AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  

Partagez | 
 

 Sometimes things refuse to go the way we planned - Acacio

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Jonah White

member + join the evolution.
Messages : 103
Inscrit(e) le : 02/11/2017
Points : 991
Avatar : Alex Høgh Andersen
âge du perso : 23 ans
Emploi : Ça change tout le temps, trop souvent, tu enchaînes les petits boulots légaux, comme illégaux que tu ne gardes jamais plus d'un mois
MessageSujet: Sometimes things refuse to go the way we planned - Acacio   Sometimes things refuse to go the way we planned - Acacio EmptyDim 12 Nov - 3:13

Sometimes things refuse to go the way we planned
Jonah & Acacio



Allongé sur ton lit, un petit bruit te tira du sommeil, le vibreur d'un téléphone contre le sol, ta main tâtonnait dans le noir pour le trouver, tes yeux se plissaient luttant contre la luminosité avant de s'écarquiller, c'était le jour, enfin, bientôt quatre ans après ta fuite, bientôt deux ans après ton arrivée ici, après la rue, après la prostitution, un mail, son nom, tu connaissais enfin son identité, la suite était simple, beaucoup plus simple que quatre années d'errance à chercher un être humain dans le monde parmi sept milliard d'autres, une aiguille dans une botte de foin, tu eus juste à faire une recherche sur les réseaux sociaux, dans l'annuaire, pour avoir une adresse, une photo et tu attrapais des vêtements qui traînais dans ta chambre, même pas sûr que c'était les tiens avant de t'éclipser.
Etrangement tu étais calme, la plupart des êtres humains à ta place seraient en train d'angoisser plus que jamais, en train de chercher comment introduire les choses, comment se présenter, comment ne pas effrayer, ne pas brusquer l'autre, en train d'envisager de faire demi-tour même pour se replier sur la solution plus correcte d'un appel ou un mail mais un des rares avantages à être toi était que tu n'avais absolument jamais rien eu à faire de tout ça, les normes, la politesse, ce qui se fait ou ne se fait pas, tu en connaissais la théorie, avais même demandé aux adultes lorsque tu étais petit « pourquoi »  ces règles existaient mais personne n'avait jamais rien réussi à te répondre d'autre que « parce que c'est comme ça », et même du haut de tes trois ans tu savais que si quelqu'un justifiait quelque chose ainsi alors la chose en question n'avait absolument pas lieu d'être et avait été décidée arbitrairement, alors tu avais décidé de ne jamais les suivre, si tu voulais faire quelque chose tu le faisais, si tu avais quelque chose à dire tu le disais, c'était aussi simple que ça, dans ce cas très précis tu lui dirais simplement qui tu étais sans passer par des chemins détournés

Ne sachant pas s'il vivait seul ou non, tu décidas simplement d'attendre à l'extérieur, qu'il sorte de chez lui, la capuche rabattue sur le visage par réflexe, tu te sentais un peu comme un stalkeur mais c'était mieux ainsi, l'attendre devant chez lui restait tout de même plus correct – selon ta définition toute personnelle du correct- que débarquer directement dans sa vie, dans son espace privé.

Le remarquant enfin qui sortait, tu l'interpellas, retirant ta capuche, tu ressemblais déjà à un mauvais garçon, à un déchet de la société sans ça, autant éviter d'en rajouter

« Acacio c'est ça ? »

N'attendant même pas sa confirmation, tu enchaînas, après tout tu avais vérifié sa photo avant de venir tu savais qui il était, et dans le pire des cas tu passerais pour un taré ce ne serait ni la première, ni la dernière fois que ça t'arrivait.

