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 (calista), that feeling never goes away

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MessageSujet: Re: (calista), that feeling never goes away   Sam 18 Nov - 2:15

Peut-être avait-elle eu raison, la Calista d’une certaine époque, à s’dire que s’ils avaient dû grandir dans le même monde comme ça, ils n’auraient, eux deux, jamais fait partie des mêmes cercles de connaissance. De l’extérieur, comme ça, ils n’avaient que très peu de points communs : et l’Alec bien plus jeune, adolescent con et consumériste, sans culpabilité et fêtard, avait aimé graviter surtout autour des apparences. Maintenant, il s’retrouvait, adulte de trente-cinq ans, à n’pas pouvoir imaginer sa vie sans la Wolstenholme dedans ; à bien des moments, elle avait semblé être la seule personne un tant soit peu humaine dans un univers fait de hunters, de tueurs, de rage et de sang. Elle avait aussi semblé être la seule à vraiment s’intéresser à lui – à chercher l’humain même dans l’inhumain ; on l’avait probablement de nombreuses fois jugée ridicule, tape à l’œil ou trop bizarre pour être crédible parmi les hunters, mais la blonde n’avait jamais changé. Force était d’admettre que le Lynch lui-même, avait eu ses préjugés, à l’époque, quand il avait rencontré la jeune femme pour la toute première fois : il avait fini par s’habituer à un environnement où on n’s’intéressait pas à lui, où on n’lui posait pas des questions, où on essayait pas de l’comprendre ou de voir c’qui pouvait rester d’un tant soit peu sociable ou humain, sous les couches de ressentiments et de hargne. Pour beaucoup, il semblait bien qu’Alec avait été une arme bien tranchante, pointée dans des directions bien précises, pour faire tomber des ennemis bien précis, eux aussi. Aujourd’hui encore, alors qu’il n’arrivait plus à remonter toutes les voies qu’il avait empruntées pour tuer telle ou telle proie ou victime, le chasseur s’demandait si, dans son chemin destructeur, il n’avait pas, lui aussi, tué les mauvaises personnes. Des humains tout à fait normaux, qui l’auraient vu comme le monstre pénétrant dans leur maison, au sein même de la sécurité de tout ce qu’ils s’étaient bâti autour d’eux. Il n’avait jamais cru que ça pourrait devenir aussi important, au bout d’un moment, un cas d’conscience comme s’il découvrirait enfin que le monde était plein de pourris qui n’avaient fait que l’utiliser. Calista n’l’avait jamais utilisé – pourtant, pour toutes les fois où il l’avait, volontairement ou non, blessée, peut-être le mériterait-il. Il ne l’avait jamais utilisée non plus, et il espérait qu’au moins, elle le savait, même après tout ce qu’ils avaient traversé, les peines qu’il avait pu lui infliger, les hauts et les bas par lesquels ils étaient passés. D’cette situation, il en souffrait, aujourd’hui ; mais il n’était plus question de l’dire, d’espérer ou même de vouloir changer les choses – à quoi bon ? Ils avaient essayé tellement de fois, échoué tellement de fois. Il savait bien, Alec, qu’il avait sa dose de responsabilités à chaque fois – assez de fois à voir la peine dans les yeux de la blonde, pour n’pas avoir envie d’risquer de lui infliger ça à nouveau. Et ce n’serait que s’voiler la face, hein, d’croire que le monde autour d’eux avait assez changé ? Il en était arrivé là, et pourtant, incapable de véritablement faire marche-arrière, quitte à sortir de la vie de Calista. De toute manière, elle le haïrait pour de bon, désormais, s’il devait faire une chose pareille : elle était enceinte, de leur bébé, à cause d’une erreur qu’ils avaient commise tous les deux. Et il lui avait promis, cette fois-ci, de n’pas faillir ; quoiqu’il lui en coûte, il tenait bien à respecter cette promesse-là au moins.

