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 (cesare), you always make it light.

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MessageSujet: Re: (cesare), you always make it light.   Lun 13 Nov - 21:30

I get dark, and then you make it light.
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cesare demaggio & isolde saddler.

Isolde, elle avait eu une vie plutôt idéale, même à Woodway, au moins avant la mort de son père. Elle avait perdu sa mère sans même pouvoir la connaitre, cette dernière étant morte en la mettant en monde. Mais, elle n’avait pas vraiment souffert de cette perte. Globalement, la blonde avait eu une enfance et une adolescence heureuse. Elle avait eu son père pour veiller sur elle et pour l’aimer de tout son cœur. Elle n’avait pas grandi dans la haine des transmutants ou dans celle des hunters. On ne l’avait pas entrainée, dès son plus jeune âge à devenir une tueuse. On ne l’avait pas non plus blessée volontairement pour qu’elle puisse apprendre à recoudre ses propres blessures, comme si c’était la chose la plus normale du monde. Isolde, elle avait été la gamine qu’on emmenait à l’hôpital dès qu’il y avait quelque chose qui n’allait pas, de peur qu’elle ait quelque chose de grave. Elle n’avait pas non plus était surprotégée par son père, mais il avait toujours parfaitement fait attention à elle. Il l’avait soutenue quand ça n’allait pas, encouragée pour qu’elle poursuive ses rêves et il avait même fini par donner sa vie, pour qu’elle, elle puisse continuer à vivre la sienne. Alors, dans ses souvenirs, Woodway, ce n’était pas l’enfer sur terre. Elle avait bien conscience pourtant qu’au fil des années et de son implication dans le combat opposant les hunters et les transmutants, sa vision de la ville avait finie par changer. Elle avait l’impression d’avoir tout donné pour cette ville et qu’on ne lui avait rien donné en retour. Tout ce à quoi elle avait eu le droit pour tous les efforts qu’elle avait fait, en tant que maire, mais aussi quand elle avait été dans la police, ça avait été des menaces envers sa fille.

Alors, elle avait assez de rancune pour dire que tous les habitants de cette ville pouvait désormais aller se faire foutre, ce n’était plus son problème. Pourtant, malgré cette haine qu’elle avait à leur égard, elle n’arrivait pas à complètement être satisfaite de ce déménagement. Isolde, elle était du genre à considérer que c’était à elle de décider quand elle voulait partir et pas aux gens de la foutre dehors. Y avait une grosse part d’orgueil qui jouait dans sa déception. Elle était comme ça Isolde, orgueilleuse et rancunière et ce n’était certainement pas Cesare qui allait tomber de haut face à ces aspects de sa personnalité, parce qu’il en avait déjà fait les frais par le passé. Il devait bien savoir que si elle regrettait Woodway, c’était avant tout parce qu’elle n’avait pas apprécié qu’on la vire comme ça, en menaçant sa fille. Au-delà de ça, elle ne regrettait pas vraiment la ville ou sa vie là-bas. Elle savait qu’ils étaient mieux ici, plus en sécurité et c’était important, notamment pour Clara et pour leur futur bébé. Pour elles deux, pour Cesare aussi, elle s’était dit qu’elle pouvait bien donner une chance à Boston et aux femmes au foyer de leur voisinage. L’avantage en plus d’avoir des voisines femmes au foyer, c’était qu’elles ne travaillaient pas et donc, c’était la compagnie idéale pour elle qui était coincée à la maison à cause de sa grossesse. « C’est bon, j’ai quand même précisé que j’avais pas l’ambition de l’être aussi. » Un sourire sur les lèvres, elle leva les yeux au ciel. Peut-être que jusqu’à présent, elle avait eu un jugement sévère sur ce genre de femmes, persuadées qu’elles pouvaient faire mieux que de dépendre de leur mari. Mais voilà, elle s’était faite un nouvel avis, basé sur des faits et non sur des préjugés. « Ouais, ça change, même si je suis pas encore très à l’aise quand ça parle recette de cuisine. » Elle grimaça légèrement, elle avait quand même un seuil de tolérance, ou au moins des sujets dans lesquels elle n’était pas au top, la cuisine en faisait partie, malgré les cours qu’elle avait pu prendre. Y avait une différence entre préparer un plat correct et en parler pendant des heures. « Mais je te jure, elles font toutes d’excellents gâteaux. » Ils avaient eu le droit au petit panier de muffins pour les accueillir dans le quartier et puis elle, comme elle avait eu l’occasion de les revoir plusieurs fois depuis qu’ils étaient arrivés, elle avait eu la chance de gouter d’autres gâteaux et évidemment qu’elle les avait appréciés. Comme quoi Cesare pouvait se rassurer, la femme qu’il avait épousé n’était pas si loin que ça. « Ce sera définitivement pas un accouchement à domicile alors, j’ai pas fait vœux de chasteté moi. » Elle grimaça  à nouveau, comme si l’idée d’abstinence était vraiment la pire chose au monde. Le sexe, c’était important quand même et elle espérait bien que son accouchement ne risquait pas de ruiner ça, entre Cesare et elle, sinon, elle opterait même pour la césarienne, histoire de sauver leur vie sexuelle. « Ouais, ça craint ça. » Elle le savait bien, que les congés parentaux n’étaient pas payés, puisqu’elle s’était quand même arrêté quelques mois pour Clara, elle l’avait quand même ressenti sur son compte en banque. « Je pensais plus au côté financier, justement. » Est-ce que financièrement, ils pouvaient se permettre de n’avoir aucun salaire, alors qu’ils allaient avoir non plus une fille, mais deux ? Et une hospitalisation à payer parce qu’ils étaient dans un pays où les congés parentaux n’étaient pas payés, mais où fallait quand même payer les soins, quels qu’ils soient. C’était pas qu’elle ne voulait pas que Cesare reste, bien au contraire, elle en avait vraiment très envie, mais elle se posait quand même la question et s’il jugeait que ce n’était pas un problème, alors elle ne se tracasserait pas pour ça. « Si jamais ça passe aussi, niveau budget, évidemment. » Fallait croire qu’elle faisait une fixette là-dessus, mais c’était normal non, juste après un déménagement ? Techniquement, ils n’avaient pas eu le temps de revendre la maison à Woodway, tellement ils étaient partis vite, c’était encore en cours et comme elle ne travaillait pas, elle ne remarquait plus facilement les sorties d’argent que les rentrées. « Hm, ouais, on va toutes les trois avoir vraiment besoin de toi. » Ce serait beaucoup plus simple pour elle s’il était là la journée, et puis ce serait mieux pour lui aussi, pour passer du temps avec ses filles. « J’me demandais d’ailleurs, si je devrais pas allaiter. » Elle ne l’avait pas fait pour Clara parce que c’était trop prenant et qu’elle avait été toute seule à gérer, alors le lait infantile, c’était beaucoup plus simple quand il fallait que quelqu’un lui garde. « Y en a qui disent que c’est mieux. Mais Clara va bien même si elle a pas été nourrie au lait maternel. T’en penses quoi toi ? » C’était un des nombreux trucs dont ils faillaient qu’ils parlent avant la naissance et comme elle, elle avait tout son temps pour réfléchir à ça, c’était une question qui était vraiment venue s’imposer à elle. Elle en avait sans doute d’autres, des comme ça qui allait finir par venir au détour d’une conversation. Peut-être bien que discuter avec les mamans du coin, ça avait aussi cet effet-là.  
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MessageSujet: Re: (cesare), you always make it light.   Jeu 16 Nov - 2:42