« Je vais pas y aller par quatre chemins tu m'excuseras, je suis ton frère, enfin demi-frère pour être précis»

Voilà c'était dit, sans la moindre subtilité, sortant une cigarette de ta poche, tu la glissas entre tes lèvres avant de l'allumer

« Si tu peux m'épargner un cri à la Luke Skywalker ça m'arrangerait mais tu fais comme tu le sens »


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Acacio Mordho

member + join the evolution.
Messages : 315
Inscrit(e) le : 30/10/2017
Points : 4224
Avatar : Dylan o'brien
âge du perso : 27 longues années écoulées.
Emploi : Etudiante en management, héritier de la boite de son père.
MessageSujet: Re: Sometimes things refuse to go the way we planned - Acacio   Sometimes things refuse to go the way we planned - Acacio EmptyDim 19 Nov - 15:47


Sometimes things refuse to go the way we planned
Acacio & Jonah


« Oui maman, j’arrive, laisse-moi le temps de m’apprêter et je viens prendre Alexandre. » Murmurais-je, le téléphone plaquer contre mon oreille. J’en tiens une bonne, de gueule de bois. Je ne sais pas trop ce qui s’est passé hier soir, mais vu l’état de mon lit, je n’avais pas passé la nuit seul. Sûrement avais-je demandé à la personne de s’en aller, ou encore, la personne en question s’était barrée au petit matin. Sincèrement, je n’en ai rien à faire, préférant me réveiller seul et ne pas subir la gêne du lendemain matin. Poussant un léger soupire, je coupe la conversation, raccrochant, pour balancer mon portable sur la table de nuit. Camille avait disparue, du coup, je me retrouvais seul avec notre fils. Heureusement, ma mère s’en occupait énormément, étant moi-même incapable de gérer un gosse, encore moins avec mes soucis actuels. Me redressant en grimaçant face à ma gueule de bois, je file dans la salle de bain pour prendre une aspirine et me laver, une bonne douche chaude ne peux que me faire du bien. Pas raser depuis plusieurs jours, je ne comptais pas le faire avant ce soir, ou demain…ou pas du tout, je trouve que ça me va bien. Une fois lavé, mon mal de crâne disparu, ne me laissant qu’un simple pincement, j’enfile des vêtements propres, me coiffe et me parfum. J’ai toujours eu l’habitude de bien m’apprêter, encore plus lorsque que je dois affronter ma mère…Inutile de dire que madame Mordho est exigence sur les apparences de ses enfants. Bon, maintenant que je suis présentable, je peux penser à y aller. Reprenant mon téléphone, consultant mes messages, j’attrape mes clefs de voiture et sors de la villa, la tête ailleurs, ne m’attendant pas à avoir de la visite. Mon prénom résonne et je me crispe, levant les yeux vers un jeune homme.

« Hm, ouai, c’est ça. » Sur mes gardes, je l’observe approcher, le regard froid et neutre. Serrant mes clefs de voiture dans ma main, je ne le quitte pas des yeux. Il est plus jeune que moi, semble également né dans un autre milieu social que le mien. Heureusement, je ne suis pas du genre à juger selon les apparences, sinon, ce mystérieux inconnu aurait fini par se barrer à grands coups de pieds au cul. Et là, il m’annonce de but en blanc qu’il est mon soi-disant demi-frère… Fronçant les sourcils, je l’observe plus attentivement. « Désolé de te décevoir, j’ai été adopté, tu ne peux donc pas être mon demi-frère…fin, ma mère biologique est morte à la naissance. » Quoi que, il me reste mon père, sauf que de lui, je ne sais absolument rien, voire ben…rien du tout. « Tu te trompe de personne petit, alors si tu veux bien quitter ma propriété, tu serais gentil. » Je grince des dents, incapable d’imaginer que ce jeune homme est bel et bien mon demi-frère, qu’au final, je ne suis pas aussi seul que ça…Appuyant sur le bouton pour déverrouiller ma voiture de sport garée dans l’allée, je ne bouge pourtant pas. Peut-être que ce con veux m’extirper de l’argent…C’est une possibilité que j’envisage clairement, après tout, mes parents sont richissimes, je le suis également, ça ne m’étonnerais pas plus que ça.