Il n’avait probablement rien d’idéal, comme ça, ou en tant que personne tout court, avec qui construire une vie bien réelle avec des responsabilités. Peut-être que ça au moins, la Wolstenholme l’avait toujours su, ou peut-être que dans la bulle de leur romance, elle n’s’en était pas rendue compte pendant trop longtemps, avant d’ouvrir les yeux. Mutant ou pas, il n’avait pas la gueule du gendre idéal, de l’amoureux transi qui faisait tout parfaitement, ou même du type bien équilibré dans sa tête. Sept ans, il avait dédié sept longues années à une course effrénée contre le tueur de ses parents, sans jamais faillir, sans jamais s’détourner de ce chemin – sans même se poser la question, quant à c’qu’il était devenu. Et au-delà de ça, il avait continué, même après avoir obtenu vengeance ; il n’avait pas su s’arrêter, pas su où aller ou pas su quoi faire d’sa vie en dehors des assassinats qu’il avait commis. Pas de quoi être un exemple pour le bébé qu’ils allaient avoir ; Alec était le premier à se l’dire – peut-être bien alors, que souvent, il se forçait à être là, sans vraiment savoir c’qu’il aurait à amener, ou même c’qu’il pourrait être capable de devenir. Certainement pas un modèle pour cet enfant – parfois, il s’demandait même s’il serait capable d’apporter à cet enfant toutes les choses basiques dont il aurait besoin : pas de la nourriture ou un toit sous lequel dormir – ça, c’n’était pas un problème. Mais d’l’amour, de l’affection, une aisance à s’accepter en tant que parent. Il suffisait d’pas grand-chose, au fond, pour s’rendre compte que jusque-là, il n’avait pas vraiment assuré : ouais, il s’était présenté à tous les rendez-vous médicaux, il avait posé des questions, il avait rempli la paperasse pour permettre aux médecins de faire leur job quand Calista avait manqué de perdre le bébé. Et il l’aidait même, elle. Mais des fois, il semblait presque que regarder ce ventre rebondi lui brûlerait les yeux – avoir un geste quel qu’il soit à l’égard de celui-ci, c’était encore autre chose ; il n’avait jamais tenté, en six longs mois. Et quand bien même c’était des choses qu’il avait bien en tête, lui, il semblait que Calista n’lui en tenait pas rigueur : peut-être aurait-elle arrêté d’vouloir qu’il soit là pour elle ou ce bébé, si tel était le cas. Ils n’en seraient pas à partager un repas, à parler ou à se sourire d’un air complice. « J’suis presque sûr que n’pas être sur facebook m’exonère de devoir connaître le nom d’son créateur. » comme s’il était vexé, lui, par l’air agacé de la blonde, il leva les yeux au ciel. Facebook, Twitter, les autres trucs dont il n’connaissait pas le nom – tout le monde en faisait des caisses, et il n’comprenait pas pourquoi, lui. Probablement parce qu’il n’avait pas masse d’amis, qu’il n’était pas comme la ‘jeune génération’, avec des potes en Europe, d’autres en Australie ou à l’autre bout des Etats-Unis. Il avait tout simplement coupé les ponts, du jour au lendemain, d’avec tous ceux qu’il avait pu connaître à Elizabethtown : pourtant, ça n’avait pas été une p’tite bande. Mais visiblement, ils étaient tous passés à autre chose, puisqu’il n’avait jamais eu la moindre nouvelle. De bien des façons, intimement, secrètement, tout naturellement, il s’disait parfois, qu’il n’avait que Calista qui était vraiment là pour lui. Et c’était assez, souvent. « Après j’ai jamais dit que j’devrais être le seul à connaître ton nom. Mais ça m’va, si t’es la seule personne créatrice de bidules informatiques que j’connaisse… » avec nonchalance, il disait les choses comme ça, observant à nouveau la jeune femme. A côté, il s’en foutait vraiment, de Mark Zuckerberg ou quel que soit son nom. « J’espère bien, qu’tu peux me faire confiance sur un plat de pâtes. » voilà qu’il espérait n’pas s’être planté, surtout, ses yeux s’accrochant un peu trop longuement à Calista comme s’il s’attendait à la voir courir aux toilettes à la première bouchée. Y’avait eu des périodes difficiles comme ça, après tout. Il y avait aussi les drôles d’envies soudaines qu’elle pouvait avoir, mais avec lesquelles il ne se mêlait pas trop – pas de là à essayer d’improviser quelque-chose de bizarre et original pour satisfaire les lubies de femme enceinte qu’elle pourrait avoir.

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MessageSujet: Re: (calista), that feeling never goes away   Sam 18 Nov - 14:26

L‘histoire qui liait Calista et Alec était compliquée. Ils ne venaient pas du même endroit tous les deux. Ils avaient grandi dans des familles qui avaient quelques similitudes. Elle avait pu reconnaitre dans l’ancienne maison d’Alec, des choses qui ressemblait beaucoup à la demeure dans laquelle elle, elle avait grandi. Les Lynch et les Wolstenholme faisaient parties de ces riches familles qui n’avaient aucun mal à exhiber leur argent, comme un gage de réussite dont ils étaient particulièrement fiers. Mais elle, elle n’avait connu que la chasse toute sa vie, parce que c’était là-dedans que sa famille baignait depuis plusieurs générations, se voyant presque comme un genre de héros qui essayaient de protéger l’espèce humaine de la menace que représentaient les transmutants. Alec lui, il avait eu au moins la chance d’être propulsé dans la chasse après avoir bien vécu, après avoir longuement profité de la vie. Calista, elle n’avait jamais connu ça, la jeunesse insouciante qui lui aurait permis de faire tout et n’importe quoi en étant encore et toujours protégée par ses parents. Elle, si elle avait dû se comporter comme le Lynch, son père aurait fini par la mettre dehors en la forçant à se débrouiller toute seule pour se reprendre en main. Il n’avait pas rejoint le monde de la chasse de la meilleure façon qui soit, Alec. Il avait perdu ses parents pour ça et elle savait bien la blonde que sans cet événement tragique, elle n’aurait jamais connu le Lynch, leurs univers étant trop différents, malgré leurs similitudes, pour un jour se croiser. Elle aurait voulu, qu’il n’ait jamais à connaitre ça, qu’il continue d’évoluer loin de la chasse et des malheurs qui y étaient liés. Pourtant, elle ne regrettait pas d’avoir un jour croisé la route d’Alec Lynch, peu importait à quel point leur histoire pouvait être compliquée, douloureuse, même, à certains moments.