Il avait encore du mal à y croire parfois, Cesare, qu’ils en soient là, Isolde et lui. Qu’ils soient à Boston, qu’ils soient en couple, mariés et parents tout simplement. Pour d’autres, ç’avait sans doute été l’existence qu’il avait menée jusque-là, qui avait tout pour être incroyable ; qui dans une société moderne comme elle l’était aujourd’hui, pouvait grandir comme il l’avait fait ? Les DeMaggio avaient eu des générations pour développer le secret, s’incruster dans le réseau des hunters, et se créer des liens un peu partout. C’était difficile à imaginer, qu’même des gens puissent tuer en toute liberté comme le faisaient les chasseurs, échappant à la justice ou quelque service d’ordre, alors même qu’ici et maintenant, il y avait la police, la SPC, et des juges et jurés qui avaient pleinement conscience de ce que pouvaient être, des tueurs de transmutants. Mais encore aujourd’hui, et pour longtemps, le brun était plus un hunter qu’un être humain normal, la tête chargée de souvenirs d’enfance joyeux et faits d’insouciance. Il n’savait pas combien d’temps allait devoir passer, avant que toutes ces choses si profondément ancrées à son existence, restent des points de repère vers lesquels il revenait toujours. Quand il pensait à Clara, il pensait à la façon dont ses parents l’avaient élevé, dont ils avaient pensé ‘l’aimer’ à leur façon, lui inculquant des choses qu’ils avaient pensées importantes. C’était tordu, franchement, d’en arriver là, à s’rappeler que dans sa famille, y’avait eu un genre d’attention, d’la même façon qu’il y en avait désormais, de lui aux enfants qu’Isolde et lui avaient. C’était difficile à imaginer, sans conteste, qu’ses parents aient pu avoir de bonnes intentions derrière ce qu’ils avaient fait : ils étaient allés loin, mine de rien. Mais pendant des mois et des mois, Cesare avait bien vu Isolde flirter dangereusement avec cette frontière, elle aussi – et il n’pouvait pas prétendre avoir été différent : le seul truc, c’était qu’elle, elle n’avait pas pu abandonner Clara comme il l’avait fait pendant trop longtemps. Il les avait laissées toutes les deux toutes seules, persuadé que c’était mieux comme ça, et aussi, toujours à s’rappeler que, peut-être c’était également mieux pour le cœur d’Isolde, ses chances à l’amour ou les espoirs qu’elle pouvait avoir, vis-à-vis de sa vie sentimentale. Ils avaient tous foiré, fallait croire, en faisant des choses qu’ils avaient crues bien ; au moins, Cesare et Isolde n’en étaient pas allés jusqu’à ruiner la vie de leurs enfants, ils ne les avaient pas plongés dans une solitude acerbe qui n’les aurait lancés que sur un chemin, celui de la vengeance, ou d’un genre de justice armée qui n’obéirait à aucune règle. Les hunters avaient été dangereux ; Insurgency n’avait pas été beaucoup mieux – il aurait préféré, au moins un peu, n’pas avoir complètement raison sur cette question, Cesare. Mais Demelza et tous les derniers événements qui avaient déchiré le groupe et exilé Isolde de ceux pour qui elle avait tant sacrifié, n’avaient pas laissé l’ombre d’un doute. Leurs erreurs, sa famille, les séjours à l’hôpital, les disputes, les incompréhensions – ils laissaient tout derrière, non ? A Woodway, avec cet autrefois qu’ils s’étaient jurés de surpasser en faisant mieux, maintenant qu’ils étaient ensemble, qu’ils étaient mariés, plus forts que jamais. Personne n’les avait séparés dans cette ville maudite, et personne ne l’ferait maintenant.

