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 (calista), that feeling never goes away

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âge du perso : trente-cinq ans; il est sur repeat de sa trente-troisième année depuis deux ans, pourtant.
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MessageSujet: (calista), that feeling never goes away   Ven 3 Nov - 16:02

Alec était en retard ; encore une fois. Un problème récurrent quand, même le matin, il n’entendait pas le réveil de son téléphone sonner, encore et encore pendant de longues minutes. C’n’était pas habituel, tout ça, et il le savait, il le savait assez pour que d’incessantes inquiétudes tournent dans sa tête. De celles auxquelles il n’voulait pas se confronter, de quelque façon que ce soit : le doute était un poison cruel et impitoyable, que le Lynch préférait éviter plus qu’autre chose. Il pouvait, après tout, facilement s’dire qu’avec sa mutation bien active pendant longtemps, il avait des mois et des mois de nuits sans sommeil à rattraper, de longues périodes pendant lesquelles son cerveau avait tourné à mille à l’heure, à longueur de journée. A cela s’ajoutaient les mauvaises nouvelles, les épreuves, les face à face musclés, les enlèvements imprévus – peut-être bien après tout, que même sa mutation si immuable, n’avait pas réussi à profondément protéger son corps d’un passif chargé d’épuisement. Et ça, c’était sans compter les treize ans qu’il avait passés à juste être un hunter, consumé par la vengeance, la rage, l’énergie fournie par des sentiments négatifs lovés en lui comme un cancer. Forcément, qu’passer à autre chose ou essayer en tout cas, avait quelque-chose d’épuisant. Ouais, ça devait tout expliquer ; expliquer pourquoi il s’était littéralement endormi sans le remarquer ce soir, dès qu’il était rentré, alors même qu’il avait été censé partir pour chez Calista bien assez vite. Heureusement, il n’avait pas dormi jusqu’au milieu de la nuit – quelque-chose comme une heure à peine, juste de quoi bien avancer le soir ; le soleil était couché désormais, et la blonde n’avait eu le temps de n’lui laisser que quelques messages. Rien qui n’soit vraiment dramatique, hein ? Il pouvait toujours blâmer le travail, la paperasse, c’genre de trucs qui ne lui avaient absolument pas manqué du temps qu’il avait passé dans la police, mais qui étaient à nouveau part de son quotidien. Pour chaque action menée, fallait toujours remplir trente tonnes de papiers pour justifier c’qu’on faisait ; rendre des comptes à quelqu’un, une autorité supérieure, c’était pourtant la seule chose qui comptait. Ce qui différenciait la SPC des hunters. Il s’y pliait tant bien que mal alors, le Lynch, quand il le pouvait ; ce soir, il n’avait pas eu la volonté d’faire grand-chose, et il n’avait pas été censé avoir le temps, de toute façon. Ca faisait plusieurs jours déjà, que Calista et lui avaient décidé de s’retrouver chez elle, pour parler – comme ils le faisaient souvent, très souvent, depuis que grandissait entre eux l’évidence que quoiqu’ils fassent, ils seraient toujours dans la vie l’un de l’autre. Non pas qu’il s’en plaigne, bien au contraire ; mais être à ses côtés, sans être avec elle, c’était une situation désormais plus difficile que c’qu’il avait pu connaître par le passé. Quand ils n’avaient pas eu de passif amoureux, qu’ils n’avaient pas partagé tellement d’choses, tellement d’espoir, tellement d’attentes, au moins, il n’y avait rien eu à regretter. Ils avaient juste été amis et presque aveuglés par leur quotidien, par leur cause, c’n’était jamais allé plus loin que ça. Dans leurs esprits maintenant, y’avait d’nombreux bons moments, passés en couple, qui restaient tenaces, malgré toutes les épreuves qui n’avaient eu de cesse de les déchirer, jusqu’au point de rupture où ils étaient, désormais.

Ça n’effaçait pas leurs erreurs ; la plus évidente d’entre elles restant l’omniprésence du ventre rebondi de la blonde désormais – ils n’pouvaient plus nier qu’elle était vraiment enceinte, que c’était une réalité avec laquelle ils allaient devoir faire, pour les trois mois à venir encore, et le restant de leurs jours. Le restant de leurs jours – un concept bien abstrait, surtout pour lui. Souvent alors, il s’disait que c’était tant mieux, que le soir venu, le sommeil le prenne comme ça, sans crier gare ; au moins, il dormait, de rêves profonds sans image pour le persécuter. C’était mieux que les longues nuits blanches, non ? Pourtant, trop souvent, il semblait que ces longues heures de sommeil étaient loin d’être réparatrices. Ce soir encore, il n’avait fait que quitter son appartement, pour se retrouver dans un des quartiers voisins du centre-ville, devant chez la Wolstenholme, mais il se sentait déjà assailli par l’évidence que, sa petite sieste d’une heure, avait été plus négative qu’autre chose. Tout ça pour ça ; heureusement qu’il avait pensé à prévenir la jeune femme, s’excusant déjà par message pour le retard qu’il avait pris – et pour se rattraper, il était passé chercher de quoi manger. Ils en auraient bien besoin, non ? Trop souvent, Alec n’savait pas si en retrouvant Calista, ils allaient finir par avoir une bonne conversation, ou tout l’inverse. Peut-être que ça dépendait de leurs humeurs. Peut-être que c’était compliqué et qu’il fallait l’accepter, au bout d’un moment. Semblaient parfois flotter dans l’air, des mots qu’ils n’se disaient pas, qu’ils n’avaient pas le courage de s’dire ; à défaut, ils n’avaient pas beaucoup avancé depuis le tout début de cette histoire. Alec avait au moins commencé à réfléchir à tout ça, à son appartement, à sa vie tout court. Mais qu’est-c’que ça pouvait changer ? Etait-il censé commencer à aménager une chambre pour le bébé, alors même qu’il n’savait pas encore comment ça se passerait, entre eux deux, pour la garde ? C’était comme un sujet tabou, l’évidence qu’ils n’étaient pas ensemble, et qu’ils ne l’seraient sans doute pas, même après la venue de cet enfant. Est-c’que c’était pas mieux comme ça ? Peut-être que c’était trop tard. Trop tard pour eux deux. Ou trop tard pour s’poser des questions, quant à l’avenir, alors même que celui-ci semblait déjà inclure une tierce personne qui n’avait rien demandé dans tout ça. D’ça non plus, ils n’en parlaient pas. Peut-être alors, que c’était mieux d’se concentrer sur des choses plus concrètes – leur pauvre bébé à venir n’avait toujours pas de prénom, ils n’avaient même pas l’ombre d’une idée, pas l’ombre d’une réelle discussion à ce sujet. Il avait acheté des bouquins, des stupides livres qui lui avaient coûté bien cher, proportionnellement à l’aide – ou la non-aide – qu’ils lui avaient fournie. D’toute manière, il n’pouvait pas décider de quoique ce soit tout seul : c’était bien pour ça qu’ils se retrouvaient, non ? On pourrait croire, ouais, mais jusque-là, ils n’avaient jamais vraiment réussi à aller bien loin dans les perspectives de la réalité qui leur pendait au nez. Il était venu, au moins, encore et encore, à chaque fois, quoiqu’il arrive. Et ce soir aussi, quand bien même son retard pouvait ressembler à un prétexte ; c’n’était pas l’cas, pas cette fois-ci. « Hey… » il sourit donc à Calista quand elle ouvrit la porte pour lui ; être en retard n’était pas dans ses habitudes, elle devait bien le savoir, c’était bien pour ça qu’elle n’avait pas manqué de prendre son téléphone pour essayer d’avoir des nouvelles. Mais bon, y’avait pas d’quoi en être fâché, ou inquiet, hein. « Désolé pour le retard. J’ai plus vraiment l’habitude de gérer la paperasse… » peut-être bien qu’il n’en avait jamais trop eu l’habitude, d’ailleurs ; son job de flic à une époque, n’avait été rien d’autre qu’une couverture qu’il avait prise à la légère, avec un je m’en-foutiste qui avait traduit de son attitude générale, résidu de sa jeunesse. Il n’avait jamais eu envie d’être flic, alors ç’avait été une bonne raison pour n’faire que la moitié du travail, et laisser les autres gérer tout ce qui était chiant. Calista devait bien l’savoir, tout ça, assez pour croire à ce mensonge – c’était toujours plus crédible que le, pourtant vrai, prétexte du ‘j’me suis endormi sans m’en rendre compte’. « J’ai ramené ça, pour m’faire pardonner. » il désigna les sachets de nourriture qu’il avait amenés avec lui – ça, ç’avait été une expérience faite avec le temps, quelque-chose qu’il maîtrisait au moins. Il avait vu Calista être dégoûtée par le thon, les œufs, certaines odeurs à mesure que les mois passaient. Et il savait qu’il valait mieux éviter tout ce qui était trop épicé, l’alcool et ces trucs basiques dont le médecin avait parlé. Ils avaient partagé de nombreux repas, romantiques au restaurant, en privé chez elle quand ils avaient été ensemble, ou sur le pouce quand ils avaient travaillé tous les deux – ou comme ça quand ils se retrouvaient, l’expérience parlait alors, pour cette fois.