Les peines de cœur, elles étaient là, inscrites en elle, comme des cicatrices dont elle ne pouvait pas se défaire. Elle les ressentait encore souvent, même maintenant, quand il était question du jeune homme et de toutes les tentatives de romance qui avaient échouées entre eux. Pourtant, avoir Alec dans sa vie, ça continuait de la rendre heureuse. Il lui avait apporté beaucoup. Malgré leurs différences, elle avait souvent eu l’impression qu’il était l’une des rares personnes de son entourage à croire en elle. Il avait à un moment cru qu’elle pouvait vaincre ses peurs et être plus efficace qu’elle ne voulait bien l’admettre et même s’il s’y était pris de la mauvaise façon pour le lui prouver, elle pouvait encore se dire aujourd’hui, qu’il avait cru en elle, alors qu’à l’époque, ils ne se connaissaient pas tant que ça. Il avait continué de le faire encore après et toutes ses réussites, elle les lui devait à lui presque plus qu’à elle-même, parce que sans lui, elle n’aurait jamais tenté quoi que ce soit d’un tant soit peu risquer et mine de rien, se lancer dans sa propre entreprise, c’était un pari risqué. Il lui avait redonné confiance en elle, là où son père avait toujours poussé à la rabaisser. Après le passage du patriarche Wolstenholme, rétablir l’estime d’elle-même qui avait été démolie et piétinée, pendant de nombreuses années, ça n’avait pas été facile et pourtant, Alec, il avait réussi. Elle pouvait bien lui pardonner alors de ne pas connaitre le créateur de Facebook, elle pouvait de toute façon, tout lui pardonner. « Ouais, t’as une bonne excuse, alors je te pardonne, de toute façon, le gars à l’air d’être un pauvre con. » C’était ce qu’elle avait bien retenu du film qu’ils avaient fait sur lui. Le gars s’était approprié des idées qui n’étaient pas de lui et avait arnaqué la plupart de ses collaborateurs et amis, pas le type le plus fréquentable du monde d’après elle. Comme quoi, être un génie, ça n’empêchait pas d’être complètement con. Alors en vérité, elle n’avait pas forcément envie de devenir comme ce type. « Peut-être que ça te poussera même à les appeler autrement que ‘bidules informatiques’. » Elle rigola à nouveau, elle qualifierait de ‘bidule’ à peut près tous les machins qui servaient à faire du sport elle, même les trucs les plus basiques comme les altères, alors elle n’avait aucune bonne raison de reprocher à Alec de parler de ‘bidules informatiques’ en vérité de toute façon, ça l’amusait plus qu’autre chose, ça avait quelque chose d’attendrissant. « Ouais, t’en fais pas pour ça. » Comme pour lui prouver qu’elle avait vraiment confiance en lui, elle attrapa une bouchée de son plat de pâtes, pour l’avaler, et ça passait très bien, il n’avait pas à s’en faire, elle n’allait pas se barrer en courant pour gerber ça dans les toilettes. « De toute façon, j’ai plus tant de nausées que ça. » La liste des aliments qu’elle pouvait manger au début avait été très courte, elle avait vraiment eu des grosses nausées, hyper régulièrement, provoquées d’un rien, mais ça allait mieux maintenant, heureusement. « Maintenant, j’ai super mal au dos et je peux pas monter trois marches sans être essoufflée. » Et même si elle n’était pas hyper sportive, quand elle n’était pas enceinte, elle pouvait monter un escalier sans avoir l’impression qu’elle allait mourir, maintenant, c’était différent. A chaque période de grossesse, y avait des inconvénients, mais elle était certaine de pouvoir aussi trouver tout un tas de trucs chouettes à raconter, elle était heureuse d’être enceinte, même si c’était difficile, stressant et pas dans les meilleures conditions possibles. Elle avait toujours voulu être maman après tout.
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MessageSujet: Re: (calista), that feeling never goes away   Lun 20 Nov - 3:24