Cesare en était presque bien content, alors, que la blonde en soit à parler des femmes au foyer du quartier ; il avait beau faire d’l’humour, il s’disait que peut-être, c’n’était pas une si mauvaise chose. Certes, c’n’était pas l’avenir dont Isolde rêvait, c’n’était pas ce que la femme qu’il avait épousée deviendrait, ou ce qu’elle aspirait à devenir : et quelques conversations n’y changeraient rien. Elle tournait en rond, déjà, enceinte de huit mois et avec des tas de cartons à défaire pour remplir les meubles de la maison – qu’est-c’que ce serait, alors, si elle devait limiter sa vie à tout ça, pour les dix, vingt, trente prochaines années ? Tout autant qu’elle n’savait pas très bien faire la cuisine, qu’ils n’avaient pas spécialement le cœur à faire des efforts à ce niveau-là, il l’aimait pour c’qu’elle était – bordel, il était tombé dans sa vie, tombé amoureux, tombé de haut aussi, parce qu’elle n’avait pas été c’qu’elle avait semblé être, du début à la fin. Il serait surpris, bien sûr, si elle devait demain lui annoncer qu’elle souhaitait rester à la maison, devenir femme au foyer pour élever leurs enfants avant tout ; probablement qu’il serait trop surpris pour cacher son scepticisme, qu’il lui demanderait si elle était sûre avec un genre de grimace. Mais si un jour, ça devait être c’qu’elle voulait, il n’serait pas celui qui discuterait. Tout comme il n’serait jamais celui qui amènerait l’idée, d’une quelconque façon, à sous-entendre que les ‘bonnes mères’ ou les ‘bonnes épouses’ passaient leur temps à tourner en rond entre quatre murs, à répondre à toutes les attentes de leur petite famille. C’était bien dans c’t’atmosphère qu’il avait été élevé, avec un père qui avait probablement, dans un coin d’sa tête, des idées pareilles. Heureusement que les idées n’étaient pas héréditaires ; qu’il avait eu sa mère et sa sœur qui, malgré leurs défauts, n’avaient jamais manqué d’prouver leur valeur, bien au-delà de derrière le plan de travail de la cuisine, ou à faire il n’savait quelle autre tâche ménagère. « Ouais, ouais, ça je sais que t’as pas l’intention de devenir une femme au foyer. » qu’il sourit, complice, à l’adresse de la jeune femme ; non, elle, elle allait vite vouloir reprendre son job de flic, sans doute, une fois qu’elle aurait accouché. Apparemment, elle s’donnerait cette fois-ci, plus que quelques jours de repos avant de s’lancer dans une campagne électorale contre un parfait connard, comme elle avait pu le faire, après avoir accouché de Clara, à Woodway. C’était déjà ça. Mais s’il n’avait pas à s’inquiéter qu’Isolde s’décide à jouer les ménagères d’il y a cinquante ans, il allait devoir s’y faire, aussi, à un avenir où elle serait dans la police, où elle risquerait sa vie là-dehors, comme il le faisait. C’n’était que légitime, qu’il fasse avec ce qu’elle voulait, celle qu’elle était, tout comme elle, elle faisait avec c’qu’il pouvait vouloir et qui il était. Ils avaient déjà tous les deux risqué leurs vies, survécu et tenu bon – ils pouvaient le faire, alors, hein ? « Quoi ? Tu t’souviens déjà plus de toutes les recettes que t’as apprises ? » il ne plaisantait pas, pour cette fois, haussant les épaules – peut-être bien que comparé à des personnes avec un certain temps d’expérience à ne faire que des repas pour la petite famille, Isolde n’aurait pas grand-chose pour frimer. M’enfin, Clara et lui étaient prêts à jurer que les plats qu’elle faisait, ils étaient bons. Elles faisaient toutes d’excellents gâteaux, qu’elle disait ; et Cesare ne put que la croire, haussant les épaules : il n’était pas un expert en pâtisserie. Il n’était pas un expert en accouchement non plus – mais heureusement, fallait croire qu’il avait trouvé l’argument ultime pour éviter l’accouchement à domicile, quand bien même ça n’avait pas été Isolde qui avait besoin d’arguments. « Voilà, tu pourras toujours blâmer ça sur moi, si les voisines demandent. » toujours là pour aider, quel bon mari il faisait ; il sembla même en être fier, quand il sourit à son épouse. « Mais pour le reste, t’as pas à t’inquiéter… J’m’en occuperai. » il put garantir au moins, quand il fut question d’argent, de toutes ces histoires sur lesquelles il n’voulait pas spécialement se concentrer, en parlant du bébé qui allait venir. C’était probablement la logique mature qu’il aurait dû prendre – qu’il devrait prendre – mais il n’avait pas envie de laisser Isolde toute seule, cette fois. Et même dans un désir plus égoïste, il n’avait pas envie d’être à nouveau la personne qui verrait son enfant tout juste né comme ça, trop rarement, jamais de la bonne façon. Il s’arrangerait, même si ça devait dire qu’il bosserait plus tard, plus longtemps ou plus intensément, pendant d’autres périodes. « Hm, j’vais laisser personne dans le besoin, moi. » garantit-il dans un autre sourire ; depuis longtemps, déjà, Cesare avait appris à vivre à la dure, évidemment – il avait aussi appris à n’dépendre que de lui-même, à n’compter que sur lui-même. L’argent, alors, y’avait eu des fois où il avait dû se le procurer de bien des façons, pas forcément légales. D’autres fois, il avait travaillé d’arrache-pied. Il n’était pas un bourge comme son père, il n’avait pas l’intention de le devenir, mais il s’en sortirait. Ils avaient survécu à pire, bien sûr. Ils pouvaient faire beaucoup de choses mieux, essayer au moins – le vouloir en tout cas. A entendre Isolde, il n’était pas le seul, à avoir ces songes en tête : « Ouais, Clara va bien. Et j’peux te dire qu’elle sera jamais traumatisée que t’aies pas allaité. » qu’il répondit en premier lieu, attrapant une main de la blonde pour l’attirer jusqu’à lui, alors qu’il s’appuyait contre le plan de travail de la cuisine. « J’en pense que t’es une bonne mère, quoiqu’tu décides. Et ça doit pas être les arguments des autres qui t’poussent à quelque-chose. Surtout si c’est les mêmes femmes au foyer que celles qui parlent d’accouchement à la maison. » même s’il ricana, plaisanta, y’avait un brin de sérieux : est-ce que c’était des ‘expertes du naturel’, qui faisaient tout comme ça ? Après l’coup, on allait leur parler des couches jetables, d’autres trucs qui étaient meilleurs pour leur bébé, qu’ils n’avaient pas faits pour Clara, et pour quoi ils culpabiliseraient ? « Tu veux allaiter, alors ? » c’était la question qu’il fallait poser, celle qu’il eut en glissant ses doigts dans les cheveux de la jeune femme dans une douce caresse. Lui, il se souvenait surtout que le lait artificiel lui avait permis de donner un biberon à Clara, à une époque – le tout premier qu’il lui avait donné ; probablement que si elle avait été à nourrir Clara au sein, il n’aurait jamais eu ça, et beaucoup de choses auraient été différentes. Mais heureusement, aujourd’hui, y’avait tout un tas de procédés qui feraient que même comme ça, elle n’serait pas seule – il n’aurait même pas l’excuse de l’allaitement pour la laisser se lever seule, pendant toute la nuit au début. Pour c’qu’il savait, l’allaitement c’était quand même plus fatiguant, tout un tas de vocabulaire avec lequel il n’était pas familier – mais qui sait, aussi, d’autres bonnes choses qui en valaient la peine.

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lost in the thoughts of you.
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it's not easy to express your feelings about how much you care about someone, and how much they've done for you, and shaped you as a person. how can you summarize how he feels in that moment and how much she means to him, in one sentence?

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MessageSujet: Re: (cesare), you always make it light.   Sam 18 Nov - 13:39

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Boston, c'était quand même une grande ville, une belle ville, avec beaucoup de choses à faire et à voir. Politiquement, le Massachussetts, ce n'était pas le coin du pays qui craignait le plus. Cesare Isolde, ils n'avaient pas beaucoup de temps pour choisir leur nouvelle destination, mais ils n'avaient pas non plus pris une carte du pays, et pointer du doigt un coin au pif. Ils avaient quand même pris le temps de trouver un lieu où ils auraient une chance d'être tranquille. Boston alors, ça semblait être une bonne option. Au moins ici on ne rapportait pas des attaques terroristes à tout va, comme cela avait pu être le cas, dans la ville de Woodway. Ici, les gens n'avaient aucune raison d'avoir peur à l'idée de sortir de chez eux. Ça n'avait pas toujours été le cas à Woodway. Isolde, même si elle avait toujours cru que cette ville pouvait être sauvée, elle avait aussi eu conscience des nombreux dangers qu'il pouvait y avoir dans cette ville. Sans doute, avait-elle juste réussi à les nier pendant longtemps. Sauf qu'évidemment, quand les menaces avaient commencées à concerner sa propre fille ça lui avait été impossible continue à fermer les yeux. Alors, ils étaient partis, ils avaient fait leurs bagages et ils avaient quitté Woodway pour Boston. Elle le sentait bien Isolde, qu'ils étaient plus en sécurité ici. alors, elle ne savait pas trop pourquoi elle se sentait aussi frustrée d'avoir été obligée de quitter sa ville natale. Tout ce qu'elle pouvait se dire c'était que tôt ou tard, tout finirait par s'arranger et qu'elle ne ressentirait plus cette rancœur, vis-à-vis de ceux qui les avait forcés à s'en aller. Au moins, ils étaient encore tous les trois, bientôt tous les quatre, alors ils avaient largement de quoi être heureux, ici à Boston.

