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 nuit noire, (ange)

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Sunny Jones

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MessageSujet: nuit noire, (ange)   Dim 12 Nov - 21:24

nuit noire
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ange

Il se souvient d’une adresse. Il se souvient de rumeurs. Il se souvient d’endroits dans lesquels celui-là. Un abri pour monstres parmi d’autres. Un château fort de fortune pour préserver les mutants. Une bonne initiative en soi. Il n’y a que là qu’il pourra se réfugier. C’est l’endroit le plus proche. Le plus accessible. Il n’a que ça à l’esprit. Il marche d’un pas lourd, bancal. Il est tendu et tanguant. Ses pieds se heurtent au pavé. La pluie tombe violemment sur la ville. La rue est bondée de parapluies pressés qui se bousculent. Noirs pour la plupart. Mais ils dansent devant les yeux de Sunny. Il ne voit pas ces visages fermés qui se retournent sur son passage. Ils étaient donc là, les gens. Les absents. Les fantômes anonymes. Il a envie de leur gueuler après.

Une petite fille le dévisage, tire sur le bras de sa mère pour s’approcher de lui. Il ne la voit pas, il lui rentre dedans. Les hurlements hystériques de la femme lui parviennent, il ne les entend pas. Il est comme un alcoolique, l’esprit embrumé, le cœur battant dans la poitrine, chaud et froid tout à la fois. Il fixe les enseignes lumineuses. Elles lui parviennent, floues. Il a la tête qui tourne. Il s’arrête, doit s’appuyer contre un mur pour respirer. Le vigile du magasin surgit, l’air hargneux et le chasse en beuglant que les SDF n’ont rien à faire ici. Sunny lui collerait bien son poing dans la figure. Mais il se laisse dégager. Son corps ne répond plus. Qu’il aimerait faire manquer un battement à son cœur. Mais ça aussi, ça ne lui répond plus. Il marche longtemps, lentement. L’eau s’infiltre sous ses vêtements. Il est trempé, glacé. Perdu. Il cherche le nom des rues, mais rien. Rien. Il ne voit rien, ne capte rien. Soudain, un éclaire déchire le ciel, accompagné d’un violent coup de tonnerre. Il plaque les mains sur ses oreilles, assourdi.

Tout est amplifié. Les klaxons des taxis, les gouttes sur le bitume, les voix des passants. Il se fige un instant avant de se précipiter dans une rue plus tranquille, moins éclairée peut-être. Il est tard, très tard. Ici, tout est plus calme. Il reconnait alors le nom de la rue et, au loin, la devanture, le nom de l’hôtel. L’Avalon’s. L’une de ses mains soutient son bras probablement déboité suite à l’agression. Mais le mal est invisible. Psychologique, plus que physique. Il progresse et, dans un second coup de tonnerre, passe la porte. Mais il se fige dans l’encadrement. Titube. Son épaule se heurte au mur le plus proche. Il a du mal à respirer. Dans sa nuque, il porte la marque rouge vif de la vaccination sauvage dont il vient d’être victime. Sa chemise noire et déchirée dans le dos et aux manches signe qu’on a tenté de le maîtriser. Ses bras griffés trahissent ses tentatives pour se dégager.

La lumière de l’intérieur du bâtiment l’aveugle. Il ferme les yeux. A l’eau sur son visage se mêle la sueur. Haletant, il cherche une silhouette, mais il ne voit rien, ni personne. Il fait encore un pas, peut-être deux et s’écroule à genoux. Il ne sait pas s’il est au bon endroit. Il ne sait pas s’il ne s’est pas égaré. Il cherche frénétiquement dans la poche de son jean. Sa carte d’identité. A pastille rouge. Couverte d’une pastille noire. Cadeau du hunter. Il n’a pas le temps de la sortir totalement qu’il sent son buste chuter violemment au sol. Son corps est secoué de tremblements incontrôlés et de spasmes. Il se sent sombrer, sans avoir pu prononcer le moindre mot.
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Ange Le Cerf

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MessageSujet: Re: nuit noire, (ange)   Mar 14 Nov - 21:39

La pluie dehors. Il l’entend, il la voit au travers de la devanture. Quelque part, c’est apaisant la pluie. Surtout quand il est déjà tard. Ange avait envie de dormir, mais la peur d’être assailli de fantômes le poussait aussi à rester là. Il était épuisé par les trop longues heures à travailler, mais cela n’arrivait pas à le convaincre de fermer la réception et simplement laisser l’écriteau pour l’appeler. Non. Il était bien trop têtu pour ça. Il sentait pourtant parfois ses yeux se fermer, sa tête basculait. Mais non. Son lit était trop vide, trop froid, trop hostile. Il ne voulait pas rêver qu’il n’était plus seul. C’était trop dur de rêver.

Puis la porte automatique s’ouvre. Il est tard. Les clients arrivent rarement au beau milieu de la nuit. Pas les clients “normaux”. Il relève la tête, se lève d’un bond. L’adrénaline de la nouveauté. Le signe du destin pour le réveiller. Il plisse les yeux. Parce que même si la silhouette est courbée, il la reconnaît.

Sunny ?

Le prénom a passé ses lèvres. Il quitte le bureau. Il espère se tromper. Il espère que ce n’est pas lui. L’homme chute au milieu du hall. C’est lui. C’est Sunny, c’est lui. Bon sang. C’est un cauchemar. Il s’est endormi, il va se réveiller. Mais quand il pose sa main sur le corps allongé de Sunny, c’est trempé, c’est une sensation réelle. Bien trop réelle. L’adrénaline monte. Ce n’est plus seulement la nouveauté, c’est l’urgence. C’est grave. Il retourne son corps. Sunny est lourd, mais il arrive à le mettre dans une position plus sécuritaire. Il contient ses tremblements comme il peut. Qu’est-ce qui s’est passé ? Il n’aurait jamais imaginé voir Sunny dans cet état. Sunny, c’était un mec invincible. Comment pouvait-il être là, allongé, à moitié mort ?

Non… Non… Non… T’as juste pas le droit de mourir là…” supplie-t-il alors qu’il maintient ses bras.

Son regard cherche une cause. Il voit bien que Sunny s’est battu. Mais déjà, comment quelqu’un a-t-il pu le toucher lui ? Le battre ? Le mettre dans un tel état ? Ses mains parcourent son corps et… Putain. Il voit la trace. Il voit la carte tombée par terre. Non. Pas lui. Ils l’ont eu. Eux. Ces fils de chien.

Sunny… Putain ! Sunny, reviens !

Il le secoua d’abord doucement en l’appelant. Puis, la colère, la panique, et sans doute la tristesse prirent le dessus, et il commença à le gifler. Après tout, c’était ce que faisait les pompiers. Et puis;.. Il ne pouvait appeler personne là. Il se sentait tellement démuni. Pas Sunny…
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Sunny Jones

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MessageSujet: Re: nuit noire, (ange)   Jeu 16 Nov - 20:38

nuit noire
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ange

Son esprit dérive un moment, une poignée de secondes, de minutes peut-être. Ce qui lui semble être une éternité en vérité. Il se perd dans un espace sombre, profond, angoissant. Il n’a pas conscience des doigts qui se posent sur sa peau, ou des mouvements contraints de son corps. Il a perdu pied. Et à vrai dire, il est si bien, dans cet ailleurs, qu’il ne cherche pas particulièrement à lutter. Qu’on le laisse là, qu’on le laisse crever. Cela ne sera pas une grande perte pour l’humanité. Il est devenu tellement ordinaire. Tellement banal. Tellement humain.

Il devrait ressentir la chaleur des bras qui le maintiennent. Il devrait savoir qu’il n’est pas seul, qu’il a atteint son but, cette arche de Noé pour mutants en perdition. Mais il n’est plus certain de rien. Il se sent vide, à moitié lui-même ; la sensation qu’un lui a arraché une partie de son âme oppresse ses poumons. Le sang lui bat aux tempes, alors que son cœur essaye de jaillir hors de sa poitrine. L’évidence est violence et pourtant si présente. Jamais plus il ne pourra utiliser son don. C’est un cauchemar. Il ne veut pas se réveiller. Mais, il y a cette voix qui l’appelle. Elle connait son prénom. Cela faisait longtemps, qu’on ne l’avait plus appelé par son prénom. Il s’enfonce toujours plus dans l’inconscience. Il sombre, dangereusement. Soudain, la gifle. Une pluie de gifles. La violence. Contre lui. C’est comme un électrochoc. Cela réveille la force du désespoir, les dernières gouttes d’adrénaline, ce qu’il reste du mutant. Il ouvre vivement les yeux et saisit brutalement le poignet de son agresseur. Ses ongles se plantent dans la chair tendre de son assaillant.

Il ne voit rien. Les lumières de l’hôtel sont trop blanches, trop aveuglantes. Alors, il cherche à voir le visage penché au-dessus de lui. Et lorsqu’il le voit, ce gamin, il relâche sa poigne, sans pour autant briser ce contact qui le retient encore à cette laide réalité, dans laquelle il n’est plus rien. Sensation étrange aux tripes. Il le connait. Il le reconnait. Il cherche, il réfléchit à toute vitesse. Ses yeux ne savent pas où se fixer. Il a cet air paniqué d’un animal aveuglé par les phares d’une voiture. Ses pupilles sont étrécies et ne cessent de bouger, détaillant ce joli minois, juste là. Où. Quand. Il y a longtemps. Deux, peut-être trois ans. La dernière fois, c’était le jour d’un enterrement.