(c) DΛNDELION
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://thealmostpeople.forumactif.com/t125-lux-tenebris-acacio
Jonah White

member + join the evolution.
Messages : 103
Inscrit(e) le : 02/11/2017
Points : 991
Avatar : Alex Høgh Andersen
âge du perso : 23 ans
Emploi : Ça change tout le temps, trop souvent, tu enchaînes les petits boulots légaux, comme illégaux que tu ne gardes jamais plus d'un mois
MessageSujet: Re: Sometimes things refuse to go the way we planned - Acacio   Sometimes things refuse to go the way we planned - Acacio EmptyDim 19 Nov - 19:35

Sometimes things refuse to go the way we planned
Jonah & Acacio





Tu ne pouvais pas le blâmer pour sa réaction, après tout si un matin quelqu'un s'était présenté devant chez toi pour t'annoncer sans la moindre subtilité qu'il était ton demi-frère tu l'aurais très probablement envoyé balader ou pris pour un énième taré avant de délicatement lui demander de dégager. C'était normal, naturel, il n'y avait que dans les films, les séries, dans la fiction en général que deux étrangers se tombaient dans les bras, heureux se retrouver après toutes ces années alors qu'ils ne se connaissaient pas la seconde d'avant, de fait tu n'aurais pas aimé cette réaction non plus, tu ne faisais pas vraiment dans l'étalage sentimental, pas que tu ne ressentais rien pour autant, après quatre ans d'errance et après avoir tant sacrifié bien sûr que te retrouver devant lui te bousculait, bien plus que tu n'aurais pu l'imaginer mais tu n'allais pas non plus te mettre à pleurer, t'effondrer, tu n'étais pas comme ça, tu avais ta dignité et surtout beaucoup trop de fierté, tu préférais garder ce visage détaché, froid, qui tu devais l'avouer desservait probablement ta crédibilité.

Lâchant un léger soupir en l'entendant dire que votre fraternité était impossible puisque sa mère était décédée à sa naissance, tu dus faire tous les efforts du monde pour ne pas en plus lever les yeux au ciel, il fallait deux individus pour faire un enfant, personne n'était supposé l'ignorer

« Et ? J'ai jamais dit qu'on avait la même mère  à ce que je sache »

Heureusement pour lui. Avoir ton père, votre père, en commun n'était déjà pas un cadeau mais ta mère ne valait pas beaucoup mieux, presque pire en réalité, si lui n'avait jamais pu te supporter et ne l'avait jamais caché, te traitant toujours avec le pire des mépris, te faisant comprendre très clairement que tu étais une déception, l'erreur de toute une vie, elle avait réussi malgré son nombre incommensurable de défauts à te faire croire qu'elle était la moins pire des deux, plus effacée peut-être aussi, pourtant quand ton don s'était manifesté pour la première fois, durant cette dispute où tout avait dérapé, elle avait été la première à te menacer, tellement implicitement que tu n'avais pas relevé, pas compris avant plusieurs années.
Tu reportas ton attention sur le plus âgé, te doutant bien que tu ne pouvais pas vraiment te permettre d'en rester là si tu voulais qu'il te croit.

« Je connais pas tous les détails de l'histoire, je sais juste que quatre ou cinq ans avant ma naissance mon père est parti en déplacement plusieurs mois, qu'il a trompé ma mère, ce qui de toute façon fait partie de leur dynamique de couple, et qu'il a conçu un enfant »

Tu n'avais pas vraiment réussi à en savoir plus, tu ne savais pas pourquoi il n'avait pas assumé son premier enfant, pourquoi il était retourné avec ta mère alors qu'à l'époque tu n'existais pas pour leur donner une fausse excuse, une fausse raison de ne pas se séparer, tu n'avais jamais rien compris à leur couple de toute façon, tu avais bien essayé mais même sans être particulièrement attaché aux valeurs ou à la morale, bien loin de là, tu ne comprenais pas pour quelle raison ils restaient ensemble, entre infidélité et mensonge, ne réussissant plus à aveugler qu'eux-même dans cette sinistre mascarade dont tu avais été forcé d'être le témoin vingt ans durant.