Des fois Isolde, se disait même qu’ils pourraient être plus heureux ici qu'à Woodway. Parce qu'elle savait que Cesare avait toujours détesté la ville dans laquelle ils s'étaient rencontrés. Elle ne pouvait pas le blâmer pour ça, après tout la vie qu'il avait eu dans cette ville, n'avait pas toujours été des plus joyeuses. Peut-être qu'ici, alors, il réussirait à se défaire de son passé difficile. C’était une idée à laquelle Isolde avait tendance à s'accrocher. Tout ce qu'elle voulait après tout c'était que Cesare puisse être complètement heureux, avec elle et leurs filles. Après tout ce qu'il avait connu il avait bien le droit à ça. Et peut-être qu'elle, elle pouvait estimer, qu'après tout ce qu'elle, elle avait connu, elle avait bien le droit à un peu de tranquillité. Au moins elle avait de bonnes raisons de positiver quant à leur situation. Alors elle était certaine qu'elle finirait par complètement adopter Boston et oublier cette ville maudite dans laquelle elle avait passé toute sa vie. « Je suis sûre que tu en aurais marre toi aussi, d'Isolde la femme au foyer. » Elle en rigola de nouveau, pourtant ça devait être vrai, elle en tout cas j'ai du mal à s'imaginer supportable en femme au foyer. Et puis si Cesare était tombé amoureux d'elle c'était pour ce qu'elle était et clairement, elle n'avait jamais eu le profil d'une femme au foyer. Elle reprendrait le travail en temps et en heure, plus tard qu'elle ne l'avait fait avec Clara, ça c'était déjà sûr et certain pour elle. Elle savait quand même qu’elle s’ennuierait vite elle, en femme au foyer, mais l’idée de passer du temps avec son bébé était loin d’être déprimante à ses yeux. « Si, mais ça veut pas dire pour autant que je peux tenir toute une conversation là-dessus. » Elle avait améliorer ses compétences en cuisine, avec les cours qu’elle avait pu prendre et même si ça ne lui ressemblait pas, elle avait trouvé de nombreux avantages à prendre ces fameux cours, déjà, ça lui avait permis de se vider la tête, loin de la politique sous laquelle elle croulait à longueur de temps, mais en plus, ça lui avait permis d’apprendre à cuisiner de bons petits plats et même si elle n’égalait pas les ménagères du quartier, pour une fille gourmande comme elle, c’était quand même sympa de savoir cuisiner quelques trucs. « Génial, je vais même pouvoir critiquer mon mari, avec les voisines du coup. » Ça c’était plus un cliché qu’autre chose, en tout cas, elle n’avait pas spécialement entendu les voisines critiquer leurs époux, et elle, elle n’avait rien à reprocher au sien, alors fallait croire qu’au moins, ils n’étaient pas dans un quartier où toutes les femmes disaient du mal de leur mari dès lors qu’il partait travailler, ils ne méritaient pas ça, après tout, ils se donnaient du mal pour ramener l’argent à la maison. « Okay. » Elle adressa un sourire à Cesare, rassurée qu’il lui dise de ne pas s’inquiéter pour leurs finances. Elle lui faisait confiance, alors s’il lui assurait qu’il s’occupait de ça, elle n’avait pas à s’en faire. « T’es le meilleur des maris et des pères. » Elle le pensait vraiment, Isolde évidemment et elle savait que ce n’était pas un truc dont lui, il était convaincu. Peut-être qu’à force qu’elle le répète, il finirait par y croire. Son sourire toujours accroché aux lèvres, elle se rapprocha de Cesare, suivant son mouvement, avant de passer ses mains derrière sa nuque. « C’est pas juste les voisines, y en a beaucoup qui disent que le lait maternel est quand même mieux adapté aux besoins des bébés. » Elle avait lu une tonne de bouquins avant la naissance de Clara, qui eux étaient déjà ressortis des cartons parce qu’il fallait bien qu’elle se remette tout un tas de trucs en tête avant la naissance de leur seconde fille. « Je sais pas ce que je veux, c’est décrit comme quelque chose de formidable et en plus y a des trucs pour tirer le lait pour que le papa puisse donner le biberon. Mais ça sonne quand même pas mal comme une vache et je suis pas certaine que se faire pomper le lait par une machine bizarre ce soit super agréable. » Elle voulait bien croire que c’était mieux pour le bébé le lait maternel et que ça pouvait octroyer à la maman des moments privilégiés avec son bébé, sans pour autant écarter le père de l’équation, mais à côté de ça, y avait forcément des trucs qu’on ne disait pas et qui étaient moins agréable. Après neuf mois à supporter tout ce qui était lié à la grossesse, y avait quand même une part d’elle qui voulait se défaire de tout ce qui était lié à ça et récupérer son corps, de l’autre côté, elle n’avait pas l’intention d’avoir cent-soixante enfants alors c’était peut-être le moment ou jamais de tenter l’expérience. « Elle va bientôt arriver et j’ai pas l’impression d’être prête. » Paradoxalement, quand elle avait été toute seule pour Clara, tout avait été décidé très vite, comme si elle avait eu le besoin de se défaire rapidement de tout ça, qu’elle n’avait pas vraiment eu envie d’y réfléchir. Là, dans l’idée de ‘faire mieux’ y avait tout un tas de choses auxquelles elle réfléchissait bien plus et fallait admettre que le déménagement improvisé, ça n’avait pas aidé. Au moins, peut-être que stresser comme ça assez longtemps avant l’arrivée du bébé, ça lui éviterait de fondre en larmes le jour-j en lisant ce qui pouvait lui manquer, comme ça avait été le cas avec Clara.

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MessageSujet: Re: (cesare), you always make it light.   Dim 19 Nov - 4:24