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MessageSujet: Re: (calista), that feeling never goes away   Ven 3 Nov - 19:12

Avoir un bébé, ça avait toujours fait partie des rêves de Calista. Elle avait toujours voulu une vie très simple et c’était peut-être pour ça que pendant de nombreuses années, elle avait servi d’informaticienne dans la police, alors même qu’elle était diplômée du MIT et qu’elle avait évidemment les moyens de faire mieux que ça. Mais pendant un temps, alors qu’elle travaillait pour les Hunters, être au sein de la police, ça avait été l’endroit idéal pour servir la cause qu’elle défendait en aidant ses camarades. Elle avait commis assez de délits dans sa vie pour être condamnée à une peine de prison aussi longue que ceux qu’elle avait protégé en effaçant des données de certains dossiers, en en ajoutant dans d’autres. Elle avait renoncé à cette vie là depuis un moment maintenant, elle aspirait à mieux et elle se disait qu’elle était assez talentueuse pour que jamais personne ne se pointe un jour à sa porte pour la mettre en prison pour ce qu’elle avait fait. Elle y aspirait encore à sa vie simple et pourtant, elle devait bien constater au quotidien qu’en réalité tout était bien plus compliqué qu’elle ne le voudrait. Elle n’était pas tombée enceinte parce qu’elle le voulait, c’était un accident dû à l’abus d’alcool. Au moins, elle savait qui était le père, elle n’était pas juste allée dans un bar un soir, pour boire et coucher avec le premier venu, c’était déjà ça. Mais elle n’était pas pour autant en couple avec le père du bébé, encore moins sur le point de se marier, alors même qu’elle avait toujours cru qu’elle serait mariée avant d’avoir des enfants. Pas parce qu’elle était contre les enfants hors mariage, mais parce que ça aurait donné une véritable impression de famille. Là, ils n’étaient pas vraiment une famille et pourtant, elle l’aimait, Alec, mais les sentiments, ils ne changeaient pas grand-chose à leur histoire, elle avait fini par se faire à cette idée.

Ce n’était pas la situation idéale pour mettre un bébé au monde, elle en avait bien conscience et pourtant, elle l’aimait déjà cet enfant. Elle avait d’abord eu un peu de mal à l’accepter, mais maintenant, elle l’aimait, son ventre rebondi, même quand elle se plaignait. Elle avait plein de crainte pour le futur, mais elle était sûre et certaine qu’elle aimait ce bébé de tout son cœur et depuis qu’on lui avait dit que c’était une fille, on l’avait perdue Calista. Elle aurait aimé un fils tout pareil, mais là, la pauvre petite allait déjà avoir une garde-robe gigantesque. Les fringues, tout particulièrement les robes et les chaussures, c’était sa grande faiblesse à Calista, alors en version toute petite pour les bébés, c’était tellement craquant qu’elle ne pouvait déjà pas résister. Elle espérait bien que le médecin n’allait pas lui annoncer du jour au lendemain qu’il s’était trompé, parce qu’elle avait déjà fait de nombreux achats. Faire les boutiques, c’était aussi l’un de ses passe-temps favoris et elle n’avait pas le choix, comme elle grossissait très vite, il fallait qu’elle s’achète de nouveaux vêtements régulièrement et très vite elle dérivait des rayons femmes enceintes jusqu’à celui des bébés et tout était incroyablement mignon. Au moins, ses achats lui avaient fait remarquer qu’il n’y avait pas de deuxième chambre dans son appartement et de là, elle avait commencé à faire la liste de tout ce qui manquait avant la naissance du bébé, dans environ trois mois et elle était plus longue que ce qu’elle avait imaginé. Au moins cette petite, à qui il manquait un prénom, mais aussi un nom, ne manquerait pas de vêtements et de toutes petites, minuscules chaussures trop craquantes. Finalement, elle avait passé du temps sur internet à faire des recherches à construire sa liste et elle avait même fait un tableau pinterest là-dessus qu’elle avait songé à envoyer à Alec, avant de réaliser qu’il y avait 95% de chance pour qu’Alec ne connaisse même pas l’existence de ce site et pas parce que selon les statistiques c’était un site utilisé majoritairement par des femmes, mais parce qu’Alec avait autant de connaissances en informatique qu’elle n’en avait en cuisine et si y avait bien un domaine qui lui faisait défaut dans la vie à Calista, c’était la cuisine. Finalement même le sport d’un point de vue théorique, elle comprenait très bien. Alors, elle avait fait sa liste, en prenant soin de l’imprimer, parce qu’elle savait aussi qu’Alec, il avait moins de mal avec le papier qu’avec un écran d’ordinateur. D’un coup, trois mois, ça lui paraissait bien peu et y avait encore des tas de choses qu’ils faillaient qu’ils voient ensemble. Elle aimait les listes Calista, c’était clair, précis et il suffisait de cocher ce qui était fait avant de passer à la suite. Elle était une experte des listes, surtout dans le Black Friday arrivait. Elle l’avait préparée sa liste, alors qu’elle devait voir Alec ce soir, pourtant, à l’heure convenue, lui, il n’avait pas été là et la blonde, elle s’était vite fait tout un tas de scénario catastrophe, se souvenant trop bien de cette fois, où Alec avait disparu après s’être fait enlevé par des cinglés. Il était dans la SPC, est-ce qu’il lui était arrivé quelque chose là-bas ? Hunter ou pas, elle trouvait encore que les transmutants pouvaient être dangereux et c’était bien ceux là que la SPC voulait arrêter. Est-ce qu’on l’aurait prévenue, s’il était arrivé quelque chose à Alec ? Elle n’était pas sa femme, pas même sa petite amie, alors pourquoi est-ce qu’on la préviendrait ? Elle s’était angoissée, si bien qu’elle avait fini par attraper un crayon pour ajouter un truc à sa liste. Faudrait bien qu’ils parlent, à un moment où à un autre de ce qui se passerait s’il arrivait quelque chose à l’un ou à l’autre, voir même à eux deux. Après avoir plusieurs messages, il avait quand même fini par lui répondre, elle s’était inquiétée pour rien, mais c’était plus fort qu’elle. Elle avait utilisé le temps qu’il lui restait avant qu’Alec n’arrive pour s’occuper un peu de son propre boulot, comme si le message d’Alec lui avait soudainement rappelé qu’elle avait ça aussi dans sa vie, une entreprise à gérer, un job qui lui plaisait et qu’elle lui devait, à Alec. Elle n’en serait pas là sans lui, elle ne serait pas grand-chose sans lui. Il était tellement important dans sa vie que c’était normal qu’elle s’inquiète pour lui d’un rien. Elle avait besoin de lui dans son quotidien et pourtant, ça lui serrait le cœur à chaque fois, alors même que n’être que son amie, c’était pas vraiment ce qu’elle aurait voulu. Elle soupira, chassant ça de sa tête alors qu’elle se levait pour aller ouvrir la porte. Elle lui adressa un sourire, en le laissant entrer dans son appartement. « Salut. C’est pas grave, la paperasse, c’est toujours barbant. » Elle en avait aussi une tonne à gérer et elle avait toujours connu Alec comme le flic pas fan de la paperasse. En plus, fallait faire les rapports à l’ordinateur alors elle n’osait pas imaginer la vitesse à laquelle tapait un type qui oubliait de brancher un ordinateur avant de l’allumer. « Hm, à manger. Tu me connais trop bien. » Il savait qu’elle ne cuisinait pas et que pourtant, elle avait beaucoup d’appétit, surtout depuis qu’elle était enceinte, alors c’était parfait qu’il ait ramené de quoi manger. « Tu vas bien ? Tu veux boire quelque chose ? J’ai encore quelques bières et autres trucs auxquels je ne touche plus, si tu veux. » Elle était enceinte, mais elle n’avait pas vidé les bouteilles dans l’évier, elle n’était pas alcoolique, elle se contentait de ne pas y toucher et au moins, ça lui évitait de n’avoir que des jus de fruits à proposer à ses invités. Cela dit, l’alcool entre eux deux, c’était pas forcément une très bonne idée.
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MessageSujet: Re: (calista), that feeling never goes away   Sam 4 Nov - 4:24