La familiarité qui s’était instaurée entre Calista et lui, Alec n’s’imaginait plus vivre sans. Pour tout le temps qu’il avait mis à s’y faire, maintenant, c’était quelque-chose de trop accessible entre eux deux, de trop indispensable à sa vie quotidienne, pour que tout n’s’arrête, pour quelque raison que ce soit. Ils avaient été en couple, certes, et du côté de l’intime, ils n’avaient plus grand-chose à cacher l’un à l’autre : prétendre n’servirait à rien, surtout alors même que la blonde était enceinte, et que les preuves de leurs vieux réflexes devenus faux pas dans leur histoire, étaient toujours là. Mais même au-delà de ça, même avant ces histoires tantôt aisées, tantôt compliquées, de cœur et de prise de tête, ils avaient été amis. Probablement la seule personne avec laquelle le Lynch s’était laissé tenter à tisser quelque-chose, dans tout le monde de la chasse qui s’était développé autour de lui, après son arrivée à Boston. Il avait eu Felix pour l’aider pour le plus gros ; et jamais il n’aurait imaginé faire c’qu’il faisait, sans son meilleur ami de toujours à ses côtés. Mais désormais, le Lecter était parti, et plus que jamais, ç’avait été vers la compagnie de Calista,  bien la seule à connaître tout ce qu’il avait vécu et à comprendre le fondement de ses motivations, qu’il avait eu besoin et envie de s’tourner. Peut-être n’était-ce que naturel, qu’ils se retrouvent alors, à être prochainement parents ; ils auraient pu faire mieux qu’ça, mieux que d’tomber dans des circonstances qui n’étaient pas parfaites, et semaient surtout la zizanie dans l’ordre déjà précaire qu’ils n’avaient qu’à peine réussi à instaurer, entre leur passé et leur présent. Mais au moins, c’était avec Calista qu’il l’aurait, ce bébé – avec le temps, Alec avait appris à relativiser comme ça : la Wolstenholme n’était pas une inconnue, elle n’était pas une énigme ou quelqu’un qu’il verrait facilement lui faire faux bond du jour au lendemain, emportant leur enfant avec elle pour disparaître à l’autre bout du pays. Et il espérait qu’elle ressentait ça, elle aussi de son côté, malgré le passé houleux qu’il avait eu, et dont elle avait lu certains récits sur internet : à vrai dire, de c’côté-là, elle en avait beaucoup plus appris par google que par lui – ils n’en avaient jamais trop parlé. Mais peut-être que les actes parlaient plus que n’importe quel mot qu’il aurait pu dire à ce sujet : et ç’avait beau faire six mois qu’il savait qu’elle était enceinte de lui, qu’ils allaient avoir un bébé totalement imprévu dans leurs plans, que ce serait une situation compliquée, il était toujours là. Et c’n’était pas parce qu’il avait quoique ce soit, pour obligatoirement le retenir à Boston ou dans le Massachussetts. Il n’avait pas de famille ici – il n’avait plus d’famille tout court. Et les rares amitiés qu’il avait pu s’créer, elles n’comptaient pas comme ça ; elles n’compteraient certainement pas autant que Calista elle-même. Et pour ceux qu’il avait connus avant, les Lecter, les choses entre eux avaient tellement explosé, que ce n’serait pas non plus pour Felix ou pour tous ceux qui lui avaient montré la voie de la chasse, qu’Alec s’réveillerait avec une loyauté sans faille, au point qu’il reste là. Il était né à Elizabethtown, et tout autant qu’il n’semblait pas avoir de désir ardent de retourner chez lui, y’avait pas mal de route, entre ici et le Kentucky. D’nombreuses villes où il aurait pu disparaître, ou juste fuir pour quelques semaines, avant que Calista ne l’retrouve irrémédiablement, grâce à son téléphone, sa carte de crédit ou il n’savait quoi encore.

C’n’était pas parce qu’il savait que c’était inutile, qu’il n’était pas parti. Certes, probablement qu’au tout début, ne pas blesser la blonde avait été sa motivation première sur tout : il avait endossé ce rôle subitement tombé sur lui, principalement pour protéger la santé de Calista. Aussi, parce que même s’il n’avait jamais pensé à être parent, qu’la vie puisse leur arracher un deuxième bébé, ç’aurait été beaucoup trop, même pour lui. Maintenant il était là pour elle, pour lui, pour ce bébé qui verrait le jour ; il s’rendait à tous les rendez-vous qu’il pouvait. Et il semblait bien que le concret, finalement, il n’était pas si difficile à appréhender : sûrement la victoire la plus nette qu’il avait réussi à arracher, à l’Alec d’il y a quinze ans, qui lui, aurait réagi d’façon bien différente. A croire que la chasse, la vie qu’il avait menée depuis qu’il avait quitté sa ville natale, l’avait changé bien plus qu’en n’faisant que le transformer en un tueur – il espérait au moins pouvoir s’concentrer sur ça, à l’avenir ; surtout quand il serait question d’transmettre quoique ce soit à la fille qu’ils allaient avoir, Calista et lui. D’l’autre côté, tout c’qu’il pouvait voir, c’était que ce bébé aurait beaucoup d’choses à prendre de sa mère : à croire que c’était vrai, qu’l’amour rendait aveugle – qu’les sentiments mettaient la tête sans-dessus-dessous. Mais Alec, il voyait bien, que Calista elle avait su cultiver des rêves et des ambitions coûte que coûte – des efforts qu’il n’avait même pas mis dans sa vie à lui, d’son côté. Il savait que Calista, elle était aussi empathique, généreuse, capable de s’concentrer sur les autres comme il n’l’avait jamais fait. Qu’elle était drôle, et sociable, et ouverte aux autres, plus même que l’Alec d’Elizabethtown n’l’avait été : fêter avec les autres, c’était une chose, lier de vraies amitiés, ç’avait été bien trop rare pour lui. « J’ai bien peur que c’soit un truc qui changera jamais, ça. ‘Bidule informatique’ c’est plus général… alors que vos machins avec des noms compliqués, j’ai l’impression que j’suis physiquement incapable de les retenir. » ça aussi, beaucoup jugeraient que c’était important, d’savoir comment faire fonctionner un ordinateur ; bien plus important que d’savoir manier un arc, ou pointer un flingue dans la direction de quelqu’un d’autre. A vingt ans, au tout début de son entrainement de hunter, il n’avait pas su non plus, comment utiliser une arme à feu. Le tir à l’arc, mine de rien, ç’avait été quelque-chose qu’il avait partagé avec son père pendant des années et des années – même aujourd’hui, il n’pouvait pas prétendre que penser à tout ça, avait quelque arôme négatif que ce soit. Calista et lui, ils venaient d’univers différents, ils avaient des envies différentes ; et pourtant, ils se retrouvaient, crashés dans la vie l’un d’l’autre – Alec, au moins, il en était déjà à savoir qu’il voudrait bien qu’leur enfant, quand il grandirait, prenne de nombreuses qualités qu’il voyait, chez la blonde. De son côté, il assurait tant bien que mal ; il avait assuré pour les pâtes, et il sourit comme s’il pouvait être fier de ça au moins. « Bah-… si ça s’trouve y’a des femmes qui ont des nausées jusqu’au bout. » tenta-t-il d’argumenter, contre le fait que probablement, il aurait dû savoir que les nausées s’arrêtaient au bout d’un moment, pour être remplacées par beaucoup d’autres choses. S’il avait lu certains bouquins, ou peut-être plus attentivement écouté quelques-uns des rendez-vous ‘briefing’ ou ‘check-up’ qu’ils avaient pu avoir, tiens. « Heureusement, t’as un ascenseur ici, c’est déjà ça... » comme s’il n’avait que ça à relever, quand elle parlait de ses essoufflements et de ses maux de dos ; dans d’autres circonstances, peut-être qu’Alec lui aurait proposé un massage, à croire qu’ils pouvaient faire les choses facilement comme ça, sans que ça n’devienne tendu, bizarre ou imprévisible entre eux deux. Cette fois-ci, il détourna simplement le regard, préférant s’abstenir ; « Et tu sais que si t’as besoin… tu peux demander. Pour les courses, ou des travaux, ou-… n’importe quoi. » il se retrouva à hausser les épaules ; il n’avait pourtant probablement pas l’air très crédible, tandis que d’son côté, il n’avait pas encore prévu grand-chose non plus. Parfois, il essayait de s’rassurer en se disant que trois mois avant, c’était peut-être trop tôt. Mais trois mois, ça pouvait aussi passer vite, trop vite. « Peut-être que ce s’rait plus pratique si on faisait la plupart des courses ensemble, d’toute manière. » plus il y réfléchissait, plus il arrivait à cette conclusion ; ç’allait leur faire beaucoup d’achats, ouais, mais au moins ils s’accorderaient sur pas mal de choses. Et puis, qui sait, peut-être qu’ils feraient des réductions, dans les magasins, pour le double d’achats. Et Calista n’aurait pas à faire le tour des rayons de tout et n’importe quoi, par elle-même.