Avec du recul, Cesare était le premier incapable de dire si les neuf mois qu’avait durée la première grossesse d’Isolde, étaient passés à toute allure, ou terriblement lentement. Quand il se remémorait divers événements survenus dans son passé avec la blonde, lui revenait aussi en tête le fait qu’elle avait été enceinte, soit de quelques mois, avec un ventre rebondi qu’il n’avait presque eu aucun mal à ignorer, soit enceinte jusqu’au cou, avec ce futur bébé, omniprésent entre eux deux comme une évidence à laquelle il n’pourrait pas échapper, aussi loin qu’il puisse fuir. Peut-être qu’avoir été absent pendant de nombreux mois, n’faisait pas du DeMaggio le meilleur juge quant à tout ça : ces neuf mois si rapides, si vite envolés pour lui, avaient dû souvent paraître incroyablement long, une véritable torture à la patience de la Saddler. Lui, tout ce qu’il savait, c’était qu’il se souvenait s’être retrouvé beaucoup trop vite, pris de court face à une Isolde qui avait commencé à accoucher en plein dans sa chambre de motel. Il n’s’était préparé à rien, vis à vis de Clara, ce futur premier bébé, que ni Isolde ni lui n’avaient désiré : les faits n’auraient pas pu être plus évidents que ça, alors qu’ils n’avaient fait qu’osciller entre hargne, rancoeur et mélancolie, prisonniers de leurs sentiments d’autrefois, et les fruits récoltés dans le présent, après tout ce qu’ils avaient pu faire. Quelque part, alors, même s’il y avait des cartons partout dans leur nouvelle maison, même s’ils n’avaient pas encore spécialement adopté de médecin pour suivre la fin de la grossesse jusqu’à la naissance de la petite, le brun voulait croire qu’ils étaient - au moins un peu, dans certains aspects - plus prêts pour cet accouchement qu’ils ne l’avaient été, quand il avait été question de Clara. Que ce soit en pensant à sa naissance, ou à beaucoup d’autres choses : certes, ça n’semblait pas très flatteur, de s’concentrer sur le fait ‘qu’au moins, elle aurait ses deux parents, cette petite’ ou ‘qu’au moins, Isolde n’était pas allée poser des bombes alors qu’elle n’avait été enceinte que de quatre mois, cette fois’ - leurs fautes étaient si nombreuses, qu’ils n’pouvaient qu’aspirer à faire mieux. Elles étaient même si terribles, pour certaines, qu’ils n’pouvaient QUE faire mieux. Peut-être bien qu’à Boston, ils n’auraient que plus de place et de possibilités pour se concentrer sur ça : ici, il n’y avait pas d’Insurgency menaçant de déborder sur leurs vies à nouveau, pas de famille DeMaggio à même de frapper sans crier gare pour foutre le bordel dans le quotidien qu’ils avaient si difficilement acquis, même dans ses aspects les plus anodins. Cesare avait été purement et simplement incapable, d’véritablement se détacher de l’ombre de son père, dernier membre vivant dans sa famille, d’ignorer la menace qu’il pouvait représenter, alors qu’ils n’avaient été encore qu’à Woodway, tous les trois. Il avait eu peur d’être vu avec Clara, et tous les trois, en famille, ils n’avaient pas fait grand-chose de très public, pour n’pas s’exposer à des yeux potentiellement ennemis. Boston ou ailleurs, tant qu’à déménager, pour quelque raison que ce soit, ils pouvaient en profiter pour changer toutes ces choses, alors? Il en restait encore à préférer que leurs enfants n’portent le nom de leur mère, et probablement qu’après tout c’qu’ils avaient vécu, pour trop longtemps, y’avait des choses qui n’changeraient jamais. Y’avait des choses, d’l’autre côté, qui ne demandaient qu’à changer, elles, et c’n’était pas forcément pour le pire, qu’il s’disait, Cesare.

C’était une révolution en soit, incontestablement, alors, qu’Isolde en soit à faire amie-amie avec les autres femmes du quartier; rien qu’à Woodway, ils avaient vécu dans une zone beaucoup plus isolée que cela. Presque en autarcie, dans leur coin, ignorés des autres et à ignorer les autres, dès lors qu’ils gravitaient dans l’univers confortable et privatisé de la maison. Qu’est-ce qu’ils seraient devenus, quelques années plus tard, quand Clara aurait voulu inviter des amis à la maison? Aurait-elle seulement été capable d’avoir des amis ou des affiliations avec d’autres, ou l’auraient-ils élevée, comme une solitaire? Il n’était pas l’exemple suprême duquel s’inspirer, dans c’genre de domaine: sa seule relation stable pendant toute sa vie, ç’avait été sa soeur. Isolde avait comme été une Révolution à son existence, fracturant les murs bien posés de tout ce qu’il avait toujours connu - son champ de confort, bouleversé par ce qu’on avait jugé comme un caprice au mieux, d’la stupidité ou de la manipulation, au pire, venant de lui. Sans doute était-ce à cause de tout ça, c’qu’il avait connu et les jugements impitoyables de ses parents quant au monde extérieur, que Cesare n’voulait absolument pas devenir comme ça. Clara était capable de s’faire des copains, même à son âge, même au niveau de la garderie - elle n’avait jamais été dans son coin quand ils étaient venus la chercher, à la fin d’une journée. Alors que ce soit à cause de l’ignorance des autres ou à cause de l’attitude réflexe de ses parents, elle n’méritait certainement pas la solitude. Isolde non plus. Lui non plus, sans doute, quand bien même cette attitude restait la démarche réflexe vers laquelle il se rendait, toujours. Et Isolde, quant à elle, elle avait beau avoir perdu Anthea, et avoir perdu beaucoup d’autres personnes après tout ça, elle avait bien l’droit d’avoir des amis qu’elle n’craignait pas de voir mourir violemment pour quelque raison que ce soit. « Eh, j’t’ai déjà supportée en pire que ça... » plaisanta-t-il donc dans un rictus complice adressé à son épouse - il savait bien qu’Isolde ne deviendrait jamais une femme au foyer. Mais c’n’était pas à lui d’en juger, que ce soit dans un sens ou dans l’autre: l’avoir vue risquer sa vie et faire tout un tas d’choses irréfléchies, faisait quand même relativiser. Qu’Isolde décide de rester à la maison pour aussi longtemps qu’elle le voudrait ou en aurait besoin, ou qu’au contraire elle se sache avoir besoin d’avoir un travail, c’était à elle de choisir. Ils étaient ici, avec l’espoir que jamais plus aucun d’leur choix ne semble signer l’arrêt d’vie ou de mort de leur famille toute entière. Par humour, il pourrait dire qu’une Isolde enceinte, avec tous les mauvais côtés de la grossesse était probablement pire qu’une Isolde qui resterait à la maison; m’enfin, il s’doutait bien qu’elle tournait en rond, et que ce côté actif et pro-actif qu’elle avait toujours eu, il était toujours là, part d’elle, part d’la femme qu’il aimait. « C’est ça va... va critiquer ton mari partout autour. J’suis sûr que t’as plein d’trucs sur lesquels râler. » d’un faux air vexé, il leva les yeux au ciel, bien peu impressionné par ce qu’elle avait à dire, pour le coup. C’était paradoxal, quand même, qu’elle en soit là, pour mieux dire juste après, qu’il était ‘le meilleur’ des maris et des pères - rien que pour poursuivre dans la blague, et sûrement avec un fond de vérité, il eut à nouveau un air perplexe, qu’il put au moins accentuer d’un rictus, pour garder contenance. Il n’avait jamais été ‘le meilleur’ en quoique ce soit; et certainement pas dans ces domaines - peut-être que beaucoup de choses en ce moment sembleraient plus faciles, si tel était le cas. Ce n’serait pas faute d’essayer, au moins - il serait là, il était là, même si cette question d’allaitement le laissait juste pantois. Ses bras toujours enroulés autour de la taille de la blonde, alors, il haussa les épaules; « J’pense bien que c’est plus fatiguant pour toi, ouais... Même si j’peux donner le biberon, y’a une différence entre mettre de la poudre et de l’eau, et toi qui passes j’sais pas combien de temps à tirer ton lait. » ça semblait déjà être une conversation trop bizarre pour lui - il avait vraiment un côté ‘typique masculin’, mine de rien; « Mais-... si tu veux essayer, rien n’te force de n’pas l’faire qu’une fois. Ou d’aller jusqu’au bout une fois que t’as commencé... » si c’était de la curiosité, d’l’envie, il n’allait certainement pas être celui qui mettrait son grain de sel bien masculin là où il n’avait pas à être, comme s’il avait un genre de propriété sur les seins de sa femme. Si c’était d’la culpabilité, alors, c’était autre chose; « Mais j’sais que même sans ça, t’es déjà la meilleure mère et la meilleure femme qui soit... » qu’il répéta en écho des paroles d’Isolde, lui offrant un doux sourire sincère en prime; Clara devait bien le penser aussi, dans son esprit de bébé - elle n’était pas traumatisée par le biberon, elle n’était même pas traumatisée par la façon dont les choses s’étaient précipitées après sa naissance. « Je sais... » marmonna-t-il, conscient lui aussi, qu’ils n’étaient pas prêts; « Mais on est tous les deux, okay? Et on a encore du temps... » hissant sa main, il vint caresser la joue d’Isolde, se penchant vers elle pour déposer un baiser sur sa tempe; le temps ouais, semblait être passé bien vite, le déménagement n’avait certainement pas aidé à ce niveau-là, alors qu’ils avaient gaspillé des semaines entières pour ça. Mais ils s’en sortiraient - hein? Ils avaient survécu à pire que ça.