« Ouais toi et tu seras ravi de savoir que c'est toi qu'il aurait préféré élever d'ailleurs »

Tu avais essayé de sourire en disant cette phrase, mais chaque fois que tu repensais à cet exact moment c'était la douleur qui prenait le dessus sur tout le reste, c'était la seule et unique fois où il avait réussi à réellement te blesser sans que tu ne sois pourtant capable de te l'expliquer, de mettre des mots dessus pour l'extérioriser et la douleur était toujours là, chaque fois que tu en reparlais, que tu revoyais cette scène dans ta tête, cet instant très précis où tout s'était effondré.
Tu serrais les poings discrètement, mordant tes lèvres à sang, tu ne pouvais pas te permettre de ressentir ce genre de sentiments, pas ici, pas maintenant, tu ne savais que trop bien les conséquences, et même si tu n'accordais pas forcément beaucoup d'importance à une supposée bonne impression, tu n'avais tout de même pas envie de perdre le contrôle de ton don.

« Et je peux pas me tromper, ça fait quatre ans que je te cherche, crois moi des fausses pistes j'en ai vu passer »

Passant tes mains sur ton visage, tu reportas ton regard sur le brun

« Désolé »

Tu ne savais même pas de quoi tu t'excusais exactement, peut-être de ne pas être ce qu'il se faisait de mieux, ou peut-être juste d'avoir débarqué après toutes ces années, tu ne savais même pas ce que tu étais venu chercher après tout, comme souvent tu ne savais pas expliquer, peut-être que tout au fond tu voulais juste voir que tu n'étais pas aussi seul que ce que tu avais cru, que ce que tu croyais, ce n'était peut-être pas une si bonne idée






Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Acacio Mordho

member + join the evolution.
Messages : 315
Inscrit(e) le : 30/10/2017
Points : 4224
Avatar : Dylan o'brien
âge du perso : 27 longues années écoulées.
Emploi : Etudiante en management, héritier de la boite de son père.
MessageSujet: Re: Sometimes things refuse to go the way we planned - Acacio   Sometimes things refuse to go the way we planned - Acacio EmptyLun 20 Nov - 8:21


Sometimes things refuse to go the way we planned
Acacio & Jonah


Roulement du regard propre à une certaine arrogance, je ne peux m’empêcher de sourire très légèrement face au comportement de mon cadet. Face à lui, j’aurais presque l’impression de me voire, tel le reflet de mon âme torturée, arrachée. Oui, je suis comme lui, toujours à réagit d’une façon à me protéger, à masquer mes propres émotions. Comportement dû à de terribles souffrances, à diverses trahisons. J’ai terminé par en être bien trop affecter, mon comportement devenant aussi froid que celui d’un jeune homme sans cœur. Néanmoins, le voire là, m’annoncer que je suis son frère aîné est une chose que j’ai du mal à accepter, à assimiler. Toutes ces années je n’étais pas seul porteur de mon sang, partageant ma fraternité avec des sœurs et frère tous adoptés, ne formant qu’une seule famille au désordre permanant, aux secrets imposants, étouffants. J'ai jamais dit qu'on avait la même mère à ce que je sache. Je comprends alors d’où me viendrait cette union tardive…Mon père. Etant tellement absent de mon existence, je n’avais pas pensé à lui, niant entièrement cette possibilité pourtant plus que logique. Sincèrement, je le pensais peut-être mort, ou encore, incapable d’engendrer une autre descendance. Pourquoi l’aurait-il fait alors qu’il m’avait abandonné ? Qu’il l’avait abandonné elle à son triste sort, ses tristes souffrances. Une certaine colère s’empare de moi en posant mon regard sur cet enfant, reflet d’une vie que je n’ai pas eu, que je n’aurais jamais eu. Sur certains reflets je ne regrette pas d’être tombé dans les bras de mes parents adoptifs, m’offrant une belle vie confortable, de l’amour et ce, jusqu’à ce que tout change avec la mort de cet enfant arraché trop tôt. « Je vois… » Murmurais-je calmement, le visage tout aussi fermé que le sien, tout aussi neutre comme pour me protéger de mes émotions.