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MessageSujet: Re: (calista), that feeling never goes away   Mar 21 Nov - 19:10

Alec, il était désormais quelqu'un de vraiment important dans la vie de Calista. Ils n'avaient peut-être pas été faits pour se rencontrer et pourtant maintenant tout laisser penser qu'ils ne pouvaient plus vraiment vivre l'un sans l'autre. Calista, elle savait qu'elle ne pouvait pas vivre sans Alec. Ce n'était pas pour rien qu'elle s'était autant attachée à lui et que même après leur rupture elle avait continué de croire qu'ils pourraient rester amis. Elle était venue à son anniversaire parce qu'elle n'avait pas envie qu'il soit tout seul. Elle trouverait toujours une bonne raison de venir le voir pour toutes les grandes occasions, pour lui tenir compagnie. Que ce soit pour l'éternité ou pour quelques heures elle n'aimait pas le savoir tout seul. Elle tenait vraiment à lui, plus qu'elle ne le devrait sans doute. Ils n'étaient plus ensemble, elle était censée être célibataire et pourtant elle se trouvait toujours de bonnes excuses pour ne pas chercher à faire de nouvelles rencontres. Elle était enceinte de toute façon alors, à quoi bon ? En plus d'avoir d'autres priorités, elle se disait que personne de censé ne serait intéressé par elle et puis elle était beaucoup trop fatiguée pour pouvoir sortir de toute façon. Quand le bébé sera né elle aura encore une bonne excuse, un bébé dont il fallait s’occuper, ce ne serait pas de tout repos, elle n’aurait plus le temps pour tout ça, alors que la vérité si elle n’avait même pas envie de tenter l’expérience, c’était surtout parce que son cœur battait, encore et toujours pour le même homme.

Elle n’oubliait pas Alec, elle n’avait même pas envie de l’oublier et sans doute que le temps qu’ils passaient ensemble n’aidait pas de ce côté. Cependant, elle n’avait pas envie de sacrifier ceux-là, pour aller passer du temps avec d’autres mecs. Elle n’était définitivement pas très avancée et ça ne semblait pas bien grave à ses yeux, parce que ça lui convenait comme ça. Tout ce qu’elle pouvait, bêtement espérer, c’était qu’ils finissent par se remettre ensemble, elle et Alec et pourtant, c’était un sujet qu’ils n’osaient même pas aborder et quand on les pensait en couple chez le médecin, ça avait tendance à la rendre nerveuse, Calista. Avec cette histoire de bébé, y aurait bien un moment où elle se ferait appelée ‘madame Lynch’ et que ça la ferait rougir comme une idiote. Lynch, ce serait probablement le nom de cet enfant, parce que pour Calista, Wolstenholme, ça venait avec un trop lourd passé, une histoire qu’elle ne voulait pas imposer à son enfant et surtout, elle ne voulait pas transmettre le nom de son père, alors qu’elle détestait son patriarche pour tout ce qu’il lui avait fait subir. « C’est pas bien grave, c’est mignon ‘bidules informatiques’. » En tout cas, ça la faisait rire elle, d’entendre ce mot dans la bouche d’Alec, sans doute parce que c’était un peu des mots d’enfants dans la bouche d’un adulte qui en imposait quand même pas mal. A défaut de ne pas retenir tout ce qui touchait de près ou de loin à l’informatique, au moins, Alec avait très bien retenu ses goûts à Calista et ça lui convenait très bien à la blonde. « Peut-être bien ouais, les pauvres. » Elle était bien contente elle, d’être débarrassée des nausées, elles avaient été vraiment difficiles à supporter, alors heureusement qu’elle n’avait pas besoin de se les coltiner pendant toute sa grossesse, trois mois, ça avait déjà été beaucoup trop long à son goût. Maintenant, y avait d’autres trucs un peu compliqués, mais elle faisait de son mieux pour gérer. Elle se plaignait quand même assez souvent, mais à côté de ça, y avait aussi plein de choses qu’elle adorait dans le fait d’être enceinte. « Ouais, je sais pas ce que je serais devenue sans mon ascenseur. » Même sans être enceinte, elle avait toujours apprécié le fait d’avoir un ascenseur chez elle. C’était quand même bien pratique. Surtout pour une femme comme elle qui n’appréciait pas trop les efforts physiques. « Okay, merci. » Elle lui adressa un sourire, elle savait qu’elle pouvait compter sur lui de toute façon, il avait toujours été là pour elle et là, il avait promis de la soutenir et d’être à ses côtés et elle lui faisait pleinement confiance. « Ouais, surement, ça nous permettra d’être sur la même longueur d’onde. » Y avait beaucoup de choses à acheter, alors s’ils le faisaient ensemble ce serait plus simple. Même si, là encore, ce serait encore une bonne occasion pour les gens autour et notamment les vendeurs de les croire en couple. Quoi que, s’ils achetaient tout en double, ça voulait tout dire non ? Peut-être qu’on penserait surtout qu’ils attendaient des jumeaux. « J’vais peut-être devoir déménager, j’ai pas beaucoup de place ici. » Elle n’avait qu’une chambre, alors c’était forcément compliqué pour élever un enfant ici. Pourtant elle l’aimait son appartement alors c’était difficile pour elle de s’en défaire et en plus les visites et le déménagement en lui-même, ça lui semblait épuisant rien que d’y penser, pourtant, elle n’avait pas vraiment le choix.

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MessageSujet: Re: (calista), that feeling never goes away   Dim 26 Nov - 0:25

Depuis le temps qu’ils se connaissaient, Alec avait fini par croire que rien dans sa vie, sa personnalité ou ses choix n’pourrait surprendre Calista. Ou la décevoir. Au fond, elle avait déjà vu la pire partie d’sa vie, et elle y avait elle-même participé. Parce que ouais, choisir le monde de la chasse avait pour lui été, en pleine connaissance de cause : il avait embrassé une existence qui revenait à tuer d’autres êtres humains, faire ce qui était nécessaire pour sauver des gens qui, eux, avaient pendant longtemps vécu dans l’ignorance la plus totale. Le silence des gouvernements, l’indifférence des tribunaux, l’aveuglement des autorités, tout ça avait été autant d’aberrances qui avaient irrémédiablement stoppé la machine à même de rendre justice à la mémoire de ses parents. Lui, il n’avait pas été un jeune, né dans une mauvaise famille et endoctriné depuis son plus jeune âge, comme avaient pu l’être tous les enfants Wolstenholme, ou même son meilleur ami. Il n’avait pas ce prétexte-là pour alléger sa conscience, blâmer une part de responsabilité sur quelqu’un qui aurait fait les choix pour lui. Alors ouais, techniquement, il avait toujours su qu’il avait choisi une vie faite de ténèbres, de meurtres, et d’actes desquels il n’pourrait jamais revenir, complètement humain, et sans l’ombre d’un doute quant au sillage de sang qu’il avait laissé derrière lui. Y’avait aucun crime pire que ça, caché quelque-part dans l’autrefois dont il ne parlait que très peu, avec les autres ; alors finalement, hein, si la blonde était toujours là, à ses côtés, amie avec lui, même après toutes ces choses, il voulait bien croire qu’il ne la perdrait jamais. Pas pour ça. Pas à cause de secrets sur lui-même, soigneusement cachés par un silence borné qui trahirait à quel point il n’avait pas confiance en elle. Il avait confiance en elle, bien sûr. Et de son point d’vue à lui, les seules choses répréhensibles qu’il avait pu faire à son égard, il les avait faites, parce qu’il tenait à elle. Ce va et vient constant qu’ils avaient subi dans leur histoire pendant bien longtemps, ça n’avait pas été l’orchestration d’un genre d’amusement venant du Lynch, occupé à jouer avec le cœur de la jeune femme. Il en avait souffert, lui aussi ; il en souffrait encore aujourd’hui – en silence, en tout cas, trop conscient que tout ceci était de sa faute ; qu’il était non seulement, le transmutant dans cette équation, qu’il était celui qui avait choisi de s’lancer dans une romance avec elle, en pleine connaissance de cause, s’basant sur l’espoir comme si c’était une valeur sure qui avait un jour donné quoique ce soit à qui que ce soit. Qu’il avait été celui qui avait décidé qu’ils n’pouvaient pas être ensemble, mais qu’il était tout autant celui qui n’pouvait pas vivre sans elle, Calista, au moins un peu dans sa vie. Et toutes ces impulsions contradictoires et égoïstes, les conduisaient là : désormais, la Wolstenholme était enceinte, techniquement, ils étaient liés l’un à l’autre pour toujours, unis par ce lien qui figeait dans le marbre une personne en particulier, dans la vie d’quelqu’un d’autre. Il savait bien que ce bébé qu’ils attendaient, c’était pour toutes les mauvaises raisons du monde – parce qu’ils avaient bu, qu’ils avaient fini dans un lit, et que c’était une erreur. Et malgré toutes ces conneries, Calista était toujours là.