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MessageSujet: Re: (cesare), you always make it light.   Dim 19 Nov - 12:31

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Woodway avait souvent ressemblé à un véritable champ de bataille, une petite ville perdue au milieu du Texas dont on ne se souciait pas vraiment, parce qu’elle n’était pas très bien placée sur la liste des priorités de l’état. Ça avait bien souvent été le chaos là-bas et Isolde s’était mêlée de tout ça, sans penser aux conséquences de ses actions. Elle n’avait pas hésité à infiltré un bâtiment militaire, poussée par ses convictions, alors même qu’elle avait été enceinte. Elle n’avait pas non plus hésité à faire exploser une bombe, sa grossesse encore en cours et elle avait pris suffisamment de risque pour se prendre une balle dans la jambe, alors que Clara avait été là, dans son ventre. Cela dit, pour ce qui était de cette balle, elle continuait de penser que ce n’était pas courant, en allant interroger un témoin à l’hôpital, de se faire tirer dessus. Elle n’était absolument pas en tort, elle n’avait fait que son job. Enfin, ça avait été l’une des nombreuses preuves que Woodway n’avait rien eu du paradis sur Terre, bien au contraire. Au moins, elle avait mit au monde Clara et il s’agissait d’un bébé en bonne santé, qui grandissait bien, sans problème particulier, hormis le fait qu’elle soit une transmutante et que ça puisse poser problèmes à certains. On était venu leur chercher des problèmes là où il n’y en avait pas, d’après Isolde. Depuis qu’ils étaient à Boston, elle avait passé des semaines toute seule en compagnie de sa fille et il n’y avait pas eu l’ombre d’un pouvoir se manifestant. C’était probablement la crainte de le voir un jour se manifester qui avait poussé les filles de la crèche à inventer ou à imaginer un pouvoir qui n’était même pas là. Rien que ça, ça suffisait à dire que Woodway n’était pas l’endroit où Isolde voulait que ses filles grandissent.

Ils avaient bien fait de partir pour Boston alors. Ils ne savaient pas trop ce que ça pouvait donner dans les crèches de la ville, puisqu’ils n’avaient pas encore cherché à inscrire Clara dans l’une d’elle, mais à première vue, les gens semblaient moins à même de juger les autres ici. Evidemment, ça devait se faire, il y avait quand même des manifestations pour ou contre les transmutants, rien d’aussi violent qu’à Woodway, mais ça prouvait que les avis divergeaient. La haine et la peur semblaient quand même moins marquées ici qu’à Woodway, alors c’était une bonne chose. Ils pourraient être bien ici, ils avaient juste besoin d’un temps d’adaptation qui était d’autant plus compliqué qu’ils allaient bientôt avoir un bébé et qu’Isolde n’aimait pas trop l’idée de rester coincée à la maison. Ce serait différent quand le bébé serait là, elle l’espérait en tout cas, parce qu’elle n’avait pas envie de refiler trop vite sa fille à une nourrice, comme elle avait pu le faire avec Clara, qui au moins, ne semblait pas lui en tenir rigueur. « C’est vraiment pas gentil c’que tu dis là. » Malgré ce qu’elle disait, elle ne pouvait s’empêcher de sourire, au moins, ça prouvait qu’elle n’était pas vraiment vexée par les mots de Cesare. Est-ce qu’elle pouvait vraiment le contredire de toute façon ? Quand ils avaient été en froid, elle avait vraiment été insupportable avec lui, alors il avait probablement déjà vu le pire d’Isolde Saddler. Il l’avait aussi vu prendre des risques inconsidérés et en train de râler pour un oui ou pour un non parce qu’elle était enceinte alors sans doute que la supporter en femme au foyer, ce ne serait pas si compliqué que ça. « Ouais, t’as pas idée de combien la liste est longue. » Elle avait bien le droit de prétendre avoir de quoi râler sur lui, puisque lui, il venait de dire qu’il l’avait connue insupportable, ce n’était que justice après tout. En vérité, elle n’avait pas de liste du tout. Elle était bien avec Cesare, elle était heureuse avec lui et leur mariage fonctionnait trop bien pour qu’elle se plaigne de lui. Tout ce qu’elle pourrait dire à la limite, c’était qu’elle n’aimait pas le voir partir au travail, parce qu’elle préférait quand il était avec elle, mais ce n’était pas une critique envers lui ça. Ce n’était pas comme s’il avait le choix de toute façon, il fallait bien que quelqu’un ramène de l’argent à la maison. Elle n’avait vraiment rien de méchant à dire sur son mari, bien au contraire. Il cherchait toujours à l’aider, à l’épauler et à la rassurer et c’était toujours agréable de savoir qu’elle pouvait compter sur lui en toute circonstance. « T’as sans doute raison. J’peux toujours essayer et si ça me convient pas, on se contentera du lait en poudre. » Et ça ne devrait pas ruiner la vie de leur enfant. Elle était quand même curieuse d’essayer l’allaitement, mais si elle ne le supportait pas rien ne la forçait à aller jusqu’au bout. Y en avait beaucoup qui alternaient les deux méthodes sans que leur bébé n’en subissent les conséquences. « Merci. » Elle en ricana légèrement quand même, attendrie par les mots du jeune homme. Elle ne savait pas si elle était la meilleure mère et la meilleure épouse du monde, elle avait conscience d’avoir fait plein d’erreurs dans ces deux rôles, mais elle faisait quand même de son mieux. « Ouais, c’est plus facile à deux. » Elle pouvait le dire ça, puisqu’elle avait traversé seule sa première grossesse, qu’elle avait été relativement seule avec ses doutes, ses questions et ses craintes. « Faut pas trop se dire ça quand même, Clara est née plus tôt que prévu. » Ça aussi ça réveillait ses craintes, c’était facile de se dire qu’ils avaient encore un bon mois avant que le bébé vienne, parce que c’était ce qui était prévu en théorie, mais elle savait aussi que Clara était née un peu plus tôt que ce qu’on lui avait prédit. Fallait dire qu’au lieu de se reposer, comme on le lui avait suggérer, elle avait mené une enquête pour prouver qu’elle n’avait rien à voir avec la mort de la sœur de Cesare et qu’elle s’était retrouvée à s’engueuler avec lui. Cette fois, y avait peut-être pas de raison pour que ça se passe comme ça, mais on ne savait jamais alors il était peut-être temps quand même d’accélérer un peu les préparatifs, elle savait que ça la rassurerait en tout cas et le stress, c’était pas non plus terrible pour mener une grossesse à terme.
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MessageSujet: Re: (cesare), you always make it light.   Lun 27 Nov - 21:35