Il me déballe quelques paroles sur mon existence, du moins, ce qui semble être ma conception. Père qui s’évade de sa propre famille, s’éloignant de sa femme pour aller faire un enfant dans le dos de celle-ci. Gosse des rues, j’ai vu le jour face à un accident regrettable, malheureux qui coûta la vie à celle qui m’a porté en elle durant plus de huit mois. Trop jeune, trop faible, elle n’a pas survécu à cet accouchement, me laissant aux bons soins des Mordho. Je l’écoute sagement, patiemment, cherchant une faille dans ses dires. Néanmoins, je ne lis qu’une sincérité écrasante lorsqu’il me dit qu’il aurait préféré m’élever moi à la place de cet inconnu. Rictus mauvais qui vient étirer mes lèvres, je dis du tac au tac. « Tous pareils, je suis loin d’être ravi. » Oui. Honte de ma famille, enfant trop indiscipliné, gosse à problème et impulsif, je ne doute pas que mon père aurait souhaité que Noah ne meurt pas pour pouvoir déposer ses espoirs sur mon ancien cadet. Poussant un long soupire, je tente de réaliser le nombre d’années qu’il a passé à me chercher. Quatre…Excuse dite sans réelles rapports, je passe une main dans mes cheveux, manie que je possède depuis ma tendre enfance, cherchant une façon de réagir, d’agir face à cette nouvelle qui vient compliquer ma vie, encore. A croire que la simplicité n’est pas écrite dans l’agenda de mon destin, me faisant passer par de nombreuses épreuves, par de nombreux hauts et bas. « …Monte dans la voiture. » Simple phrase, je dois prendre le temps d’accuser le coup, mais pour l’heure, je dois également aller chercher mon fils avant de me faire étriper par ma mère, chose que j’aimerais aisément éviter…une vraie charogne quand elle s’y met.

« On parlera sur la route. » Pas de promesses, pas de larmes, par de joie, rien qu’un visage impassible, rien qu’un visage méfiant. Je me dirige vers ma voiture de sport, à présent déverrouillé, faisant un signe de tête à mon cadet de bouger ses fesses. Entrant du côté conducteur, je me demande si il va me suivre. Après tout, il a passé quatre années à me chercher, si c’est la réalité, il ne laissera pas passer une minute de plus à me regarder filer, du mois, c’est ce que moi je ferais si j’étais à sa place.


(c) DΛNDELION
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://thealmostpeople.forumactif.com/t125-lux-tenebris-acacio
Jonah White

member + join the evolution.
Messages : 103
Inscrit(e) le : 02/11/2017
Points : 991
Avatar : Alex Høgh Andersen
âge du perso : 23 ans
Emploi : Ça change tout le temps, trop souvent, tu enchaînes les petits boulots légaux, comme illégaux que tu ne gardes jamais plus d'un mois
MessageSujet: Re: Sometimes things refuse to go the way we planned - Acacio   Sometimes things refuse to go the way we planned - Acacio EmptyDim 26 Nov - 22:01

Sometimes things refuse to go the way we planned
Jonah & Acacio





C'était étrange de te retrouver face à lui, étrange d'intéragir avec la personne que tu avais cherchée quatre années durant, pour qui tu avais fugué même pas encore majeur et pour qui tu avais vendu ton âme et bien plus encore, tout te semblait irréel, tu avais passé tellement d'années à en rêver, tellement d'années à désespérer qu'une fois face à lui tu réalisais que tu n'avais jamais pris le temps de réfléchir à ce que tu voulais lui dire, à ce que tu voulais faire.
Si comme toujours tu arrivais à sauver les apparences à garder ton allure de sale gosse, un brin arrogant, trop sûr de lui, presque froid, vide de tout sentiment, intérieurement c'était tout l'inverse, intérieurement toutes tes émotions s'enchaînaient les unes à la suite des autres dans une cacophonie qui frôlait l'insupportable, l'insoutenable alors que tu tentais tant bien que mal de le convaincre.
La peur, la douleur, les souvenirs qui revenaient sans cesse, les nuits passées les mains sur les oreilles pour ne pas entendre les cris, les bruits de verre brisé, les menaces de mort implicites de ta mère, les hurlements de ton père, la violence des mots toujours et encore, la douleur que tu avais réussi à masquer, à retenir prisonnière jusqu'au jour fatidique, aux paroles de trop, le moment où tu avais appris son existence et où tu avais eu la sensation de te briser intérieurement, trouvant paradoxalement dans la douleur, la force de fuir cette maison toxique, ces individus abusifs pour te retrouver là, devant ce gars, luttant pour garder le visage le plus neutre possible alors que tu sentais tout qui vacillait à l'intérieur de toi, alors que tu avais juste envie de t'enfuir, de t'effondrer sur le trottoir et de laisser couler les larmes que tu t'évertuais à retenir depuis de longues années, c'était peut-être ça qui avait fini par le convaincre toutefois, cette lutte intérieure, ce combat acharné entre émotion et raison qui avait dû transparaître dans tes yeux et le persuader de ta sincérité.