« Drumë. »

Il le murmure, incertain. C’est une question qui ne ressemble à rien. Il se trompe, forcément. Drumë était blond. Pourtant. Il tente de se redresser, s’appuie sur ses coudes. Sa tête tourne. Il doit fermer les yeux, le cœur au bord des lèvres. Autour de lui, le bâtiment entier est lancé dans une valse endiablée. Tout est flou, tout est en constant mouvement, ondule. C’est peut-être une connerie d’être ici. Un piège. Un hunter qui l’aurait envoyé à leur repère ! Conneries. Il ne sait pas pourquoi il pense à ça. Cela ne lui ressemble pas. Il n’est pas si parano d’habitude. Il plaque une main sur son crâne. La migraine est insoutenable. Il tremble toujours en se redressant, mais c’est moins flagrant. Il expire profondément et sa main vient se poser sur sa nuque. La douleur le paralyse une seconde. C’est psychologique, sans doute. Il serre les dents.

« Drumë… Je- »

Ses doigts se crispent sur sa nuque. Il sent que quelque chose a changé, mais il ne veut pas y croire. Il voudrait tellement remonter le temps, quelques heures en arrière. Avant qu’il ne soit traqué, débusqué comme un vulgaire gibier. Quand il avait encore un peu foi en l’humanité. Ses paupières sont closes, sa respiration agitée. Il essaie vainement de se calmer. De calmer son angoisse, alors qu’il plonge tête la première dans l’inconnu. Et il refuse de voir le visage de Drumë. Il refuse d’affronter la réalité en face. Le monde lui semble tellement hostile.


Dernière édition par Sunny Jones le Jeu 23 Nov - 0:05, édité 1 fois
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Ange Le Cerf

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MessageSujet: Re: nuit noire, (ange)   Dim 19 Nov - 17:28

Il est désespéré en abattant sa main sur ses joues. Pas lui. Pas Sunny. Il ne pouvait pas s’être fait prendre lui… C’était incompréhensible. Sunny était peut-être l’un des plus redoutable combattant qu’il lui ait été donné de voir, alors, comment avait-il pu tomber ? C’était douloureux de le voir, même lui, tomber. La vie était une pute. Il n’avait pas vu Sunny depuis des années. Mais… Il s’était toujours senti proche de lui. Et le grand tatoué avait toujours été de bon conseil, et protecteur avec lui. De la bonne façon. Alors le voir comme ça, c’est comme avoir ses souvenirs piétiné. Ses émotions étaient un tumulte violent. Il voulait qu’il se réveille. Il ne pouvait pas mourir. Pas là. Pas dans ses bras. Alors quand la main saisit son bras, que ses ongles s’enfoncèrent dans sa chaire, la douleur fut salvatrice pour lui. Sunny était vivant. Il était là. Même si son air faisait peur. Même s’il semblait plus mort que vivant malgré ses mouvements. Il était là. Tout n’était pas perdu.

Entendre son prénom de naissance… Drumë en est surpris. C’est comme retourner dans le passé. C’est étrange. Mais il sourit doucement à Sunny. Comme pour lui prouver que oui, c’est bien lui. Que c’est bien Drumë qui est là, au dessus de lui, à essayer de le ramener d’entre les morts. Il se recula un peu, laissant de l’air à Sunny, le laissant bouger comme il voulait. Ne voulant surtout pas l’opresser de sa présence, bien au contraire. Mais… Il a l’air si confus. Ange ne sait pas vraiment ce qu’il doit faire là, tout de suite, maintenant. Il est désemparé. Pourtant il n’est pas du genre à perdre son sang froid, mais, là il ne s’agit pas d’un inconnu alors, c’est difficile de garder la tête froide.

Sunny… Je suis là… C’est moi… C’est Drumë… Tu es en sécurité maintenant…” souffle-t-il d’une voix qu’il veut rassurante, mais qui ne l’est sans doute pas encore assez.

Qu’est-ce qu’il était sensé faire là ? Réfléchis, Drumë, bon sang… Il se leva, allant verrouiller la porte de l’hôtel. Posant le panneau d’indisponibilité à l’accueil avec son numéro de téléphone. Vu l’heure de toutes façons, les clients n’allaient pas se bousculer… Il revint vers l’homme. Il se met devant lui. Il s’agenouille. Il pose ses mains doucement sur ses épaules. Il voit son cou. Il va fallour le soigner. Mais pas ici en plein milieu du hall…

Sunny… Il faut qu’on aille dans ma chambre… Il faut que je te soigne… Sunny… Tu m’entends… ? Sunny… Laisse-moi t’aider… Sunny…” murmure-t-il doucement.

Il essaie de l’inciter à se lever. Se préparant à le soutenir. Heureusement qu’il y a un ascenseur dans l’hôtel…
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