Ils arrivaient même à entretenir des conversations anodines, maintenant ; souvent, trop souvent, quand il croisait son regard, il s’sentait se perdre dans les prunelles de la jeune femme, s’accrocher trop longtemps à ce qu’il croyait lire dans ses yeux à elle. Il n’devait pas, ils n’pouvaient pas – à quoi bon, pour toutes les fois où ils s’étaient déjà plantés, hein ? Même entre lui et Calista, avec tout l’aveuglement dont la blonde serait capable, y’avait forcément un moment où les choses imploseraient juste sous son nez. Y’avait toujours un pire scénario que ce qu’ils avaient là ; qu’importait c’qu’il avait pu dire par le passé, il n’avait pas envie que Calista le déteste au point d’vouloir le sortir d’sa vie. A défaut, alors, c’qu’ils avaient maintenant, c’était ce qu’ils devaient avoir ; il y croyait, lui, en tout cas. Ouais, ils n’étaient pas en couple ; mais pouvaient-ils vraiment prétendre que, toutes ces fois où ils avaient essayé d’être ensemble, ils avaient connu une paix et une unité similaires à celles qu’ils connaissaient, depuis six mois maintenant ? A croire qu’ils n’étaient pas les bonnes personnes pour être en couple, que ç’n’avait pas été le bon moment, et que ça ne l’serait jamais. Ils avaient essayé, ils s’étaient laissés prendre par l’idée – ils avaient eu des bons moments, ouais, mais irrémédiablement, ils s’étaient plantés. Une fois, deux fois. Trois fois. Et à chaque fois, ils avaient manqué de s’perdre une bonne fois pour toutes. Alec, maintenant, il était presque tout autant épuisé d’jouer avec le feu, quand il était question d’son cœur et du cœur de Calista ; de c’côté-là, l’espoir n’avait jamais aidé en rien. Après tout ça, il n’avait pas beaucoup changé sur beaucoup de plans : il aurait toujours besoin d’elle s’il avait le moindre problème avec son ordinateur, et l’informatique n’était toujours pas devenue sa passion. Ils avaient toujours été comme ça, non ? Différents sur beaucoup d’points, peut-être trop différents pour être ‘compatibles’. « Ehhh… est-c’que t’aurais vraiment pris cet appart’ si y’avait pas d’ascenseur ? » qu’il remarqua, lui, en plaisantant : elle pouvait se moquer de lui pour son incapacité à comprendre quoique ce soit en tout cas qui concernait les ‘bidules informatiques’, et lui, il pouvait la taquiner sur le peu de sport qu’elle faisait. Il n’avait jamais fait ces réflexions comme un reproche- c’était sa vie, à Calista, et ces derniers temps, Alec n’pouvait pas prétendre utiliser le sport à des fins très saines. Il se défoulait principalement, à grands coups d’énergie et de hargne, comme s’il perdait ça, aussi, en plus du reste. « J’veux dire, imagine pour tes courses. Si tu dois faire plusieurs aller-retour, ou même rentrer avec tes chaussures après une journée de travail à cavaler partout. » et il ricana, conscient que lui aussi, ça le saoulerait ; certes, il pourrait physiquement enjamber les marches quatre à quatre, mais ç’aurait quelque-chose de terriblement éreintant et répétitif. C’n’était pas du sport, que de faire des choses comme ça. Et avec un bébé dans le ventre ou non, Calista n’aurait jamais aimé ça ; il le savait. A se projeter plus loin, même, ce serait carrément pénible s’ils devaient aller acheter des affaires pour le bébé, des meubles et toutes ces choses importantes pour avoir de quoi accueillir un nouveau-né avec beaucoup de besoins. Ou organiser un déménagement ; la confession de la blonde lui fit hausser les sourcils, Alec, d’un air surpris. Elle n’avait pas eu envie de déménager, à une époque, quand il le lui avait suggéré parce qu’elle n’avait pas eu assez de place chez elle, quand elle avait été en fauteuil roulant. Quand ils n’avaient pas eu assez de place, tous les deux, dans leur couple, en cette période bien compliquée. « J’crois qu’y’a un tas d’choses qu’on doit vérifier. Savoir si on est sur la même longueur d’ondes. » au moins, cette fois ils le disaient avec un sourire complice : ils étaient, sans conteste, tous les deux aussi perturbés par l’imminence d’un bébé dans leur vie. Ils s’étaient tous les deux retrouvés pris de court, exactement de la même façon. Ils pouvaient l’admettre, alors, qu’ça, c’était une galère qu’ils partageaient et dont ils avaient besoin de parler. « T’as déjà commencé à regarder, pour les appart’ ou c’est juste une idée lancée comme ça ? » ça semblait presque compliqué que de projeter une telle idée, si près de la date du terme. Et alors que Calista, elle travaillait de longues heures chaque jour, sur sa nouvelle entreprise. Il l’avait dit, il était là pour aider – pas au point d’savoir quel appartement lui trouver, quand même.