L'esquisse sourire vint finalement se dessiner sur tes lèvres malgré toi lorsqu'il dit ne pas être ravi de savoir que ton père l'aurait préféré lui, à toi, qu'ils étaient tous les mêmes, tu compris à mots cachés que lui non plus n'était pas vraiment l'enfant désiré et peut-être un peu comme toi le vilain petit canard de la fratrie...Étrangement ça te rassurait, tu te sentais apaisé, être cru, être compris implicitement te donnait définitivement l'impression d'être moins seul que ce que tu avais pu t'imaginer et c'était vrai que quand tu le regardais tu remarquais qu'il te ressemblait, pas forcément physiquement, après tout vous n'aviez qu'une moitié de patrimoine génétique en commun mais au moins dans l'attitude, dans la manière de se tenir, de s'exprimer, même si ça n'aurait pas dû l'être c'était rassurant pour toi, tu n'aurais certainement pas supporté de te retrouver face à quelqu'un de trop expressif, débordant d'émotions, se jetant dans tes bras, pas plus que tu n'aurais supporté de te retrouver en face d'une personne agressive ou d'une personne heureuse de savoir que ton père t'avait haï toute une vie tout en chérissant le souvenir qu'il avait de lui, d'un enfant qu'il n'avait jamais ni vu, ni connu, mais idéalisé au fil du temps, des années, tu n'aurais jamais réussi à gérer ce genre de réaction, mais lui, son air neutre, son calme, tu connaissais cette attitude, tu savais t'y adapter, c'était presque comme, rentrer à la maison.

 « …Monte dans la voiture. »

Relevant les yeux vers lui, t'arrachant à tes propres pensées, tu le regardas sans un mot, te demandant si tu avais bien compris ce qu'il venait de dire, il y avait peu de chance que tu te sois trompé mais tout de même, tu restais planté sur place sans esquisser le moindre geste tant la proposition te prenait de cours

« On parlera sur la route. »

Tu t'apprêtais à acquiescer légérement de la tête et le suivre sans un mot de plus lorsque tu vis la voiture dans laquelle il montait

« C'est ta voiture !? »

Écarquillant les yeux, tu n'avais pas pu retenir cette exclamation, c'était tout toi ça, tu avais beau avoir un excellent contrôle de toi-même, de tes émotions, il arrivait aussi que certaines fois elles t'échappent complètement, c'était le cas alors que tu regardais la voiture de sport de ton aîné, prenant au passage conscience de l'écart social qui vous séparait, l'espace d'un instant tu avais l'impression d'être de nouveau un petit garçon en train de rêver, du moins jusqu'à ce qu'il te fasse un signe de tête t'indiquant de te bouger les fesses si tu ne voulais pas qu'il s'en aille sans toi, et après quatre ans de recherche, autant dire qu'il était juste impensable pour toi de le laisser filer.

« ….Je veux dire, d'accord »

Essayant tant bien que mal de reprendre un air neutre alors que pourtant tes yeux continuaient de briller et de regarder tout autour de toi, émerveillé, tu pris place côté passager sans bien savoir dans quoi tu t'engageais

« Tu vas où, au fait ? »








Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: Sometimes things refuse to go the way we planned - Acacio   Sometimes things refuse to go the way we planned - Acacio Empty

Revenir en haut Aller en bas
 

Sometimes things refuse to go the way we planned - Acacio

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
the almost people :: boston, massachusetts - the hub of the universe :: roslindale :: les résidences-
Sauter vers: