussant un soupire nerveux, fermant quelques instants les yeux. Je ne veux pas être le centre de son attention, qu’il porte celle-ci vers un cas moins désespéré que moi. Sa voix, elle essaye d’être rassurante, d’être calme, mais je n’y entends qu’un murmure lointain, qu’une phrase qui n’a pas de sens. « Si cette perte n'avait pas été douloureuse, cela aurait voulu dire que tu n'avais aucun coeur. Mais t'en a un, alors sers-t-en pour maîtriser un peu cette noirceur » Non mais il essaye de faire quoi là ? Il essaye de me maintenir vivant ? De me maintenir la tête hors de l’eau ? Pourquoi ? Je ne lui ai rien demandé, je ne fais que l’agresser, que l’envoyer chier, alors pourquoi se casser la tête avec un gosse à problème comme moi ? « Mon cœur ? Maitriser ma noirceur ? T’as pas compris que je peux rien maîtriser putain ! T’es aveugle ou quoi ? Achète-toi des lunettes papi ! » Que je peste furieusement, enragé, méchamment, agressif. Un automatisme de défense, que je fini par abandonner pour craquer.

L’alcool, la fatigue, ça n’aide pas, ça ne m’aide pas. Je craque, littéralement, mais je tente de garder un semblant de dignité. Je sens son bras se détendre et mon corps glisser le long du mur, mes fesses se posant sur le sol. J’ai du mal à respirer, partager entre la colère, la peine et bien d’autres choses. J’ai du mal à avaler cet air précieux, pollué, dégueulasse qui me permet encore d’exister. L’inconnu vient se poser juste en face de moi, bien décidé à ne pas me lâcher les baskets. "Je sais. Je sais ce que ça fait. J'étais là, j'avais le même âge que toi, peut-être un peu plus. Elle était dans le salon et je suis sortis chercher de quoi raviver le feu. Je suis un mutant, et pourtant, elle est morte. Enfin devrais-je dire, ils sont morts tous les deux. Elle et mon enfant qu'elle portait." Je suis censé faire quoi ? Dire quoi ? Que je suis désolé pour lui ? Sûrement, mais son histoire n’est pas la mienne, j’ai assez avec mes propres tourments sans devoir compatir avec les siens. Ouai, ça peut clairement être pris pour un acte de merde, mais qu’importe. Je ne suis pas là pour lui tapoter l’épaule et lui dire que je suis avec lui, parce qu’au final, je ne suis absolument pas avec lui. "Bienvenue au club des mutants qui ne savent pas quoi faire de leur gène X..." Tu peux m'appeler Roy si tu veux. Je ne réponds pas de suite, détournant de nouveau les yeux. Pourquoi me raconter son histoire ? Puis, selon ses mots, il pense que la mort de Noah s’est passée récemment…Sauf que non, à l’époque j’avais sept ans et, depuis, je suis en deuil, un deuil éternel qui ne s’estompe pas.

« J’avais sept ans quand il est mort…mes parents, ils sont mutants l’un comme l’autre et un simple accident de voiture…Il était à côté de moi, si proche. Quand j’ai repris connaissance, il ne gazouillait plus, il ne riait plus…Du sang coulait de son visage, mais il semblait si…si paisible, juste endormi. J’ai directement compris que quelque chose n’allait pas. » Murmurais doucement, les larmes continuant de couler. Puis, ma voix se durcit, un léger sourire cruel s’affiche sur mon visage. « Il a fallu le temps, mais je l’ai retrouvé…je l’ai retrouvé et il ne tuera plus personne à présent. » Je ne me suis pas présenté, pourquoi faire ? Après ce soir, je ne reverrais pas cet étranger, du moins, je ne le pense pas…

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MessageSujet: Re: Let me sink. [Mikael]   Mar 7 Nov - 21:29



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« Mon cœur ? Maitriser ma noirceur ? T’as pas compris que je peux rien maîtriser putain ! T’es aveugle ou quoi ? Achète-toi des lunettes papi ! »
Eh ben, il avait pas compris que j'avais l'intention de l'aider? Il est con ou quoi? S'il arrivait à se maîtriser, ça lui changerai la vie, mais non môsieur préfère souffrir indéfiniment. Il était fermé à toute discussion, c'est dingue ça! je lui dis qu'on a vécu la même chose, et il ne pense même pas un instant que je suis peut-être capable de l'aider. Il a les yeux voilés, il ne voit que ce qu'il a envie de voir, et là, il ne voit qu'un connard qui le fait chier. Il se laissa aller, il laissa couler les larmes en se mettant à parler de son frère, c'était bien, bon signe. Dans un cas pareil, il faut extérioriser, de quelque manière que se soit.
« J’avais sept ans quand il est mort…mes parents, ils sont mutants l’un comme l’autre et un simple accident de voiture…Il était à côté de moi, si proche. Quand j’ai repris connaissance, il ne gazouillait plus, il ne riait plus…Du sang coulait de son visage, mais il semblait si…si paisible, juste endormi. J’ai directement compris que quelque chose n’allait pas. »
Il n'avait pas fait son deuil pendant une vingtaine d'années. Je suis sûre qu'il en fait encore des cauchemars. Je suis sûr que l'image de son petit frère le hante. qu'il se remémore cette journée inlassablement... Un simple accident de voiture hein, c'est vraiment trop bête. Mais je le laissais parler, il se confiait enfin un peu plus, je ne voulais surtout pas l'interrompre. « Il a fallu le temps, mais je l’ai retrouvé…je l’ai retrouvé et il ne tuera plus personne à présent. » J’arquais les sourcils de manière un peu étonné, Biiieeeeen pensais-je, vraiment très bien. Quand je disais qu'on avait des choses en commun. "Ça fait du bien n'est-ce pas? Mais ce n'est pas assez hein? ça fait du bien sur le coup, mais ça ne fait revenir personne, ça ne comble pas le vide, ça ne fait pas fuir les cauchemars. et encore moins la culpabilité. Cette sensation d'avoir vengé l'être qui nous était cher, mais de ne pas savoir s'il le sait, qu'on l'a vengé. Ne pas savoir. Ne connaître que le vide"
Allait-il enfin comprendre, que je savais exactement ce qu'il ressentait, je le savais exactement, parce qu'il était un reflet de moi plus jeune, même si ce que nous avons vécu est légèrement différent, et pourtant tellement similaire.
"T'en a ras le cul? Tu veux me frapper? Vas-y, te gêne pas, je ne bougerai pas. Frappe bien de toute tes forces, défoule toi, et peut-être qu'après tu comprendra que je peux éventuellement t'aider. T'as pas besoin de me faire confiance, t'as pas besoin d'autre chose que toi, et ce qui ne va pas en toi. Je peux faire quelque chose pour toi." En plantant mon regard dans le sien, j'étais très persuasif dans ce que je disais, je suis sûr de moi, je sais que je peux tenir cette promesse. Je l'ai déjà fait. Mais je n'ai besoin que de sa coopération. Et je ne comprenais pas sa réticence. Il ne voulait pas s'en sortir? "Imagine ta vie, sans cette saloperie qui te la pourrie. Imagine tes nuits sans ces cauchemars. T'as pas envie de tenter le coup?" Je m'étais relevé, et je lui tendais la main pour qu'il se lève aussi. Vu son caractère, je m'attendais à me prendre un vent, mais s'il se relevait, avec ou sans ma main, se serait le plus grand pas en avant qu'il aura fait depuis longtemps.



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MessageSujet: Re: Let me sink. [Mikael]   Mer 8 Nov - 11:52

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Je parle parce que l’alcool, ça aide. Oui, ça aide à faire en sorte que les mots sortent de ma bouche. Cet homme, je suis pratiquement persuadé que je ne le reverrais pas, qu’il ne laissera aucune trace dans ma vie. Comme un coup de vent, il aura disparu aussi vite qu’il était arrivé, faisant juste partie d’une ligne invisible de mon existence. Dramatique et pourtant réel. Des visages, des personnes, des corps, j’en ai vu défiler. C’est en perpétuel mouvement, néanmoins, peu de personnes gravent mon esprit, s’y attardent, font en sorte de devenir des souvenirs. "Ça fait du bien n'est-ce pas? Mais ce n'est pas assez hein? ça fait du bien sur le coup, mais ça ne fait revenir personne, ça ne comble pas le vide, ça ne fait pas fuir les cauchemars. et encore moins la culpabilité. Cette sensation d'avoir vengé l'être qui nous était cher, mais de ne pas savoir s'il le sait, qu'on l'a vengé. Ne pas savoir. Ne connaître que le vide" Oui, c’est exactement ça…ça n’avait rien changé. Je l’avais tué, il ne faisait plus partie de cette vie…et pourtant, ça n’avait absolument rien enlevé à ma souffrance, à ma peine, à ma culpabilité. Je baisse les yeux pour toute réponse, lui donnant ainsi raison. J’avais tué une seule personne, lui. Je pensais qu’en faisant ça, qu’en laissant éclater ma colère mon monde serait moins oppressant, moins difficile à gérer. Foutaises. Noah n’était pas revenu pour autant, mes remords ne s’étaient pas envolés et le vide qu’il avait laissé était encore bien trop ancré en moi. La solution n’était pas celle-là, néanmoins, je ne regrette rien oh que non. Je n’ai pas de remords face à ce meurtre, je sais qu’il a souffert et ça, c’est un peu mon réconfort, il en est mort de peur.