La vie avait une drôle d’manière de faire les choses; Alec se sentait l’avoir découvert, ‘l'expérience de sa vie', depuis quelques mois à peine. Depuis treize ans désormais, il avait passé trop de temps, dévoré par des sentiments ardents, pour s’imaginer être autre chose qu’un hunter. Autre chose qu’un solitaire, avec un but unique et des objectifs bien précis. Désormais, il se sentait plus avoir l’allure de l’électron libre, voguant avec imprévisibilité: une impression qu’il n’aimait pas avoir. Non, c’n’était pas son genre, au Lynch, d’se sentir paumé, comme s’il avait subitement été lâché dans un océan beaucoup trop grand pour lui. Pourtant, y’avait bien eu une époque où la liberté avait été tout ce à quoi il avait aspiré: des actes impétueux et égoïstes, voilà ce qui l’avait caractérisé pendant sa jeunesse, et fait toute sa réputation au sein des clubs privés d’Elizabethtown ou de n’importe quelle ville où il aimait aller. A vingt ans, il n’avait jamais imaginé ses trente-cinq ans, mais si tel avait dû être le cas, il n’se serait jamais vu comme ça, devant la porte de chez une femme en particulier, vers laquelle il n’avait de cesse de revenir et assommé par une réalité plus désarmante qu’il n’l’aurait imaginée. Habituellement, s’il avait dû s’retrouver sur le pas de la porte d’chez une femme, ça n’aurait été que pour un soir, dans un but précis: l’existence solitaire qu’il avait menée pendant des années lui avait totalement convenue - il avait eu tout c’dont il avait eu besoin, en le moteur de sa vengeance, la ténacité que la hargne lui avait fournie, encore et encore. Pas besoin d’histoire de coeur, de ‘complications’ comme il l’avait appris plus jeune déjà; et sa famille, sa famille avait été décimée sans qu’il n’puisse rien y faire. Pourtant, y’avait bien une raison pour laquelle il revenait toujours vers Calista; et même un courage qu’il n’se serait pas imaginé avoir, à entendre les mots «je suis enceinte» de la part de qui que ce soit. La Wolstenholme, fallait croire, lui donnait la foi pour beaucoup d’choses. C’était pourtant toujours aussi déstabilisant, d’la voir afficher un ventre de plus en plus rebondi avec le temps - comme s’il avait pu soudainement se fasciner pour la science, Alec en était presque à admirer les prouesses d’un corps humain. Sans doute que c’était plus compliqué que ça, quand il se retrouvait, soit à lorgner sur les courbes de la jeune femme, trop conscient de cette grosse baffe dans la gueule qu’il allait se prendre d’ici trois mois, soit quand il évitait complètement cette évidence, et prétendait que ce ventre de femme enceinte n’existait pas. Encore une fois, il semblait que la blonde s’était mieux habituée à toute cette histoire; lui il oscillait de hauts en bas, de décisions en indécisions - il lui avait fait des promesses à Calista pourtant, et il les tenait, jusqu’alors. Le truc, c’était peut-être qu’il n’se faisait pas assez confiance pour les tenir pour toujours - ou même pour dans trois mois. Il suffisait d’un rien; un rien comme les gènes qui étaient logés en lui, qui pourraient bien assez tôt reprendre le dessus sur toute son existence. Sa seule grâce pour l’instant, c’était un bracelet qui faisait littéralement d’lui un humain à nouveau - il le sentait comme ça, en tout cas - mais le doute, le doute, peut-être qu’il était pire encore que l’évidence de son immortalité. Et s’il se laissait prendre dans tout ça, avec ce bébé à venir, avec Calista qu’il voyait si souvent, et avec qui il partageait tant? Et si tout s’retournait contre lui, bien trop tôt? L’expérience parlait, vraiment; ils le savaient tous les deux.

Ils avaient déjà encaissé trop de mauvaises nouvelles - Alec le savait, il avait été la première victime de toutes ces merdes incontrôlables reprenant le pouvoir sur c’qu’il était. Et Calista avait toujours été le dommage collatéral, la personne à ses côtés, faisant beaucoup pour lui, croyant trop pour lui, espérant à sa place; tout ce qu’il savait, c’était qu’il l’avait blessée trop d’fois, qu’il en avait vu les conséquences sur elle à de trop nombreuses occasions, et que peut-être, même elle était aveugle quant à son seuil d’acceptation de toutes ces peines. Peut-être qu’elle exploserait, qu’elle n’pourrait pas continuer plus avant, à supporter désillusion après déception, et il n’pouvait pas, lui, lui demander ça. Peut-être aurait-il dû y penser avant cette nuit-là, à son anniversaire, qu’ils avaient passée dans le même lit, amenant ce bébé dans un futur très concret. C’était trop tard pour essayer d’réécrire l’histoire, maintenant - ironiquement, ce n’serait pas la chose qu’Alec tenterait de changer ou voudrait effacer, s’il le pouvait - ils n’pouvaient que faire avec. Et pour l’heure, le Lynch voulait bien croire qu’il faisait ‘du mieux qu'il pouvait' avec c’qu’il avait. Il venait pourtant d’mentir en pleine face de Calista, sur un truc qui n’aurait même pas dû être un secret: il s’était endormi, et alors? C’était comme si déjà, le jeune homme lui-même savait que c’n’était pas ‘normal’, que c’n’était pas habituel. Non, c’n’était pas juste d’la fierté mal placée, à croire qu’elle s’moquerait de lui s’il devait admettre avoir besoin de pioncer juste en fin d’après-midi après être revenu du travail: il n’faisait pas que trier des papiers comme un idiot assis derrière un bureau, après tout. Et ça, c’était sans compter sur le lourd passif qu’elle connaissait bien, elle aussi, fait de nuits blanches, d’expéditions risquées, et de journées parfois longues de quinze heures ou plus. La chasse, ça n’avait pas été un job, ç’avait été leur cause et pendant treize longues années, ç’avait été la seule énergie dont Alec s’était senti avoir besoin: pas de quoi s’inquiéter, alors, qu’il avait de longues, très longues siestes perdues à rattraper, avec le temps. « Ouais… je sais pas vraiment qui s’coltinait ma paperasse quand je la faisais pas, mais cette personne aurait dû être mieux payée, c’est sûr. » ricana-t-il comme dans un songe nostalgique, aux paroles de la blonde. Probablement que la ville avait surtout passé beaucoup de temps à enterrer ces fameuses paperasses. Peut-être aussi que Calista avait fait beaucoup de travaux de c’genre - c’était une des missions jugées ‘indignes’ des hunters, après tout. Ou des flics. Fallait le faire, quand même, demander à des policiers d’être bureaucrates en plus de passer des heures sur le terrain, hein. Dans la SPC pourtant, c’était également ce qu’on exigeait de lui - et encore une fois, il était surtout un employé dissident, retardataire pour tous ses rapports, et toujours avec de bons prétextes et de bonnes excuses. Là encore, même avec Calista, il avait très bien su comment s’faire pardonner son retard. « Si j’étais venu en retard et que t’avais été affamée en plus… j’me suis dit que j’aurais été mal accueilli. » son sourire fut taquin plus qu’autre chose, alors qu’il se tournait vers elle pour l’observer, juste après être entré dans cet appartement qu’il connaissait si bien. Il avait vécu ici, pendant un moment, à vrai dire. Alors oui, il connaissait bien l’endroit, assez pour presque s’y sentir à l’aise, avant de s’rappeler que c’était ‘compliqué’ entre eux deux. « Non, pas de bière, merci. » il n’avait plus vraiment le ‘de toute façon ça n’a pas d’effet sur moi’ comme prétexte pour refuser de l’alcool, mais ce soir, boire un verre l’assommerait plus qu’autre chose, à coup sûr. Il était venu pour parler de choses sérieuses, non? « Je pense pas que de l’italien et de la bière, ça se marie bien... » à défaut, oui, il avait opté pour de la bouffe italienne: c’était simple, pas trop épicé, préparé avec des aliments très communs avec la cuisine ‘générale’ que beaucoup de gens mangeaient au quotidien. Audacieux, sans trop l’être - un peu comme sa vie à grande échelle en ce moment; jamais il n’aurait cru qu’on dirait ça de lui.

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MessageSujet: Re: (calista), that feeling never goes away   Sam 4 Nov - 12:17

Elle l’avait acceptée, cette grossesse Calista. Ce n’était pas comme si elle avait vraiment le choix, ce bébé, il était là en elle et même si ce n’était pas la grossesse idéale dont elle avait rêvé étant plus jeune, elle ne pouvait pas se résoudre à renoncer à ce bébé. Elle avait déjà fait une fausse couche, ça lui avait suffit. Elle avait les regrets, encore incrusté au fond de ses tripes et la crainte que cette grossesse se termine plus tôt que prévue, elle aussi et que le bébé n’y survive pas. Elle avait toujours cette peur en elle, quand bien même elle savait que si son père ne l’avait pas prise pour une transmutante, rien de tout ça ne serait arrivé. Mais ça ne suffisait pas à faire taire les ‘et si’ si durement ancrés dans sa tête. Elle voulait que ce bébé naisse et soit en bonne santé, alors il était évident qu’elle n’avait jamais envisagé l’avortement et le simple fait d’imaginer le confier à quelqu’un d’autre quand il serait né, ça lui donnait envie de pleurer. Non, c’était son bébé et il allait naitre dans une famille bancale et compliquée, mais ce n’était pas grave, parce qu’elle le voulait cet enfant et qu’elle l’aimait vraiment. Ça avait été difficile pourtant au début, quand elle avait trop pensé à l’ancien bébé, celui qui ne viendrait jamais au monde, parce qu’il était mort dans son ventre. En bonne scientifique qu’elle était, elle aurait dû être capable de se dire que ça n’avait même pas été encore un bébé, mais juste un amas de cellules en division, mais elle n’avait jamais vu les choses comme ça. Maintenant, ça allait mieux, le bébé allait bien et cette fois, il avait largement dépassé le stade de l’amas de cellules. C’était un bébé qui n’avait de cesse de grossir et qui viendrait bien vite au monde maintenant et une fois qu’il serait là, au moins, elle n’aurait plus à s’inquiéter que cette grossesse se termine mal.