Devenir père n’avait jamais été un songe que Cesare avait entretenu : normal, dans sa famille, chaque enfant qui naissait n’était voué qu’à une seule chose. Servir la cause de la chasse, quelles que soient les circonstances de sa naissance ; un chemin tout tracé dont il avait été la victime, lui-même, assez conscient d’l’enfer qu’Aria et lui avaient endurés, pour savoir qu’il n’voulait pas perpétrer ce système sur ses propres enfants. Et ça, ç’avait été une ligne de conduite dont il avait été bien conscient, avant même de rencontrer Isolde. Irrémédiablement, avant que la blonde n’entre dans sa vie, le DeMaggio avait presque écrit toute sa vie personnelle ; il n’avait pas eu l’désir de se marier, ni d’avoir des enfants, ni d’alimenter en quoique ce soit l’héritage si précieux qui avait, jusque-là, fait survivre la chasse parmi les siens. Quelques années plus tard, ils étaient désormais mariés tous les deux, conservant soigneusement les photos du jour-J, comme s’ils étaient subitement devenus deux personnes bien niaises et optimistes, depuis qu’ils s’étaient rencontrés. Parce qu’après tout, quand il l’avait vue pour la toute première fois, Isolde non plus n’avait pas semblé être la femme cherchant à tout prix à avoir des enfants, persuadée que c’était là le but ultime de sa vie. Elle aussi, prise dans une cause bien précise, elle avait sans doute balayé ce désir d’son existence. Clara n’était donc, pas venue dans les meilleures conditions ; il se souvenait encore aujourd’hui, le brun, du choc qui l’avait glacé sur place quand Isolde lui avait hurlé – de rage et non pas de bonheur – qu’elle était enceinte. Une réaction qui avait été toute autre, quand, quelques mois plus tôt, elle lui avait annoncé ça, encore une fois. Dans des circonstances, elles aussi, bien différentes. Woodway ou pas Woodway, entendre qu’ils allaient avoir un deuxième enfant avait eu un tout autre effet sur Cesare ; probablement grâce à la confiance qu’il avait acquise, en s’occupant de Clara. Ç’avait pourtant été un pari bien audacieux ; pendant combien de mois, avait-il cherché surtout à éviter ce bébé qui était né, de leur union passée, à Isolde et lui ? Combien d’temps en plus, avait-il mis à enfin prendre sa fille dans ses bras ? Fort heureusement, Isolde aujourd’hui savait qu’elle vivait avec une personne qui voulait tout autant faire les choses différemment et mieux qu’elle n’pouvait le vouloir, elle aussi. Ils s’étaient plantés sur beaucoup d’choses – entre eux deux, ou vis-à-vis du pauvre bébé qui était né au milieu de ce chaos, sans rien demander. Mais ils s’étaient améliorés, depuis le temps, hein ? Leurs disputes ces derniers temps, n’avaient plus gravité autour des risques de vie ou d’mort qu’ils avaient pu prendre, des gens qu’ils avaient assassinés, des bombes qui avaient explosé ici ou là en ville. A vrai dire, s’disputer parce que la jeune femme avait ramené une parfaite inconnue chez eux, et que le brun avait toujours eu pour habitude de s’méfier de tous ceux qu’il n’connaissait pas, ça n’semblait pas être grand-chose, en comparaison de ce qu’ils avaient déjà traversé. Les mois de séparation douloureuse, les périodes à mentir, à n’pouvoir être ensemble que trop peu d’temps, les désirs qu’ils avaient eus d’être ensemble, de s’racheter l’un avec l’autre, avaient forcément écrit leur relation sur un tout autre ton. Et Cesare, il en était arrivé désormais à espérer que tout serait différent – encore plus – maintenant qu’ils étaient à Boston. La ville n’vibrait pas de la même énergie négative et anxiogène qui avait pu planer partout dans les rues de Woodway. Ici, au moins, le DeMaggio n’se sentait pas constamment épié, prêt à s’faire tomber dessus par un ennemi sorti d’nulle part : un brusque changement d’humeur, en comparaison de ce qu’il avait toujours connu, d’aussi loin que les siens s’étaient érigés comme de célèbres hunters parmi l’élite du Texas.

Il voulait croire en leurs chances de souffler, de s’reposer, et d’avancer. Peut-être même en leurs chances d’complètement tourner la page, et passer à autre chose. Ils avaient encore le temps, non ? C’était souvent ce qu’Isolde lui avait dit, quand il avait parlé de la chasse, et des années qu’il avait dans le domaine, en guise de souvenirs. Il pouvait faire mieux qu’ça, et tous les deux, ils pouvaient aussi faire mieux, vivre mieux que l’existence dans laquelle ils s’étaient totalement perdus pendant trop longtemps. Et dans c’genre de vie-là, un nouveau bébé, c’n’était certainement pas une malédiction. C’en était une, sans doute, à petite échelle pour la Saddler, à cause des crampes, des douleurs, de l’attente, de l’inaction, et de l’épuisement – il essayait d’aider de c’côté-là, Cesare, bien conscient que son rôle avait des limitations bien nettes. Il s’occupait souvent des cartons, alors, le soir quand il rentrait, ou les week-ends quand il avait du temps – encore plus les jours où il était de service de nuit, et qu’on lui laissait gracieusement la journée, pour passer celle-ci en compagnie de sa famille. Il essayait aussi, d’s’occuper de Clara ; il avait pourtant encore moins de temps à passer avec la petite qu’il n’en avait eu, en travaillant dans le garage qui avait rythmé ses derniers mois à Woodway. C’était bien la seule chose qui pouvait lui faire regretter ce job-là – certes, pourtant, flic n’était pas non plus l’emploi idéal sous tout rapport. Il remarquait surtout les manques de moyens, les dossiers qui s’amassaient, et le temps qui manquait : sans doute que sans l’administration limitant les heures par semaine, ils travailleraient sans interruption, sans pour autant que ça n’endigue tous les problèmes. Mais quitte à relativiser un peu, c’qui se passait à Boston, malgré l’fait que ce soit une bien plus grande ville que Woodway, était moins terrifiant que ce qu’ils avaient connu, là-bas, au Texas. « J’suppose que t’as ton premier sujet d’complainte, alors. J’suis pas gentil. » ouais, quand bien même il faisait beaucoup d’choses, il pouvait accepter les petits traits d’humour – parce que c’était d’l’humour, hein ? Isolde lui avait déjà fait ressentir l’ampleur de sa haine, sa vraie haine, quand elle l’éprouvait vraiment. Si bien qu’aujourd’hui, le brun savait parfaitement qu’ils en étaient loin, très loin. Ils étaient même très loin de c’qui avait majoritairement fait chaque jour qu’ils avaient connu à Woodway ; c’était comme s’ils planaient sur un petit nuage, assez haut pour que les préoccupations d’Isolde, ce soir, ne tournent qu’autour de si oui ou non, elle devrait allaiter. « Ouais, j’suis sûr qu’y’a pas de contrat te forçant à aller jusqu’au bout si tu décides d’essayer pour quelques jours. » il plaisanta, peut-être pour essayer de faire sourire Isolde ; il savait, mine de rien, que ces inquiétudes, ces questions qu’elle avait, venaient d’une vraie culpabilité qu’elle ressentait vis-à-vis de Clara. Clara qui, malgré tout, était une petite fille très équilibrée, qui n’manquait certainement pas d’amour. C’était plus facile à deux, évidemment ; pourtant, Cesare ne put retenir un grognement à la réplique de la blonde ; « Parle pas d’malheur… » ouais, ils étaient impatients que ce bébé arrive, mais pas au point de souhaiter qu’il naisse avant son terme. Ils étaient déjà assez short au niveau des préparatifs, jusque-là. « Même si on peut toujours faire dormir le bébé dans un coin du salon, faut quand même admettre qu’elle aurait même pas de prénom, si elle devait naître demain. » et ils seraient bien embêtés, parce que c’n’était pas comme s’ils avaient déjà des idées, ou une liste de suggestions. Ils n’avaient rien d’tout ça ; parce qu’à une époque, ç’avait été bien loin des questions qu’ils avaient pu se poser, au jour le jour.