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MessageSujet: Re: (calista), that feeling never goes away   Dim 26 Nov - 18:58

Elle avait toujours cru en l’amour Calista. Elle avait été une gamine avec plein d’étoiles dans les yeux dès qu’on lui parlait d’amour et elle avait voulu se marier, enfiler une grande robe blanche et avoir une magnifique cérémonie. Elle avait cru en tout ça pendant des années et des années et la vie n’avait eu de cesse de lui prouver qu’elle se plantait sur toute la ligne. Avec Aidan, ça avait été sérieux, du genre vraiment sérieux, ils avaient été ensemble depuis plusieurs années, ils avaient eu des plans et il n’était pas encore question de mariage, mais les projets qu’ils mettaient en place les rapprochaient petit à petit de ça. Mais Aidan, il était mort, comme ça, du jour au lendemain, elle avait perdu l’homme avec qui elle avait eu l’impression de planifier toute sa vie. Alors l’amour, c’était devenu plus compliqué pour elle à ce moment. Peut-être que ça avait été une chance pour Alec, qu’elle avait été moins exigeante avec lui, parce qu’elle avait été trop déçue à trop vouloir de choses. Finalement, après son histoire avec Aidan, celle avec Alec, la blonde était bien forcée d’admettre qu’elle ne rêvait plus des mêmes choses. Elle ne voulait plus d’un beau mariage qui l’avait faite rêvée quand elle avait été plus jeune, elle n’était même plus sûre de vouloir risquer son cœur dans une nouvelle histoire, de toute façon, son cœur il était trop attaché à Alec, à leur histoire impossible, pour pouvoir aller voir ailleurs. Après sa fausse couche, elle avait même cessé de vouloir des enfants, parce qu’elle avait perdu ce bébé et que c’était un véritable déchirement et qu’au-delà du fait qu’elle avait passé des mois à ne plus pouvoir en avoir d’enfants, elle n’avait juste pas voulu reprendre ce risque là. Finalement, elle avait laissé ses rêves derrière elle dans une volonté de ne plus avoir à souffrir de la déception l’échec pouvait engendrer.

Maintenant, elle était enceinte. C’était un accident, un truc qu’ils n’avaient pas du tout vu venir avec Alec. Comment l’auraient-ils pu de toute façon, alors qu’ils avaient été tous les deux, complètement bourrés ce soir là ? Mais maintenant, le bébé il était là dans son ventre et chaque nouvelle semaine qui se terminait sans le moindre problème ressemblait à une véritable victoire pour Calista. La peur de perdre le bébé, elle était toujours là, présente en elle au quotidien, même après de nombreux mois sans qu’aucun problème ne soit venu tout compliquer. Elle ne pouvait s’empêcher de flipper pour un oui ou pour un non, comme si elle était persuadée que ne jamais avoir d’enfant était un genre de punition pour tout ce qu’elle avait pu faire dans son passé. Elle était soulagée de ne pas être toute seule alors. Elle deviendrait folle, si elle devait se retrouver seule à affronter cette histoire, seule avec ses peurs et ses doutes. Alec était là et il était probablement le seul dont elle avait vraiment besoin à ses côtés. Parce qu’il était le père du bébé, évidemment, mais aussi parce qu’il s’agissait d’Alec et que même s’ils n’étaient plus en couple, y avait encore entre eux, un lien indéfectible et fort. « Non, c’était dans mes critères de recherche. » Elle n’avait aucun mal à l’avouer, qu’elle avait choisi cet appartement parce qu’il y avait un ascenseur et qu’elle en avait vraiment voulu un. « Nan, j’ose même pas imaginer. » Elle en leva les yeux au ciel, comme si elle était épuisée rien que d’y penser. C’était le cas dans le fond. Sans être enceinte ça lui aurait fait le même effet, mais là avec la grossesse en plus, elle ne s’imaginait vraiment pas survivre si elle devait monter autant de marches. « Ouais, je pense aussi. Le prénom par exemple, va bien falloir qu’on se mette d’accord là-dessus. » Il semblait que c’était un point sur lesquels les futurs parents avaient souvent beaucoup de mal à se mettre d’accord, c’était en tout cas un genre de cliché qui venait quand Calista pensait au choix du prénom. Il pouvait se rassurer, elle avait déjà retiré Leia, Hermione ou même Daenerys de la liste qu’elle avait pu se faire. » Nan pas vraiment. J’ai un peu de mal à me projeter ailleurs. » Il devait bien le savoir ça Alec, elle y tenait à cet appartement, y avait toute sa vie dedans et le lâcher était vraiment difficile pour elle, mais là clairement, elle n’était pas sûre d’avoir le choix. « A part peut-être dans une petite maison, avec une cour, le portail blanc et tout ce qui va avec, le chien y compris. Mais je suis pas certaine que ça rentre dans mon budget pour l’instant. » Elle l’avait déjà en tête la petite maison de ses rêves. Elle ne voulait pas une villa ou un manoir, comme là où elle avait grandi, non juste une petite maison, avec un étage quand même et un jardin, ça lui suffisait. Elle n’avait plus qu’à espérer que son entreprise fonctionne vraiment bien et que les rentrées d’argent soient plus fructueuses et peut-être qu’elle pourrait l’avoir, sa petite maison, en attendant, faudrait quand même qu’elle se bouge et qu’elle cherche un appartement dans lequel elle aurait de la place pour un bébé, à défaut de ne pas en avoir pour un chien.


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(calista), that feeling never goes away

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