Elle en aurait d’autres, des inquiétudes pour son enfant et l’une d’elle, c’était une question qui s’imposait de plus en plus à elle, à chaque fois qu’elle regardait la carte d’identité qu’on lui avait récemment refaite, sur laquelle apparaissait une pastille blanche, pour assurer au monde qu’elle n’était pas et se serait jamais une transmutante. Et si sa fille en était une ? Aujourd’hui, elle ne détestait plus les transmutants comme elle avait pu le faire dans le passé, mais elle n’avait pas envie que son enfant soit fiché comme étant un transmutant et qu’il puisse être jugé pour ça. Elle craignait aussi l’idée qu’elle ait un don échappant à son contrôle et leurs vies, à Alec et elle, elles trempaient dans le monde de la chasse, peu importait qu’ils aient pris leur distance ou non, alors y avait du monde, partout autour d’eux, qui pourraient vouloir tuer leur bébé s’ils devaient apprendre qu’il était un transmutant. Elle savait que son père en serait capable, peu importait le lien de sang qu’il aurait avec cet enfant, ça lui faisait peur évidemment. Elle avait beau l’accepter, elle serait quand même bien d’avis de dire que le monde serait meilleur sans ce gène mutant dans la population. Au moins, elle pouvait compter sur Alec pour protéger ce bébé contre les dangers, mieux qu’elle ne le ferait jamais. « Malheureusement, ça devait être une jeune recrue, mal payée et qui doit te détester maintenant. » C’était souvent comme ça après tout, les nouveaux se tapaient le boulot que les plus vieux ne voulaient pas faire. Elle le savait bien, elle en avait formé aussi, des informaticiens au poste et souvent, elle les avait laissés se coltiner ce qu’elle n’avait pas envie de faire, fallait bien que l’expérience serve à quelque chose. « Surement ouais, je suis très méchante quand j’ai faim. » En vérité, elle était rarement très méchante, Calista. Elle s’énervait difficilement, elle n’était pas aussi rancunière qu’elle voudrait bien l’être, la preuve étant qu’elle avait déjà laissé de nombreuses ‘secondes chances’ à son père, avant qu’il n’essaie de la tuer, maintenant, il avait quand même dépassé les limites et franchi le point de non-retour. Elle avait déjà été en colère contre Alec aussi, plusieurs fois, mais elle avait bien vite pardonné, parce que c’était Alec et que rien n’y faisait : ses sentiments pour lui étaient toujours là, dans un coin de son cœur. « Ah oui, c’est vrai, j’avais presque oublié que tu étais le genre de mec à accorder sa boisson avec son plat. » Elle en rigola, elle se moquait de lui, quand bien même elle était certaine que c’était une question d’éducation, elle connaissait elle aussi, ces repas où on choisissait le vin en fonction de ce qui était servi à table. Une habitude qu’elle avait vite lâché quand elle s’était installée toute seule, peu importait ce qu’elle mangeait, les boissons allant avec ne changeaient pas beaucoup. « Je crois même pas que j’ai encore du vin. » Elle s’éloigna vers la cuisine pour ouvrir le frigo. « Alors, qu’est-ce qui se marie le mieux avec l’italien ? L’eau, le jus de pomme, ou le thé glacé ? » Y avait pas mieux que ça dans son frigo, elle était enceinte après tout. Elle avait bien des bouteilles au placard, mais elle n’était pas sûre que la vodka ou le whisky, ce soit l’idéal avec l’italien.
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MessageSujet: Re: (calista), that feeling never goes away   Mer 8 Nov - 14:44

Il ne savait pas vraiment vers où ils allaient, Calista et lui, dans toute cette histoire. Y’avait eu un temps où ils avaient été ‘juste amis’, alliés, tous les deux aveuglés par des habitudes qui les avaient pourtant faits se rencontrer. Sans la chasse, sûrement qu’ils n’se connaitraient même pas - pour la Wolstenholme, l’idée était déjà toute faite: il ne l’aurait même pas remarquée, elle avec ses airs d’intello geek, alors même qu’il avait trainé dans des cercles bien différents. Probablement qu’elle, d’où elle avait été, elle avait dévisagé les types dans son genre plus jeune, comme de parfaits idiots décérébrés qui ne feraient rien d’bon de leur vie. Une chose était sure, si ç’avait été à c’type-là, l’Alec de dix-neuf ou vingt ans, qu’elle aurait dû annoncer qu’elle était enceinte, les circonstances des neuf mois qui auraient suivi, auraient été tout à fait différentes. Sûrement aurait-il même pris la fuite. Il se serait sûrement planqué derrière l’argent et l’influence de ses parents. A chaque regard qu’il lançait vers le passé, Alec n’avait aucun mal à se juger sévèrement - bien plus sévèrement qu’on n’l’avait jamais jugé, dans son entourage. Peut-être que si on l’avait fait, après tout, il aurait changé plus tôt, et assez bien pour qu’ses parents eux-mêmes ne le remarquent, plutôt qu’ils ne meurent, encore hantés par l’impression que leur fils ne ferait jamais rien de bien dans sa vie. Ouais, ça, il n’en savait rien- sa mère avait littéralement été aveuglée par ce fils prodigue qui n’pouvait rien faire de mal. Son père, en revanche, avait fait preuve d’une lassitude grandissante à l’égard de l’immaturité du jeune homme: mettre enceinte une femme lors d’une nuit ivre et imprudente, ça n’semblait pas prouver qu’il avait beaucoup changé. Et pourtant. Pourtant, ouais, peut-être qu’il avait au moins à coeur de passer les neuf mois à venir - et les années suivantes pour aussi longtemps qu’il le faudrait - de démontrer qu’y’avait, en tout cas, quelque-chose qui avait évolué. C’n’était pas faute de n’pas pouvoir saquer l’imprévisible; de n’pas aimer n’pas avoir le contrôle total sur sa vie - et ce bébé, grandissant dans les entrailles de la jeune femme était l’exact opposé du prévisible ou du contrôle. Il était là sans que personne n’l’ait vraiment décidé, et il arriverait, s’écraserait dans leur monde d’ici quelques mois, qu’ils le veuillent ou non, qu’ils soient prêts ou non ou qu’ils aient pensé à parler de tous les ‘trucs importants’ ou non. Cette pauvre gosse allait voir le jour dans des conditions bien spéciales, hein - au moins n’était-il plus un transmutant, lui, persécuté par l’assurance qu’il verrait son enfant grandir sans jamais être lui-même altéré par le temps. C’était déjà ça, non? Mais peut-être qu’en premier lieu, c’que ce bébé aimerait surtout, c’était avoir un toit sur sa tête, un lit dans lequel dormir, du lait pour le nourrir et des couches pour le garder au sec. Ouais, y’avait encore du temps - hein? - mais qui sait, peut-être bien que c’était vite arrivé. Ces six mois étaient passés à la vitesse de l’éclair, désarmants et c’était comme si dans l’esprit de Calista et lui, quand le médecin avait parlé de «troisième trimestre», quelqu’un avait mis en route une alarme d’urgence absolue. Ça n’avait pas été y’a si longtemps que ça, pourtant, qu’elle était venue chez lui, cachotière et distante, pour lui annoncer qu’elle était enceinte, qu’elle avait eu un rendez-vous chez le médecin à cause de son stress et d’autres problèmes, et qu’elle ne savait même pas si cette grossesse arriverait à terme à cause de tout ça. Il était plus que probable qu’elle y arriverait, à terme, cette grossesse - on parlait d’toute manière, de bébé viable à partir du septième mois.