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MessageSujet: Re: (cesare), you always make it light.   Mar 28 Nov - 19:14

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Le quotidien à Boston avait quelque chose d’oppressant, pas forcément dans le mauvais sens du terme, mais c’était étrange. Les paysages étaient complètement différents de ce qu’elle avait connu pendant toute sa vie, le climat était différent, les gens étaient différents et ça faisait beaucoup d’un coup. Elle avait besoin d’un temps d’adaptation, la blonde qui de toute évidence serait plus long que les quelques semaines qu’ils avaient déjà passés ici. Elle faisait des efforts évidemment, elle sortait, elle essayait au moins de faire connaissance avec les gens du quartier, parce que si les choses devaient être différentes ici comparées à ce qu’elles avaient étaient à Woodway, ça devait aussi passer par-là. A Woodway de toute façon, ils n’avaient pas eu beaucoup de voisins alors la question ne se posait qu’à peine. Mais là, ils étaient dans un petit quartier résidentiel, alors il fallait bien se sociabiliser. En plus de ça, Isolde, elle n’était pas une grande solitaire alors, discuter avec les gens du quartier, ça l’aidait quand même à se sentir plus à l’aise, même si à première vue, elle n’avait pas forcément les mêmes centres d’intérêts ou la même vision du monde que les femmes qui vivaient autour d’eux. Enfin, elle se disait que la haine des hunters, sa volonté d’aider les transmutants, son engagement dans ce combat, ça n’avait jamais été des centres d’intérêts. A côté de ça, elle aimait l’art, la lecture, la musique, le sport et elle était certaine qu’elle n’était pas la seule dans le quartier à apprécier ce genre de choses. Alors, elle leur avait donné leur chance à ces femmes qu’elle croisait au cours des journées qu’elle passait toute seule parce que Cesare était au boulot et peut-être qu’il était trop tôt pour dire qu’elle était amie avec elles, mais elle avait commencé à tisser des liens qui facilitaient un peu son quotidien tout chamboulé.

Elle n’avait jamais été du genre à rester passive à attendre que les choses se fassent Isolde, alors, elle savait qu’il fallait qu’elle fasse en sorte de s’adapter à la situation. Elle savait aussi que ce serait long et pas toujours facile, mais qu’elle pourrait y arriver, parce que ce déménagement, c’était une bonne chose pour tout le monde, à commencer par sa fille. Elle avait tendance à se dire, Isolde, que si Clara allait bien tout allait bien. Après Clara, y avait Cesare aussi et elle avait bien conscience qu’il avait toujours détesté Woodway, il ne lui avait jamais caché son envie de quitter la ville, alors, si lui il se sentait mieux ici, c’était évident qu’elle finirait par oublier Woodway et prendre ses marques ici, à Boston. S’il fallait penser à l’avenir en plus, ils étaient entourés des meilleures universités du pays, alors c’était forcément un plus. Financièrement, elle ne savait pas s’ils pourraient un jour inscrire leurs enfants à Harvard, mais elle était au moins certaine qu’ils en auraient les compétences. Comme tout bon parents qui se respecte, elle croyait vraiment en les compétences de Clara. « Ouais voilà, en plus c’est très poussé comme réflexion ‘mon mari il est pas gentil’. » C’était presque plus le niveau de remarque que pourrait faire Clara, mais certainement pas sur son père, parce que Cesare, qu’il le pense ou non, il était un excellent père qui faisait tout pour protéger sa fille sans reproduire les mêmes erreurs que ses parents à lui et franchement, il s’en sortait très bien. Elle savait qu’il le serait aussi avec le bébé qu’elle attendait, tous les deux, ils avaient les mêmes volontés, faire mieux avec ce bébé qu’avec Clara, même s’ils n’avaient, de toute évidence, pas tout raté avec Clara. « Ouais, encore heureux. » Y avait assez de trucs compliqués avec lesquels il fallait aller jusqu’au bout, en étant enceinte, qu’elle était bien contente de pouvoir se dire que pour la suite, elle n’avait pas d’autres contraintes que celles d’être une bonne mère pour ses enfants. Elle avait beau râlé sur cette grossesse, sur les difficultés que ça pouvait engendrer, elle voulait quand même la mener à terme. Même si à ce stade là, si leur bébé devait naitre demain, médicalement, il ne serait pas un grand prématuré, il devrait s’en sortir, elle préférait quand même avoir encore un peu de temps pour gérer les derniers détails. « Ouais, je suppose qu’il faut vraiment éviter les disputes du coup. » Elle ne pu s’empêcher de sourire, parce que bizarrement, même s’ils avaient été en train de s’engueuler comme deux imbéciles quand elle avait commencé à accouché, elle gardait de bons souvenirs de tout ça. Quelques heures après, elle avait eu Clara dans ses bras et puis, quelques jours plus tard, elle s’était vraiment réconcilier avec Cesare, alors y avait quand même eu du bon, dans cette fameuse dispute. « Ouais, va falloir qu’on trouve au moins ça, rapidement. » Pour le reste ça devrait aller, y avait encore des trucs à acheter, mais ça allait vite, elle ne se voyait pas se prendre la tête pour un berceau ou une table à langer. Le prénom en revanche, c’était plus compliqué, elle avait longuement hésité entre plein de trucs pour Clara et elle ne s’était décidée que le jour-j, quand elle avait vu son bébé pour la première fois, qu’elle avait pu la serrer dans ses bras et se dire que Clara serait vraiment le prénom idéal pour elle.
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