"T'en a ras le cul? Tu veux me frapper? Vas-y, te gêne pas, je ne bougerai pas. Frappe bien de toute tes forces, défoule toi, et peut-être qu'après tu comprendra que je peux éventuellement t'aider. T'as pas besoin de me faire confiance, t'as pas besoin d'autre chose que toi, et ce qui ne va pas en toi. Je peux faire quelque chose pour toi." Il semble y croire. « Beaucoup ont déjà essayés… » Dis-je simplement en soupirant. Je ne suis pas du genre à nier, ou encore, à retourner la faute sur les autres, que du contraire. Je connais mes défauts, mes soucis, mes problèmes. Je suis franc. Beaucoup ont déjà essayés de m’aider, de me relever, ils s’y étaient tous cassés un membre au passage. Ils avaient tous finis par abandonner et, dans un sens, c’était un peu le but. Ils n’ont pas à m’aider, il n’a pas à m’aider. Je ne suis qu’un mec rencontré dans une rue, il n’est qu’un mec m’assommant avant de me tirer dans une ruelle…Nous ne sommes rien que deux mecs rencontrés lors d’un malencontreux retournement de situation. "Imagine ta vie, sans cette saloperie qui te la pourrie. Imagine tes nuits sans ces cauchemars. T'as pas envie de tenter le coup?" A quoi bon tenter le coup d’une chose que je sais déjà perdue d’avance ? Mais apparemment, lui, il a besoin de le voire de lui-même. Il se redresse, me tendant la main pour vouloir m’aider à en faire de même. Un soupire s’échappe de mes lèvres alors que je secoue la tête de droite à gauche, lassé, fatigué de lui tenir tête. Il va se casser les dents, comme beaucoup, face au problème que je suis. Néanmoins, je sais aussi qu’il ne semble pas vouloir lâcher l’affaire.

Passant une main dans mes cheveux mouillés à cause de la pluie, je me redresse sans son aide. Sa main, je n’en ai pas besoin, j’ai encore un minimum de fierté, même si celle-ci a déjà été bien entachée. « Pourquoi ? Pourquoi tu veux m’aider alors que tu ne me connais pas ? Je t’ai rien demandé, j’ai jamais rien demandé à personne… » Je n’étais pas spécialement agressif en disant ça, j’exposais les faits, debout. « C’est peine perdue, mais si je dois te le prouver directement, alors grand bien te fasse, je t’aurais prévenu. » Dis-je simplement, plongeant mon regard dans le sien sans craintes, sans peurs. Mon souci est sûrement là également, je ne ressens plus rien à part de la colère et de la rage. Mes autres émotions sont éteintes, notamment la peur, ce qui pourrait probablement causer ma perte. Sans peur, le danger n’est qu’illusion et pourtant bien réel.

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MessageSujet: Re: Let me sink. [Mikael]   Jeu 9 Nov - 12:10



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« Beaucoup ont déjà essayés… » Et je pense que tout le problème venait de là. Les gens qui essayent. Se sont les même que ceux qui abandonnent, et qui usent la santé  mentale des autres. Que doit-il penser lui? Voyant des gens qui essayent de l'aider, et qui se découragent? Il doit penser qu'il est une peine perdue. "Je ne suis pas quelqu'un qui essaye. Je suis quelqu'un qui fait les choses. Si tu pars du principe que tu "essaye" alors tu vas abandonner au premier obstacle." Je ne suis pas quelqu'un de très sociable, je le sais. Si un hunter se pointe devant moi, il meurt, quoi qu'il se passe. Si un humain m'aborde dans la rue, je vais la plupart du temps partir sans le regarder, je n'aime pas vraiment les gens. J'ai horreur des foules et du bruit de la populace. Il n'y avait que les mutant que je pouvais supporter. Ils sont mes frères, nous partageons quelque chose. Bien sûr à la base ils sont humains, alors c'est très compliqué de les différencier. J'ai déjà du mettre des vents à des mutants sans le savoir. Mais si je sais que l'humain devant moi porte le gène, je ne peux pas l'ignorer, et c'est ce qui se passe avec ce gamin.

« Pourquoi ? Pourquoi tu veux m’aider alors que tu ne me connais pas ? Je t’ai rien demandé, j’ai jamais rien demandé à personne… » ça je n'en doute pas, si déjà des gens s'y sont essayés et se sont cassés les dents, tu m'étonnes qu'il ne veut plus d'aide. "Je sais que tu n'as rien demandé, mais si tu te contrôle pas, personne ne le ferra pour toi, alors c'est pas vraiment comme si tu avais le choix. Tu dois y arriver, que se soit avec moi ou avec n'importe qui. Là, il se trouve que c'est moi." Il ne semblait pas convaincu, mais c'est bien normal, il est complètement paumé dans un abyme sans fond, il s'enfonce jour après jour, il est pas capable d'aller de l'avant. Il serait le plus paumé de mes élèves. J'en ai eu beaucoup qui ne maîtrisaient pas leurs dons, mais leur don ne prenait pas le contrôle sur eux. Je me lance sur un terrain inconnu, mais je n'ai pas l'intention d'essayer. Je compte bien réussir.
« C’est peine perdue, mais si je dois te le prouver directement, alors grand bien te fasse, je t’aurais prévenu. »
Trèèèèèès bien ! en scelle, il était debout devant moi, il avait accepté. C'était déjà un grand pas !
"ça me va ! Tu vas faire quelque chose, avant de dormir tu imaginera ce que serait ta vie sans cette gangrène. Et demain,, tu viens à cette adresse." Griffonnée sur un bout de papier, je lui tendais de façon à ce que le papier ne prenne pas la pluie, ce serait bête qu'il soit illisible. "Je ne vais pas te donner une heure, je veux pas que tu sois à l'heure. Tu viens quand tu veux, je serais là."


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