Il était là, ouais, bien omniprésent entre eux deux, le ventre de Calista. Ou ce bébé qui était devenu de plus en plus facile à deviner sur les échographies. Les battements de coeur signalant que cet enfant était en bonne santé, bel et bien vivant. Et plus les signes avaient été évidents, humains, prometteurs d’un avenir bien concret, plus ç’avait été concret, désarçonnant, terrifiant et excitant tout à la fois. Jeune et con qu’il avait été, et puis hunter déterminé et dévoré par sa vengeance, ç’avait fini par complètement s’évaporer de sa tête, à Alec, la possibilité d’un jour, avoir à porter dans ses bras un enfant qui serait né de lui, en partie. Encore aujourd’hui, à trois mois de ce bouleversement indescriptible, il n’se sentait pas encore de pouvoir prédire c’qui s’passerait, ou c’qu’il ressentirait - ou même s’il n’prendrait pas la fuite, tiens, rien qu’par habitude. Calista ne l’mériterait pas, bien sûr - et il ne l’voulait pas, pas alors qu’il tenait bon jusque-là. C’n’était pas l’idée, de régresser; au contraire, n’étaient-ils pas là, toujours tous les deux quoiqu’il ait pu se passer, pour avancer plus qu’autre chose? Un autre bon prétexte pour n’pas parler de ce qui pouvait le préoccuper, plus ou moins insidieusement: Alec était, sans doute, le premier persuadé que ces épuisements n’étaient que temporaires, qu’humains, justifiables par les années qu’il avait passées, prisonnier d’un état qui n’était pas naturel: heureusement, au fond, qu’il n’avait que ça, non? Calista avait d’autres choses dont elle devait se préoccuper - et il n’serait de toute façon, jamais le premier à râler sur le cadeau qu’elle lui avait fait. Ouais, un véritable cadeau bien plus qu’un simple gadget lui sauvant la mise - les tentatives échouées, les espoirs réduits à néant, les illusions ruinées; avec tout ça, le Lynch aurait pu bien assez tôt complètement baisser les bras, et s’laisser prendre complètement par la mutation qui le condamnait à une existence aussi infinie que solitaire. De toute manière, il avait été seul pendant des années et des années, plus de treize ans, alors qu’est-c’que ça pouvait faire? Tout autant qu’il s’était convaincu d’ça, ou avait essayé avec beaucoup d’volonté, la Wolstenholme avait été la seule à venir - à point nommé. Là aussi, mieux valait n’pas envisager ce qu’il aurait fait, transmutant et éternel, pourchassé par ses vieux démons, si cette grossesse, ce bébé, étaient devenus des choses aussi concrètes dans son présent et son avenir. C’était déjà assez compliqué comme ça, non? Il semblait déjà qu’ils tournaient autour du pot, avec les sourires qui s’étendaient, les plaisanteries qui n’en avaient pas vraiment l’allure - Alec n’en avait concrètement rien à faire, d’la pauvre personne qui avait fait sa paperasse à sa place. Et à vrai dire, ça n’avait même pas été c’genre de responsabilités, aussi déplaisantes étaient-elles, qui l’avaient retenu. « Ou alors quelqu’un qui est bien content de n’jamais avoir fait plus que ça. » s’il fallait déjà partir dans le pessimisme, Alec pouvait facilement s’rappeler de comment ils avaient découvert, au bout d’un moment, qu’ils n’avaient fait que s’tromper, Calista et lui. Qu’ils n’avaient fait que servir les intérêts d’un type qui aurait pu, du jour au lendemain, les rendre complices d’un crime qui n’aurait rien eu à voir, ni avec la chasse, ni avec les convictions qui leur avaient fait croire en lui. Il n’préférait pas y penser, Alec, à toutes les potentielles erreurs de jugement qu’il avait commis à cause de Lancaster - faire de la paperasse sous ses ordres, alors, ça devait être un moindre crime. Envers et contre tout, ils étaient encore là tous les deux, et ça aussi, ça devait vouloir dire quelque-chose. Il sourit, donc, complice avec la jeune femme; « Ça va... j’ai pas de souvenir particulièrement traumatisant de tout ça. » qu’il puisse au moins un peu la consoler sur ça - et en six mois, il n’avait pas reçu d’appel au milieu de la nuit de sa part, parce qu’elle avait une subite fringale pour des fraises qu’il n’trouverait qu’à trente kilomètres de Boston. Pour ce qui était de ses boissons et lui, c’était une autre histoire, sans doute - rien d’autre que le résultat de c’qu’il avait toujours connu; il lui concéda ça au moins, dans une légère moue. « De l’eau, ça ira. » tant pis si elle n’avait pas de vin, alors - ça non plus, il n’aurait pas eu envie d’en boire. Il n’avait probablement plus bu de thé glacé depuis ses huit ans, et il en allait de même pour le jus de pomme. « A savoir que c’est pas de l’italien particulièrement raffiné, hein... juste des pâtes... Qui n’ont probablement rien d’italien. » à force, il savait comment ça marchait, les chaines de ce genre, les trucs à emporter comme ça. Le fromage soi-disant italien devait venir d’un coin du pays, les pâtes elles-mêmes ne devaient pas être de tradition italienne; peut-être aurait-il dû s’contenter d’un fastfood bien ouvertement négligé, mais au moins à ce niveau-là, tous les deux, ils avaient été habitués à mieux.

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MessageSujet: Re: (calista), that feeling never goes away   Mer 8 Nov - 19:19

Elle avait bien Calista, que sa fille n’allait pas venir au monde dans les meilleures conditions qui soient. Même si on se contentait de regarder leurs familles respectives à Alec et elle, ça semblait compliqué. Alec n’avait plus de parents, ses derniers étant morts à cause d’un transmutant. Quant à sa famille à elle, ils étaient des hunters, de génération en génération. Sa mère s’était suicidée pour ne plus être une transmutante et son père était un cinglé qui avait manqué de la tuer, comme si sa vie n’avait que peu d’importance, si elle était une transmutante. Et il ne s’était arrêté qu’au ‘si’ évidemment. Quelques mois plus tard, les résultats du dépistage étaient tombés, elle avait reçu la pastille blanche et non la noire, qui serait le signe que la vaccination avait servi à quelque chose. Son père était comme ça, prêt à tuer ses enfants pour une histoire de mutation, qu’est-ce qui le retiendrait alors de s’en prendre à sa petite-fille ? Calista ne voulait même pas envisager tout ça. Ce bébé ne naissait pas dans la famille le plus simple et la plus aimante qui soi. Mais y avait elle se disait qu’y avait quand même du mieux, dans sa vie d’aujourd’hui, comparée à ce qu’elle avait pu être avant. Elle avait été avec les hunters, elle avait tué, elle avait fait des choses illégales, comme Alec aurait pu le faire. Au moins, ils s’étaient assez rangés pour que cette pauvre petite ne risque pas de se retrouver avec des parents en prison d’ici quelques mois, c’était déjà ça. Il était évident pour Calista qu’elle ne recevrait pas l’éducation qu’on lui avait imposée à elle quand elle avait été plus jeune. De toute façon, Alec ne connaissait pas l’entrainement des hunters tel qu’on pouvait l’imposer à des gamins de même pas dix ans, il avait eu au moins la chance d’avoir une enfance normale. Et elle, elle avait toujours détesté ces entrainements, en plus d’être nulle pour ça, alors ça allait être compliquée d’appliquer cette méthode d’éducation à sa fille.

Elle ne voulait plus être une chasseuse Calista, elle ne voulait pas non plus prétendre défendre les transmutants, elle préférait qu’on lui foute la paix avec ces histoires. Elle était rangée du côté de la SPC, parce que c’était ce qui correspondait le mieux à la neutralité à laquelle elle prétendait aujourd’hui. Des connards, y en avait partout, aussi bien chez les transmutants que chez les humains sans pouvoir, alors autant ne s’arrêter qu’à cette idée. Au moins, le bébé qu’elle portait en elle n’était pas voué à grandir dans un monde haineux dans lequel on la pousserait à croire que tous les transmutants étaient monstres ou que les chasseurs étaient les pires créatures du monde. Peut-être bien que ce bébé naitrait dans des conditions bien particulières, mais au moins Calista avait l’assurance qu’elle ferait toujours tout pour la maintenir loin de tout ça. Peu importait que ce soit parce qu’ils avaient été tout deux des hunters, Alec et elle qu’ils avaient pu se rencontrer un jour. De toute façon, si on devait leur demander de raconter leur rencontre, ce serait toujours plus simple de dire qu’ils avaient travaillé dans la police ensemble que de s’attarder sur le côté hunter, même si la police, ça n’avait été qu’une couverture pour le reste. « Ouais, peut-être bien. » La paperasse, ce n’était pas grand-chose comparé à ce qu’ils avaient pu faire tous les deux. Calista n’avait pas la prétention de se dire plus innocente qu’un autre. Elle avait déjà tué, à une époque et puis après, elle avait livré des transmutants en les traquant depuis son ordinateur. Elle était loin de tut ça aujourd’hui et elle ne s’en portait pas plus mal, bien au contraire. « Tout va bien alors, je voudrais pas te traumatiser. » Elle sourit de nouveau, elle n’avait pas non plus envie qu’il décide de prendre la fuite parce qu’elle serait trop insupportable, à le harceler pour une histoire de bouffe. Elle avait besoin de lui pour gérer ce bébé, mais aussi parce qu’il était important à ses yeux, qu’elle tenait à lui bien plus qu’elle n’osait le dire. « Désolée. » Qu’elle ne pu s’empêcher de lancer, une grimace sur le visage, alors qu’elle revenait vers lui avec des verres et une bouteille d’eau. Elle n’était pas une super hôte en réalité, avec ses boissons de gamins dans le frigo. « Oh vraiment et moi qui pensait que tu étais allé me chercher ça en Italie. » Elle leva les yeux au ciel, comme si elle était sidérée par le manque d’effort de la part d’Alec. En vérité, elle connaissait très bien la qualité du restaurant du coin et il devait bien savoir que ça lui convenait parfaitement. Elle avait l’habitude de ce genre de bouffe, elle qui ne prenait pas souvent le temps de cuisiner. Elle s’installa sur le canapé en invitant Alec à faire de même, après avoir posé sa bouteille et ses verres sur la table et pousser tout ce qui pouvait trainer là. « Sinon, à part la paperasse, t’as passé une bonne journée ? » Elle avait bien le droit de s’intéresser un peu à lui et à son quotidien avant qu’ils ne se mettent à parler bébé non ? C’était Alec après tout qu’elle avait en face d’elle, alors il était évident que sa vie l’intéressait. Ils étaient amis après tout et pas juste deux personnes qui allaient avoir un bébé ensemble.
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MessageSujet: Re: (calista), that feeling never goes away   Dim 12 Nov - 2:18

Il n’savait pas comment il était censé vivre avec son passé, Alec. Etait-il censé regretter quoique ce soit de tout c’qu’il avait fait, vouloir faire machine arrière et pouvoir prétendre pour le reste de ses jours qu’rien n’était arrivé ? Ce serait hypocrite, d’toute façon, de s’dire que les transmutants n’étaient plus des monstres dangereux, simplement parce qu’il en était devenu un. C’n’était pas faute d’avoir essayé d’en finir – vraiment en finir, avec des balles dans le crâne, des sauts dans le vide, des risques de plus en plus inconsidérés quand il partait en chasse. S’faire capturer, torturer, s’retrouver face à quelqu’un d’hostile qui voulait sa mort, tout ça avait fini par n’plus avoir la moindre importance : et le Lynch n’pouvait s’empêcher de penser que c’était évident, évident qu’personne ne pourrait jamais vivre de cette façon. La chasse l’avait abandonné bien plus qu’il n’l’avait abandonnée, lui – on n’voulait plus de lui parmi les hunters, et s’associer aux mauvaises personnes lui avait coûté des parts d’âme, bien au-delà de ce qu’il avait été prêt à offrir à la cause des chasseurs. Il n’voulait pas tuer des familles innocentes pour le compte de politiciens véreux, il n’voulait pas trahir ou assassiner des gens à qui il tenait, à cause des points de vue d’autres. Sûrement qu’ça, c’était plus hypocrite qu’autre chose, non ? Si Calista avait bel et bien été une transmutante, et s’il avait été un chasseur convaincu comme il avait prétendu l’être pendant treize longues années, qu’est-ce qui aurait dû le retenir ? Tant pis, sa hargne à l’égard des dégénérés, d’ceux qui pouvaient être dangereux tout comme ceux qui avaient participé à ruiner sa vie et détruire sa famille, elle n’s’étendait pas jusqu’à la Wolstenholme. Son histoire avec elle, avait toujours été à mille lieues de toutes les choses négatives et toutes les émotions déplaisantes qu’il avait éprouvées, depuis qu’il avait quitté Elizabethtown pour se retrouver ici, à Boston. Que ça n’ait de sens que pour lui, c’n’était pas important ; jamais il n’aurait pu faire du mal à la blonde, c’était tout ce qu’il savait. Aujourd’hui encore, il n’savait pas si la SPC était capable de faire sens de tout ce qui se passait – si c’était le groupe idéal comme on le présentait, d’ceux qui seraient capables d’arrêter les criminels comme l’homme qui s’était introduit chez lui, à une époque, et avait là-bas, tué ses deux parents, juste parce qu’ils s’étaient tenus sur le chemin de son business illégal. Dans ces circonstances-là, il n’avait certainement pas voulu que les lois, les valeurs d’autres gens, les limites apposées à la société, soient des frontières le séparant de la vengeance qu’il avait tant recherchée : sûrement alors que, plus qu’il n’l’admettait, il avait été bien content, à c’t’époque, d’avoir pu agir en toute impunité, comme d’autres le faisaient ou l’avaient fait, parmi les rangs des chasseurs. Les traquer avait moins d’sens pour lui que de traquer les transmutants – les considérer comme des criminels avait moins d’sens pour lui que de considérer les transmutants comme des citoyens tout à fait normaux, qui n’pouvaient pas d’un claquement de doigts, nuire complètement à tous les gens qui les entouraient, qu’ils les connaissent ou non. Ces pastilles n’étaient que des illusions – il en avait vus de tous les genres, des transmutants dangereux ; certains qui cachaient bien leur jeu, d’autres qui n’étaient pas tant des victimes que ça. Probablement, ouais, qu’à force de s’enfoncer dans la corruption, à suivre un chemin bien net et défini, il s’était planté, au bout d’un moment ; mais ses parents étaient toujours morts pour une raison injuste, alors qu’ils avaient été des humains parfaitement normaux, loin de s’imaginer que des mutants puissent exister, avant que l’un d’eux n’s’introduise chez eux et ne les tue.

Et si l’histoire n’était vouée qu’à se répéter ? Alec était le premier à s’demander ce qui se passerait, quand ce bébé serait né : et se concentrer sur les petits détails, comme la chambre de l’enfant, les couches, l’inquiétude, les galères dont on n’avait pas idée avant de devenir parent, c’était presque plus facile que de penser à tout ce qui était plus large encore qu’eux. Ce qui pourrait, même, échapper complètement à leur contrôle. Et si leur bébé naissait transmutant ? Et si on décidait d’enfermer tous les gosses de transmutants dans des labos jusqu’à ce qu’ils aient un certain âge, et appris à maîtriser leurs pouvoirs ? Ou- et si c’était un pouvoir dangereux ? Tout l’monde savait que le vaccin n’était pas fiable – ce putain de vaccin qui avait complètement ruiné la vie de Calista pendant des mois, celui-là même qui avait ruiné bien des choses, et n’était synonyme que de mauvais souvenirs, entre eux deux. Et si des hunters, ces gens auxquels ils avaient été tant fidèles à une époque, décidaient d’s’en prendre à leur fille, à leur ‘famille’, aussi dysfonctionnelle allait-elle être ? C’était presque comme si n’pas vivre sous le même toit que Calista allait soudainement devenir un problème – mais ils avaient essayé, et ils avaient lamentablement échoué. Et ça, c’était sans compter sur tout le reste ; ils n’étaient pas en couple, ils étaient juste amis, deux cons qui avaient couché ensemble une fois, quand ils avaient été bourrés, et qui se retrouvaient à attendre l’imminence d’un accouchement qui bouleverserait leurs vies. Leurs vies, ouais, qui n’seraient, il semblait, jamais vouées à fonctionner en unité, comme ils auraient pu le vouloir ou y croire, fut un temps. Ils avaient déjà essuyé assez, d’malheurs et de merdes comme ça – des traumatismes qui les avaient complètement ruinés, et dont l’ombre continuait de planer par-dessus leur tête : qu’est-ce qu’ils seraient devenus, si Calista avait juste été enceinte, y’a plus d’un an désormais, et si elle avait donné naissance à ce bébé, assassiné par le vaccin qu’on lui avait injecté de force ? Tout autant qu’il semblait mieux de n’pas se poser la question, Alec n’pouvait s’en empêcher, par moments, par intermittences, avant qu’il n’essaye de s’concentrer sur un présent qui était déjà bien assez inquiétant comme ça. « Hm, j’avais prévu d’aller y faire un tour, en Italie- mais… j’ai pas vraiment eu le temps dans ma journée. » voilà qu’il jouait avec le sarcasme, maintenant, offrant un rictus à la blonde alors qu’il enlevait sa veste, pour la déposer sur une chaise en allant déposer les victuailles qu’il avait ramenées. « La faute à la paperasse. » il ironisa plus encore, dans un ricanement, tandis qu’elle ramenait les verres, et qu’il la suivait jusqu’au canapé. Il n’avait pas pris de vacances depuis belle lurette – depuis le Canada, où ils étaient partis tous les deux. Heureux, en couple, et détachés de tout ce qui aurait pu les préoccuper d’une quelconque façon ; loin des mutants, loin des hunters – Alec n’aurait jamais cru qu’il pourrait garder de souvenirs particuliers de moments d’sa vie qui ne gravitaient plus autour de la cause qu’il avait choisie, treize ans plus tôt. Calista lui avait prouvé qu’il avait eu tort d’penser ça – elle était bien la seule, à lui faire ressentir ça, une existence au-delà de ce qui faisait qu’il s’était relevé, un jour, à Elizabethtown, pour continuer de survivre. « Ouais, c’était une bonne journée. Plutôt calme. » particulièrement calme, d’ailleurs, puisqu’il avait pu sortir plus tôt sans aucun problème – le truc, c’était qu’il s’était endormi après, il n’avait pas fait de paperasse, alors ça n’collait pas vraiment à l’histoire officielle. Enfin, fallait bien qu’il s’emmerde, mine de rien, pour s’occuper de la paperasse, alors ç’aurait pu être quelque-chose que la Wolstenholme aurait deviné. Il préférait l’action, lui, clairement ; « Et toi ? T’inventes de nouveaux trucs ? » et même si le ton était involontairement exagéré, il semblait, Alec était sincèrement intéressé : probablement que de bien des façons, la voie que Calista avait choisie était plus intéressante que la sienne. Il savait, en tout cas, que c’était ce qui lui plaisait, ce qui l’inspirait, ce qui la motivait – c’était bien pour ça qu’il avait investi son argent dedans ; techniquement, c’était un peu leur boîte à tous les deux, même s’il n’avait aucune intention d’y fourrer son nez comme un comptable ou un banquier. Il avait foi en Calista, sa passion et ses désirs.

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MessageSujet: Re: (calista), that feeling never goes away   Dim 12 Nov - 14:09

Calista, elle avait pris la décision de vivre sa vie sans vraiment se soucier des transmutants ou des hunters. Elle avait grandi parmi les hunters dans la haine des transmutants, mais ça ne voulait plus rien dire à ses yeux aujourd’hui. Elle connaissait des transmutants qui n’étaient pas dangereux, pas à cause de leur don, en tout cas, Alec par exemple, son don ne pouvait pas faire grand-chose contre l’humanité. Et elle connaissait des hunters qui étaient prêts à tuer des humains, si ceux-là se mettaient en travers de leur route. Alors où était le bien, où était le mal dans cette histoire ? La blonde, elle avait grandi dans un monde manichéen, là où les hunters étaient les gentils et les transmutants, les méchants et elle y avait cru pendant presque toute sa vie. Elle y avait cru quand sa mère s’était suicidée. Elle y avait cru, également quand son petit-ami avait été tué par un transmutant. Comment les envisager autre chose que comme des monstres, quand tout ce qu’on voyait d’eux, c’était la facilité avec laquelle ils pouvaient détruire des vies. Pourtant, ça marchait aussi de l’autre côté. Combien de vies des hunters avaient-ils détruits ? Combien de vies est-ce qu’elle, elle avait brisées ? C’était un compte qu’elle préférait ne plus faire à présent. Elle était bien comme ça maintenant. Ni du côté des hunters, ni de celui des transmutants. Elle avait assez donné dans cette guerre silencieuse, maintenant, elle voulait vivre sa vie. Pourtant, y aurait toujours une partie d’elle qui maudirait cette mutation, plus que les hunters. Cette mutation lui avait pris sa mère, son ex-petit ami et maintenant, c’était à cause d’elle que sa relation avec Alec était condamné à n’être que ce qu’elle était aujourd’hui. C’était avant tout parce qu’il était un transmutant qu’ils n’avaient eu de cesse de rompre et maintenant elle ne savait même plus ce qu’il était et ça ne changeait rien à leur situation.

Au moins, ils se concentraient plus sur le bébé qu’ils allaient avoir que sur les détails de leur relation. Peut-être n’était-ce pas plus mal comme ça. Elle ne savait pas trop Calista. Dans le fond, il continuait de lui manquer quand elle n’était pas avec lui et dès qu’il était avec elle, elle sentait les battements de son cœur s’accélérer, parce qu’il ne la laissait pas indifférente. Peu importait le temps qui s’était écoulé depuis leur rupture, elle n’était pas passée à autre chose. Le fait qu’ils se soient retrouvés dans le même lit à concevoir le bébé qu’elle portait, ça prouvait sans doute que passer à autre chose, c’était bien plus compliqué que ça pouvait en avoir l’air. De toute façon, maintenant qu’elle était enceinte c’était encore moins sa priorité que par le passé. Elle allait avoir un bébé et c’était plus important que le reste. De toute façon, qui pourrait bien avoir envie de fréquenter une femme avec un bébé et clairement encore amoureuse de son ex hein ? Personne de censé, c’était certain. Tant pis, elle était bien comme ça, à ricaner à chaque réplique qui pouvait sortir de la bouche d’Alec, quelqu’un d’extérieur trouverait sans doute que les sentiments qu’elle avait pour lui, ils crevaient les yeux et pourtant eux deux, ils étaient devenus très fort dans l’art de faire comme si ça n’existait pas. « Sérieusement ? Je hais la paperasse. » Elle leva les yeux au ciel, comme si cette fameuse paperasse était vraiment la pire chose du monde. Ce n’était pas comme s’il avait vraiment pu aller en Italie rien que pour lui ramener à manger de toute façon. S’il devait aller en Italie en plus, elle voudrait qu’il l’emmène avec lui. Elle n’était pas contre l’idée d’aller faire un tour là-bas, il n’était pourtant plus question pour eux de partir en vacances ensemble. Pourtant, au Canada, ils avaient parlé de partir au soleil un jour. Un projet qu’ils ne réaliseraient apparemment jamais. Elle lui adressa un sourire, alors qu’il lui disait que la journée avait été plutôt calme. Elle devait résister à l’envie de dire ‘tant mieux’ parce qu’elle craignait ce qui pourrait arriver lors des journées pas calmes. C’était dangereux ce qu’il faisait, peut-être même plus que ce qu’il avait pu faire en tant que hunter, là il y avait des procédures, des protocoles auxquels il devait bien obéir, alors, qu’en tant que hunter, on n’avait pas de compte à rendre, tirer une balle dans la tête d’un transmutant sans lui laisser le temps de dire quoi que ce soit, ça suffisait. Elle savait pourtant que lui, il préférait les journées moins calmes. « Ouais, plus ou moins. C’est aussi beaucoup de paperasse et de dossier à remplir, à faire approuver. » Parce qu’on ne pouvait pas faire n’importe quoi, même en tant que scientifique, y avait des règles à suivre, des normes de prudences qui faisaient qu’on ne se lançait pas dans un projet sans que tout soit réglé au millimètre près. « Mais ça va, c’est plutôt cool. » Elle avait des idées plein la tête et pas forcément les moyens de tout réaliser sans passer par la fameuse paperasse, mais ça ne la gênait pas plus que ça, elle faisait quand même ce qui lui plaisait. C’était définitivement mieux que de faire de la maintenance informatique dans un commissariat. « Je suis en bonne voie pour être le prochain Mark Zuckerberg. » Elle n’était pas sûre qu’elle comprenne la référence, pourtant, il devait quand même connaître facebook, pas besoin d’en être un fervent utilisateur pour connaître, cela dit, il devait y avoir de nombreuses personne à n’avoir aucune idée du type derrière tout ça. « Et tu sais probablement même pas qui est ce type, ce qui veut dire que je serais juste la fille qui aura créé un truc mondialement connu mais dont personne ne connaitra mon nom. » C’était pas bien grave, personne ne connaissait non plus le fondateur de twitter et pourtant le gars faisait partie des plus jeunes milliardaires du pays, grâce à ce site, c’était probablement ce qui fallait retenir en priorité, quand bien même elle n’était pas le genre de personne à courir après le fric. Le plus important en vérité, c’était qu’elle était enfin satisfaite de ce qu’elle faisait de sa vie, après en avoir passé la plus grande partie à n’avoir l’impression de n’être qu’une déception, pour son père et pour le reste du monde.
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MessageSujet: Re: (calista), that feeling never goes away   Mar 14 Nov - 1:29

Peut-être bien que sans ce bébé désormais entre eux, Alec et Calista auraient fini par trouver tout un tas de prétextes pour ne plus se voir. Ils auraient dérapé une nuit, à son anniversaire, mais ils seraient restés avec les assurances et les démons qui avaient provoqué leur rupture, quelques mois plus tôt : et qui sait, la honte ou le regret auraient probablement achevé de les éloigner l’un de l’autre, sans retour possible. Et tout autant que ç’aurait été l’option facile, à croire celle que quelqu’un comme le Lynch aurait préférée pour n’pas avoir à encaisser trop de responsabilités, il n’pouvait s’empêcher de s’dire pour lui-même, que c’était tant mieux, que la vie leur ait réservé une sacrée surprise – l’genre d’imprévu qui avait tout bouleversé, mais qui faisait qu’au moins, ils étaient encore dans la vie l’un de l’autre. Certes, s’ils étaient moins comme ça, moins lâches ou plus capables de s’dire les choses vraiment, ils n’auraient pas besoin de prétextes ou d’un bébé pour pouvoir rester amis ; mais c’était plus compliqué que juste être amis. C’était plus compliqué que tout c’qu’ils avaient connus par le passé. Parce qu’au fond, les sentiments, les envies, les désirs qui n’avaient été que galvanisés par l’alcool ce soir-là, ils étaient toujours là – tenaces, bien plus tenaces que ce qu’Alec aurait pu vouloir. Lui qui avait été volage à une époque, tout à fait apte à passer d’une histoire à l’autre sans l’ombre d’un regret, désormais, il tournait en rond, son cœur battant pour une seule femme, et son esprit obnubilé par les moments qu’il pouvait passer avec elle. Ou sans elle. Alors, à croire que ‘loin des yeux, loin du cœur’ n’se serait même pas appliqué de son côté – qu’il aurait continué à s’morfondre après Calista, ou après les raisons pour lesquelles il l’avait perdue. Cette attaque venue du père de la jeune femme, ces longs mois qu’elle avait passés en fauteuil roulant, durant lesquels ils n’avaient pas pu se comprendre. Les disputes, la perte d’un bébé dont ils n’avaient même pas eu connaissance ; la rancœur qui n’avait pas eu de mot pendant tant de temps – sa mutation, en plus de tout le reste, ces sujets sur lesquels ils avaient déjà débattu pendant de longues heures, près ou loin de Boston, comme si un changement de décor pourrait les aider. Au bout du compte, il n’savait plus quel avait été le vrai problème entre la Wolstenholme et lui – le vrai point de rupture sur lequel ils n’semblaient pas pouvoir revenir. Sans doute que ç’avait été sa mutation, cette monstruosité battant dans ses veines et le clouant dans une existence perpétuelle où personne d’autre n’aurait sa place. L’aisance du cœur pourrait presque lui laisser croire, alors, que le bracelet qu’il avait au poignet, celui que Calista elle-même lui avait offert, était assez pour être sa salvation, qu’il arrangeait tout et changeait le cours des choses, de A à Z. Ils n’en étaient pas moins toujours célibataires – ils n’en avaient même pas parlé. Peut-être que de son côté, Calista n’en avait même pas envie. Peut-être qu’il valait mieux qu’ils n’y pensent pas et qu’ils n’se mettent pas à parler d’choses comme ça, basées sur les espoirs et les attentes du ‘meilleur’ promis par tous les optimistes comme la blonde. Après tout, y’avait eu plein de fois où ils avaient réussi à torpiller leur relation de couple, sans que sa mutation n’ait quelque-chose à voir dedans. A croire qu’y’avait un genre de karma, auquel le Lynch n’avait pourtant jamais cru, qui avait décidé, que Calista et lui, ils n’étaient juste pas compatibles.

Leur seule grâce, c’était ce bébé – certains diraient que c’était bien excessif, deux amis comme ça, qui se retrouvaient comme des idiots, à sentir les mois passés avant que leur bébé n’arrive. Et qu’est-ce qu’ils raconteraient, une fois que leur enfant grandirait ? Beaucoup de gosses vivaient dans des familles aux parents séparés, Alec n’avait juste jamais imaginé que ça arriverait dans son cas à lui. A plus vaste échelle, il n’s’était jamais imaginé père tout court. Alors déjà, même tandis que Calista n’était enceinte que de six mois encore, le jeune homme n’savait pas où toute cette histoire allait les mener : désormais, ils feraient partie de la vie l’un d’l’autre pour toujours. Et de son côté à lui, encore maintenant, il n’arrivait pas à savoir si c’était un soulagement juste maintenant, parce qu’elle était encore célibataire, parce qu’ils étaient proches, parce qu’il n’y avait pas encore de bébé, ou si c’était une façon permanente d’réussir à vivre avec elle. Qu’est-c’qu’y se passerait, le jour où elle tournerait la page ? Ouais, égoïstement, il se pointait chez elle avec le désir orgueilleux, l’attente même, qu’elle soit toujours seule dans sa vie, qu’elle prête attention à lui, et qu’elle le veuille même dans son existence. Et si tout devait changer, au bout d’un moment ? Ce serait tant mieux pour elle, probablement, mais pas pour lui ; avec Calista ou avec n’importe qui d’autre, s’poserait toujours la question de cette immortalité aussi tenace que chaque fonction physique de son corps – il avait sûrement jeté l’éponge, et il n’pourrait jamais demander d’en faire de même à la Wolstenholme. A haute voix, il pouvait bien l’dire, qu’il voulait qu’elle trouve quelqu’un d’autre, qu’elle soit heureuse et fasse sa vie – loin, même, des histoires qu’il amenait avec lui en étant un dégénéré. A l’intérieur, c’était autre chose, vraiment. Maintenant, même s’ils en ricanaient, parler de voyage en Italie avait des arômes bien particuliers ; pour lui en tout cas, et le regard ailleurs alors qu’il souriait, il ne voulut pas vraiment chercher du côté de la blonde, si elle pensait pareil, ou semblait ressentir le même pincement au cœur que lui. « Faut tout blâmer sur la paperasse, de toute manière. » ricana-t-il en se frottant les yeux, alors qu’il venait tout juste de s’asseoir – pour le coup, au pire, il pouvait aussi blâmer sa fatigue sur la paperasse imaginaire qu’il avait faite. A défaut de l’alerter lui, d’être constamment fatigué, ça ne surprendrait pas particulièrement Calista. Il n’avait certainement pas envie qu’elle s’inquiète – surtout pas pour une histoire qui n’en valait pas la peine. Elle avait son travail, sa vie, sa santé et celle du bébé dans son ventre à surveiller – ça faisait déjà pas mal ; trop pour qu’elle prenne sur elle d’aussi compenser pour les espoirs, les attentes ou les envies qu’il n’avait plus, d’son côté. Il l’avait déchargée de tout ça, depuis bien longtemps maintenant. « Ouais, nan… je sais pas qui est Mark Zuckerberg. » il sourit à la jeune femme, persuadé qu’elle n’en serait pas surprise ; « Mais si t’inventes un truc comme lui, j’connaitrais ton nom à toi, au moins. » lui, il connaitrait son nom à elle, ouais – pour un instant, le regard qu’il eut vers elle fut complice, proche, doucereux. Avant qu’il ne fuie, se penchant vers la table pour sortir le repas qu’il avait amené avec lui ; « J’crois en fait que j’ai aussi pensé au repas, parce que j’avais vraiment faim. » encore un rire, servi pour la bonne cause, alors qu’il glissait son plat tout prêt du côté de Calista ; « Normalement, j’suis devenu plutôt bon sur tous les ingrédients à éviter. » il releva presque ça avec fierté, parce qu’ils avaient connu des mois bien chaotiques – parfois où, d’un petit rien, Calista partait en vraie crise de nausée sur un aliment particulier. Ça, c’était sans compter sur toute la période où elle n’avait pas mangé grand-chose. Maintenant, ça allait mieux, mais à force que l’expérience lui fasse construire toute une liste dans sa tête, il avait pris l’habitude bienveillante, d’au moins toujours y penser.

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MessageSujet: Re: (calista), that feeling never goes away   Mar 14 Nov - 18:01

Elle était encore bien au clair avec les sentiments qu’elle éprouvait pour Alec, Calista. Elle savait très bien qu’elle était encore et toujours amoureuse de lui, peu importait tout ce qui avait pu se passer entre eux pour qu’ils finissent par se séparer. Elle avait bien entendu et compris les raisons qui avaient poussées Alec à rompre avec elle l’autre soir et elle avait accepté sa décision. Ce n’était pas pour autant que l’oublier était une chose facile. Elle avait été en colère contre le monde entier, contre ce hasard qui avait choisi de coller à Alec une mutation qui compliquait tout. Mais elle n’avait pas été en colère contre Alec lui-même, elle n’en était pas venue à le détester comme ça avait pu être le cas avec certains de ses ex. Au moins, quand les histoires se terminaient comme ça, la volonté de passer à autre chose, elle venait bien vite. Au lieu de ça, elle était encore accrochée à lui et elle n’arrivait pas à imaginer sa vie avec quelqu’un d’autre. Si elle l’avait détesté, elle ne se serait même pas donné la peine de venir le voir pour son anniversaire, alors ils n’en seraient pas là aujourd’hui. Mais, elle était venue le voir, parce qu’elle n’avait pas voulu qu’il soit tout seul ce jour-là. Elle avait voulu être là, pour l’aider et le soutenir, sachant très bien que ce serait une journée difficile pour lui. Ça avait été une bonne excuse en plus, pour venir prendre des nouvelles, sans passer pour l’ex qui stalkait un peu trop. Ça avait été une soirée particulière, pas forcément désagréable, mais qui avait trop bien prouvé qu’ils étaient tous les deux complètement désespérés et la gueule de bois le lendemain avait été dure à gérer. La suite des événements l’était encore plus.

Elle n’avait pas pensé qu’elle tomberait enceinte après cette nuit passé avec lui, elle n’avait fait attention à rien, ni à la contraception, ni à vérifier où elle pouvait en être dans son cycle menstruel avant de venir chez Alec ce jour là, elle ne le faisait pas d’habitude, alors y avait pas eu de raison pour qu’elle s’en occupe là. Maintenant, elle se retrouvait enceinte, ce qui signifiait qu’ils allaient bientôt avoir un bébé, alors même qu’ils n’étaient pas ensemble et qu’ils n’avaient apparemment, même pas envie de parler de ce qu’ils étaient l’un pour l’autre. A quoi bon ? Peut-être qu’elle avait perdu son courage Calista et que cette fois, elle était enfin décidée à faire bien attention à ce qu’elle disait quand elle était avec Alec, histoire d’éviter de lui dire comme ça, sans faire attention, qu’elle l’aimait encore. Des fois, elle se disait qu’elle n’avait même pas besoin de mots pour le dire, que ça devait très bien se voir et pourtant, ça semblait encore facile à nier, tant que rien n’était clairement dit. Pourtant y avait des trucs comme cette histoire d’Italie qui devait bien réveiller la mélancolie au fond de son regard. Elle se souvenait bien de leur voyage au Canada, tellement bien, tellement parfait, qu’elle aurait tellement aimé pouvoir repartir quelque part avec lui, mais c’était trop tard maintenant. « Ouais, elle nous pourrit vraiment la vie, celle-là. » Il n’y avait pas que la paperasse pourtant qui faisait qu’il n’était pas allé lui chercher à manger en Italie et qu’ils n’allaient pas aller en Italie ensemble, mais blâmer la paperasse pour tout ça, c’était mieux que de se rappeler pourquoi ils en étaient là aujourd’hui. Parler d’autre chose, c’était pas mal non plus, alors elle aurait peut-être dû s’étendre sur la biographie de Mark Zuckerberg comme si ça pouvait vraiment être intéressant. « Facebook, Alec, Facebook. » Elle en leva les yeux au ciel, comme si elle s’en exaspérait vraiment. Elle avait l’habitude maintenant, qu’il ne comprenne pas ses références et l’inverse devait être vraie et puis, elle s’en fichait qu’il ne sache pas qui avait créé Facebook, ce n’était pas franchement important. Sa remarque au moins, il lui arracha un sourire sincère en plus de faire accélérer les battements de son cœur. « Ce sera largement suffisant, alors. »  Elle n’avait pas besoin que le monde entier la connaisse dans le fond, Calista, savoir qu’Alec connaisse son nom et soit au courant des trucs qu’elle pourrait inventer, ça lui convenait. « C’est une raison tout à fait légitime. » Qu’elle répondit à Alec alors qu’il lui tendait le plat qu’il lui avait ramené. « J’te fais confiance alors. » De toute façon, elle avait dépassé le stade des nausées interminables et elle essayait de faire attention à son alimentation, mais c’était difficile, notamment avec les envies sorties de nulle part dont elle était victime. C’était pas un petit écart de temps en temps qui allait foutre en l’air cette grossesse non ? Elle stressait beaucoup pour pas grand chose, mais de ce côté-là, elle trouvait des moyens de se rassurer, parce qu’elle avait tout le temps faim et jamais le courage de faire à manger.
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